Hier

Publié le par Manu

Hier

Hier, c'était bien. Il y avait des nuages violets dans le ciel et plus rien n'avait d'importance. Je les regardais s'envoler, se dissiper au loin et on était bien, là, à travers champs. J'avais l'impression d'étouffement avant hier. Et ce jour là, à nouveau, j'étais dans la nature, à nouveau je revivais cela, la liberté d'être là, entourée de végétation, du vent, du rien.

Aurélien a désactivé son compte twitter ce jour. Il m'a expliqué que cela ne lui apportait rien, rien d'important, que les gens sont sous l'emprise des réseaux sociaux.

Voilà plus de 10 ans que nous nous passionnons pour le monde d'Internet et tout à coup, là comme çà, il nous faut nous évader, revenir à l'avant, c'était si bien avant. On sortait entres amis, on se voyait pour parler de tout de rien, on se voyait ... maintenant on ne se voit que très rarement, la vie change, il y a Internet, c'est rapide, facile ...Il n'y a plus ce rapport humain, il n'y a pas cette symbiose entre les êtres qui nous définit tant.

On veut trop devenir quelqu'un. Toute notre société repose sur cette phrase.

Alors on se créée notre petit monde, on s'entoure de "personnes" que l'on suit, avec ou sans intérêt ...


 

Je suis nostalgique d'Hier. C'était merveilleux de voir ces nuages violets, des vrais, sans filtres. Comme si notre vie ne tenait qu'à cela, un putain de filtre.

 

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Mode: Tous écolos demain ?

Publié le par Manu

La Révolution Textile

La Révolution Textile

Depuis quelques années déjà je me questionne sur nos relations à la consommation, parfois excessive, notamment en ce qui concerne la mode. J'ai trouvé beaucoup de sujets concernant cette question, des blogs par exemple, prônant une vie plus "green" mais je trouve parfois que ces pages Internet ne sont que des vitrines de plus, des hastags et des liens ouvrant trop souvent la fenêtre à des sites commerciaux.

Que l'on soit tranquillement sur son ordinateur, en ville à nous promener, sur le chemin qui nous ramène à la maison, dans un train, nous sommes envahis de publicités, de marques qui cherchent à conquérir de nouveaux clients. Il est alors bien difficile de faire un choix, de trouver chaussure à son pied, surtout si cette envie de la mode bio et éthique nous obsède …

Peut-être n'est-ce pas réellement une obsession mais plutôt une affirmation de soi, délivrer un message au reste du monde … oui, après tout, et pourquoi pas. Pourquoi pas un jour se passer de grands magasins aux rayons de t-shirts infinis, aux couleurs et formes improbables, aux étiquettes qui font voyager. Car il est bien là le problème. Nos vêtements voyagent trop, ils sont fabriqués par des gens payés une misère dans quelques pays comme au Bangladesh, leurs conditions de travail sont loin d'être les mêmes qu'en Europe etc … La filière est vaste, trop vaste peut-être car le consommateur n'en voit pas le bout. Il ne sait pas d'où vient le produit qu'il vient d'acquérir, comment a t-il été conçu, si des substances nocives se trouvent dans les mailles du tissu etc … Tout devient alors difficile, c'est la galère dans les magasins pour trouver ne serait-ce qu'une petite étiquette indiquant le pays d'origine du produit. Sans parler du produit en lui-même : trouvez-vous que vos vêtements durent une éternité ? Moi non. J'ai l'impression d'être parfois devant un rayon électroménager, de voir l’obsolescence programmée de chaque vêtement. C'est dur !

Dans mon placard, je trouve quelques vêtements achetés récemment sur un coup de cœur, dans des magasins type H&M - un jean en particulier avec le logo « Conscious », je l'aime énormément, il est très voir trop souvent sur mes fesses mais voilà, c'est H&M. Conscious ou pas Conscious, pour moi c'est pareil ; se sont des vêtements qui font le tour du monde et c'est vraiment se foutre de la tête des clients que de dire que ce vêtement est plus écolo qu'un autre dans le magasin. Pourtant, c'est une avancée, H&M fait parti de ces gros groupes qui font un effort en matière d'écologie. Mais on est encore loin.

J'ai également beaucoup de vêtements de seconde main, à savoir des vêtements de ma sœur, affectueusement gardés dans mon placard, des fringues tout droit venues de friperies ici et là, des Emmaüs. Acheter dans des friperies, sur des brocantes, c'est bien plus écologique et économique. Le seul souci, c'est encore de trouver sa taille et le t-shirt idéal. Mais il faut accepter que l'idéal n'existe pas, que ce n'est pas un vêtement qui va nous rendre plus beau, plus belle. L'idéal, c'est l'illusion. La mode est illusion.

Acheter de cette façon, c'est dire non à la surconsommation. Parfois même, c'est faire des heureux et aider à une bonne cause comme pour les Emmaüs.

Dans une autre optique, le site Etsy propose également des créations atypiques, parfois uniques, de créateurs venus du monde entier mais aussi de France. On trouve parfois de belles idées à offrir ou à s'offrir comme ici.

J'ai également découvert ce jour la marque de vêtements Conouco, fabricant des vêtements en lin et en France. Leurs modèles sont intemporels, faciles à porter. J'ai un petit coup de coeur pour le top bien nommé Lintemporel.

 

Pour trouver la boutique Emmaüs la plus proche de chez vous, c'est ici !

La Révolution Textile, c'est là !

Mode: Tous écolos demain ?

Publié dans Et pendant ce temps...

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Les évadés

Publié le par Manu

Les évadés

Nous étions dans une bulle immense, sans fin, prisonniers d'un monde qui ressemblait point par point au nôtre. Nous ne pouvions nous évader, des murs sans démarcation freinaient notre course à la liberté. Chaque semaine, une porte s'ouvrait vers l'inconnu, derrière, tout était noir. Les silhouettes s'élançaient, s'écrasaient pour passer de l'autre côté, une minute à peine ... voilà, la porte s'est refermée.

Pourtant, sous une terre rouge sang, de petits coquillages teintés de bleu turquoise revenaient d'un ailleurs certain. Ils brillaient au soleil et disparaissaient dans un battement de cils. Alors, de mes mains que le soleil ne traversait pas, je commençais à creuser mon tunnel. Je pouvais presque respirer ce nouvel air ...

Au bout de ce long tunnel, la fin approchait. Le soleil m'écrasait. Il était partout en moi, me brûlait la peau, ce qui me restait d'humanité. Et il n'y a avait rien d'autre que le soleil, le coeur, abîmé.

Là-bas, d'autres s'étaient échoués, évadés, ils n'avaient pas eu le temps de traverser le tunnel. Cette longue traversée, vers la liberté ?

 

Photo: Une femme Afghane marche avec son enfant dans un champ proche de la frontière gréco-macédonienne. Yannis Behrakis/Reuters

 

Publié dans We are free

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This Light *

Publié le par Manu

Pochette de l'album " Nocturne" de Girls in Hawaii

Pochette de l'album " Nocturne" de Girls in Hawaii

Il me semble que dans un autre rêve, je volais.

Il me semble que le soleil était bien plus proche de moi.

Il me semble que les prairies, les forêts, n'ont jamais été aussi vertes.

Il me semble que je rêvais d'un autre monde.

Un ailleurs, un monde meilleur.

 

J'ai toujours rêvé d'un monde meilleur. Depuis l'école, le collège et plus tard encore, je rêvassais de grands espaces, de terres inondées de soleil, d'animaux étranges et féeriques. Mes cours de sciences et vie de la Terre me donnaient parfois des idées, des hypothèses de mondes nouveaux, à découvrir. Mais que reste t-il à découvrir ? Les fonds marins, la terre dessous nous, celle que l'on creuse à grandes machines pour en extraire … le peu de jolies choses qu'il nous reste ?

Aujourd'hui, j'ai vu des œuvres relatant la vie, la genèse de notre Terre et sa destruction. L'exploration de l'Enfer, la tourmente des peuples qui se heurteraient à une probable dissolution de tout, tout ce qui nous entoure. Les couleurs étaient vives, parfois criardes et j'ai toujours pensé que l'apocalypse serait un jour peint de noir, rien que du noir. Mais ici, l'apocalypse, c'est l'éclatement de toutes les couleurs de notre planète, voilà pourquoi çà n'était pas que du noir, voilà pourquoi çà n'était pas si sombre. Les tentures étaient belles, pourtant l'histoire était triste.

Il y avait aussi une œuvre imposante ; de nombreuses pampilles brillaient, tournoyaient dans le vide. De près, çà n'était pas vraiment des pampilles. Des animaux empaillés étaient retenus par des bouts de détritus, des pierres, des choses étincelantes mais dont l'existence dans nos océans, nos forêts déterminent la disparition de nombreuses espèces. L'art choque, signifie quelque chose, veut nous questionner. C'est un message et il serait bon d'en prendre connaissance.

Il y a quelques temps, j'ai écris la nouvelle que vous lirez peut-être ci-dessous. Je la gardais dans un coin de mon ordinateur depuis des mois, en me disant qu'elle devait servir à quelque chose, du moins être lue par quelqu'un. J'ai pris beaucoup de temps pour l'écrire. L'actualité l'a façonné, déterminant les chapitres, ses personnages. Elle me tient particulièrement à cœur ; elle aussi est un éclatement de couleurs, de voix.

DIX RACINES D'ARBRES

 

 

This Light* - Nouveau titre de Girls In Hawaii -  en image, la pochette de leur album à venir en septembre !

Publié dans C'est subjectif

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