Salade de lentilles corail, orange et oignons nouveaux

Publié le par Manu

Le vendredi soir, le week-end se prépare et çà commence par la liste des choses à glaner sur le marché. On cherche les plats pour la semaine à venir, équilibrés, généreux, différents, beaux et surtout bons, tout çà à la fois. Ce qui est parfois difficile. Il faut s'armer de patience avant de trouver toutes les choses à ajouter sur la liste, prévoir les petits rien qui feront toute la différence, les épices, les aromates, les couleurs aussi. Jouer sur les couleurs, c'est aussi important que le goût, surtout quand le week-end s'annonce moche.

Pour débuter notre week-end en amoureux, nous avons choisi une salade fraîche, légère et colorée. De plus, végétarienne, elle est aussi légèrement relevée et sucrée grâce à l'orange. La salade de lentilles corail, orange et oignons nouveaux était née. Enfin, elle renaissait d'un de ces livre oublié au fond d'un placard, la recette de la dernière page, derrière la photo d'un gâteau renversant et renversé. Il fallait y arriver, s'arrêter sur cette page et essayer cette recette. Aller, c'est la fête !

 

Recette végétarienne  lentilles corail, roquettes, oignons nouveaux, assiette Duralex

 

Salade de lentilles corail, orange et oignons nouveaux

 

Pour 2 personnes :

 

150g de feuilles de roquette et de mâche (type Bonduelle en sachet )

50g de lentilles corail

1 grosse orange de table

1 oignon nouveau + les tiges

½ cuiller à café de curcuma en poudre

50g d'oignon rouge, émincé

quelques feuilles de menthe fraîche et ciselée

1 c.c de vinaigre de cidre

2 c.c d'huile d'olive vierge extra

2 c.c de jus de citron

1 doigt de gingembre frais, râpé

sel

 

Faire cuire les lentilles corail comme indiqué sur le paquet ( 8-10 minutes en moyenne) dans de l'eau légèrement salée, avec le curcuma en poudre. Ajouter également un peu d'oignon nouveau et conserver le reste de celui-ci pour la recette.

Pendant ce temps, préparer la vinaigrette avec le vinaigre de cidre et l'huile d'olive. Ajouter à celle-ci le gingembre râpé, le jus de citron et les feuilles ciselées de menthe fraîche.

Dans une jatte, mélanger la salade, l'oignon rouge et nouveau émincés, les tiges ciselées de l'oignon nouveau ( pas entièrement), l'orange en quartiers, ainsi que la vinaigrette.

Dresser les assiettes : commencer par les lentilles au milieu et déposer la salade tout autour.

C'est prêt !

 

Les bienfaits nutritionnels de cette recette ( et bonne humeur!) :

Les lentilles sont l'une des meilleures sources de fer. L’oignon, quant à lui, est un aliment peu calorique, riche en vitamine C, en minéraux et oligo-éléments. On lui prête des vertus diurétiques, antioxydantes et antibactériennes. Il serait également très bon pour le système cardio-vasculaire. Le curcuma est une épice qui permet de traiter les troubles digestifs ou encore de soulager les maladies inflammatoires. L'orange est riche en vitamine C et renferme de nombreux composés antioxydants. Enfin, la roquette donne un petit goût piquant – en plus du gingembre qui réchauffe le corps et l'esprit, renferme de nombreuses propriétés antibactériennes, anti-inflammatoires – qui relève merveilleusement bien cette salade. Le tout donne une recette originale, diététique, colorée et rassasiante. De plus, c'est une recette rapide et facile à faire, assez accessible pour peu que l'on est certain ingrédients sous la main.

 

Et vous, quelles sont vos salades du moment ? Vos recettes préférées ?

 

( vous remarquerez cette magnifique assiette - les fameuses Duralex - celles de mon enfance, chez ma grand-mère. Je vous en parle bientôt, de ces assiettes, de ces couleurs qui durent et durent dans le temps !)

Publié dans Thé ou café

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Rêve inexplicable

Publié le par Manu

Les Sables d'Olonne

Mon existence est plurielle. Indécise et évanouie dans le bruit des vagues qui ne s'oublient. Quelque chose à changé depuis quelques jours, quelques semaines, des mois peut-être. Mon visage se fige, les traits sont plus marqués, je vieillis avant 30 ans. Je vieillis comme le chêne qui s'envole haut dans le ciel. Son écorce est dure et craquelée, belle et singulière. Les rêves me parlent de nouvelle naissance, de renaissance. L'envie est inexplicable, au fond, les profondeurs sont toujours aussi impénétrables. Ma mère me dit d'aller plus loin, de continuer, d'avancer.

Au sommet, il n'y avait plus de porte, plus qu'un mur blanc et la route qui serpentait à travers la vallée. Le labyrinthe de ma vie, de mes entrailles.

 

Publié dans Entre les lignes

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L'éléphant

Publié le par Manu

Laurent Baheux - Under The Clouds I

Un dimanche, le cirque avait pris toute la place. Les camions, le grand chapiteau, les cages des animaux, si paisibles à l'approche de leur entrée en scène. Nous nous sommes arrêtés pour voir les tigres, coincés entre deux grilles, leur maison de toute une vie. Le mâle tournait sur lui même, dans sa petite cage, regardait de temps à autre sa femelle, à part. Celle-ci se retourna vers nous, posa son regard doux sur nos simples silhouettes, puis nous ignora.

Leur vie repose sur le bitume gris des grandes villes et la paille que l'on donne aux lapins. Leur vie, c'est le cirque, à toute heure, tout le temps. Les hommes ont des grands camions, immenses et puissants, des camions – salle de repas même avec de grandes vitres comme une véranda où ils peuvent apercevoir le paysage ; les animaux eux ne voient que les pneus des engins, les promeneurs curieux, comme nous.

Non loin des tigres, l'éléphant. La bête se balançait sur elle-même. Elle était là, au milieu des camions, sur quelques bouts de paille et se balançait, comme nous nous balançons lorsque nous sommes ivres. Ivre de douleur, je l'étais et je le reste devant cet être, esclave des hommes. Son regard aussi était vide, comme celui des tigres, comme celui de tous ces animaux sauvages qui vivent encerclés dans des parcs miniatures où l'on ne laisserait même pas vivre notre chien.

Je me demande d'où ils viennent, s'ils sont nés en captivité ou ont été arraché à leurs mères, s'ils connaissent les terres arides, les territoires sauvages d'un ailleurs imaginaire ou hostiles aux hommes ; je me demande en vain ce qu'il advient de ces animaux de cirque une fois la nuit tombée. Rêvent t-ils d'une autre vie, de leurs congénères ? Derrière leurs cellules d'acier, sous le regard des hommes qui s'enrichissent, de l'homme qui les a drogué.

Cet éléphant me rappelle soudainement que la captivité des animaux sauvages est bien réelle et le restera sans doute, si les gens continuent à aller au cirque, si on ignore ce qu'il y a derrière le grand chapiteau.

L'éléphant, les tigres, l'ours blanc qui nageait dans les eaux turquoises d'un zoo de l'Est, et tous les autres, ne sont pas et ne doivent pas être des bêtes de foire, ni vivre dans des enclos misérables. Ces animaux sauvages, qu'il faut préserver, n'ont rien a faire sur le bitume et sous le ciel gris d'Angers.

 

Photo: Laurent Baheux - Under The Clouds I

Publié dans Et pendant ce temps...

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We must Get Home - Poem

Publié le par Manu

James Dean lisant James Whitcomb Riley

 

We must get home! How could we stray like this?
So far from home, we know not where it is,
Only in some fair, apple-blossomy place
Of children's faces--and the mother's face
We dimly dream it, till the vision clears
Even in the eyes of fancy, glad with tears.

We must get home--for we have been away
So long, it seems forever and a day!
And O so very homesick we have grown,
The laughter of the world is like a moan
In our tired hearing, and its song as vain,
We must get home--we must get home again!

We must get home! With heart and soul we yearn
To find the long-lost pathway, and return!...
The child's shout lifted from the questing band
Of old folk, faring weary, hand in hand,
But faces brightening, as if clouds at last
Were showering sunshine on us as we passed.

We must get home: It hurts so staying here,
Where fond hearts must be wept out tear by tear,
And where to wear wet lashes means, at best,
When most our lack, the least our hope of rest
When most our need of joy, the more our pain
We must get home--we must get home again!

We must get home--home to the simple things
The morning-glories twirling up the strings
And bugling color, as they blared in blue-
And-white o'er garden-gates we scampered through;
The long grape-arbor, with its under-shade
Blue as the green and purple overlaid.

We must get home: All is so quiet there:
The touch of loving hands on brow and hair
Dim rooms, wherein the sunshine is made mild
The lost love of the mother and the child
Restored in restful lullabies of rain,
We must get home--we must get home again!

The rows of sweetcorn and the China beans
Beyond the lettuce-beds where, towering, leans
The giant sunflower in barbaric pride
Guarding the barn-door and the lane outside;
The honeysuckles, midst the hollyhocks,
That clamber almost to the martin-box.

We must get home, where, as we nod and drowse,
Time humors us and tiptoes through the house,
And loves us best when sleeping baby-wise,
With dreams--not tear-drops--brimming our clenched eyes,
Pure dreams that know nor taint nor earthly stain
We must get home--we must get home again!

We must get home! The willow-whistle's call
Trills crisp and liquid as the waterfall
Mocking the trillers in the cherry-trees
And making discord of such rhymes as these,
That know nor lilt nor cadence but the birds
First warbled--then all poets afterwards.

We must get home; and, unremembering there
All gain of all ambition otherwhere,
Rest--from the feverish victory, and the crown
Of conquest whose waste glory weighs us down.
Fame's fairest gifts we toss back with disdain
We must get home--we must get home again!

We must get home again--we must--we must!
(Our rainy faces pelted in the dust)
Creep back from the vain quest through endless strife
To find not anywhere in all of life
A happier happiness than blest us then ...
We must get home--we must get home again!

Publié dans Lire, We are free

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