L'amer noir

Publié le par Manu

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Je ne voulais pas aller de ce côté de l'océan mais mes parents avaient la voiture alors ... Alors j'ai vu le même paysage, en plus gris peut être, avec moins de choses échouées. Ou presque. Je courais pour avoir le temps de m'arrêter pour faire des photos; je n'avais qu'une heure pour trouver des idées.

 

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Je revenais sur mes pas quand j'ai aperçu au loin sur des cailloux une silhouette. Au début, je pensais à une bouée, puis j'ai vu une nageoire, puis deux et ce petit corps écorché d'un dauphin échoué. J'ai pris une photo, les larmes aux yeux, je me demandais et me demande encore pourquoi il est arrivé là. Les dauphins n'ont pas l'habitude de nager dans des eaux si peu profondes, si près des côtes; il se sera peut être prit dans les filets d'un bateau de pêche. Une bouteille de  rhum à côté de lui me fait penser à la seconde solution. Je trouve cela tellement triste ... et les gens continuent leur chemin, ils ne le voient pas.

 

 

J'ai hâte de retrouver Aurélien. Je me suis sentie seule chez mes parents. Et je pense que, quelque part, les quelques textes que vous avez pu lire, les quelques photos que vous avez pu découvrir en attestent.

Parfois, j'aimerai prendre toute ma vie en photo, prendre les rues, les passants ... juste pour montrer comment nous sommes, à quoi nous ressemblons et les garder quelque part pour les années qui suivent. Et puis je me demande si tout cela à un sens ...

 

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Publié dans We are free

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Nuits au passé

Publié le par Manu

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Au bout de la nuit, il n'y a plus qu'une muraille gigantesque, des ombres et des mondes. Au bout de la nuit, les fantômes n'existent plus, des visages apparaissent et des corps flottent. Musée d'un monde, sublime et obsolète, sans alchimie, rien qui ne fourmille, rien que des débris. C'est un grand ensemble ou se mêlent quelques silhouettes étrangères rampant à terre. Il n'y a rien d'autre si ce n'est que le mystère d'un grand trou noir, un lointain souvenir. A regarder passer les nuages, c'est comme un manège sans fin. Le monde continue de tournoyer, sur lui-même, moi même. Puis les mots apparaissent, limpides et éphémères, tels des voiles de suaire, ils répondent à ceux qui chuchotent. Ce sont les mêmes qui cherchent monts et merveilles et se perdent... pourquoi ? Parce que leurs rêves se sont soudains échappés de leur mémoire, leur existence ne les a mené nulle part. Alors ils sont là, à errer, à dominer l'espace d'une existence plurielle entre deux rives, à persister au désir d'ailleurs. Les songes sont peut être trop vastes et les origines trop lointaines. Pourquoi les poursuivre sans cesse, les rechercher...Le temps, un protagoniste volatile, le fil d'Ariane virevoltant dans un sillage éloquent. Le perpétuel recommencement des choses, l'Histoire qui n'a pas de fin et le reste, où tout devient si subjectif. Le passé à une importance, indéfinissable et substantiel, il est une figure aléatoire de ceux qui apparaissent dans les doutes, au creux de la nuit. Et si le ciel se farde d'étoiles, c'est sans doute que d'autres figures cherchent cette indéfinissable chose, leur paradis perdu.

 

 

 

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Publié dans Les mots

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La bûche!

Publié le par Manu

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Joyeux Noël à tous!

 

Voici la sainte bûche de Noël de mon Papa... recette secrete!

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Coucher de soleil

Publié le par Manu

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Je somnole, j'ai vu le soleil se coucher, devenir rose puis rouge et tout devenir gris. Le jour s'est éteint et je peine à remonter à la source, à différer les contre-sens, les abnégations. J'ai peur de ne pas y voir clair, comme quand on prend le chemin inverse alors que tout nous ai donné, que le plan est devant nous. C'est peut être le début de l'austérité, d'un nouveau cycle... celui des Mayas en est un. J'ai vu le soleil se lever sur l'océan, j'ai vu un bateau brûlé sur le port, l'insurmontable oubli de ce qui n'est pas que dérisoire et puis le reste … des coquillages par milliers sur une plage abandonnée, des morceaux de choses que l'on a jeté, qui se sont perdues dans la mer et que celle-ci a rejetée. Tout périt ou presque, ces choses là nous reviennent et nous les détestons. Nous voudrions les balancer à nouveau, qu'elles soient détruites et après? Je voudrais rester sur cette plage inerte, comme perdue d'un autre monde, le mien. Je contemple la mer, je décide de ce qui va et n'ira jamais. La lumière n'ira jamais. Les photographies prises seront toujours prisonnières d'un fond de brouillard qui ne mène nulle part. Et les chemins à la dérive que l'on crée en passant par là ne vont pas loin non plus. A la dérive, les continents, ceux qui nous encerclent et nous dévorent, se dévorent. Le monde ne tourne pas rond, nos têtes sont trop plates et nos cœurs ne cessent de se noyer. Le mien est enveloppé d'un long silence, d'une dune infranchissable. Pourtant, dans l'eau qui reste à marée haute, je perçois des silhouettes, un regard furtif mais aimant, celui de mon amour, celui pour qui je vis. Il n'y a pas d'autres lumières que celle ci, pas d'autres phares qui puissent nous mener bien loin que l'amour. L'amertume des jours malheureux se dissipent et le reste, la quintessence de l'être si adoré reprend le dessus. C'est pour çà que je ne marche pas droit, c'est pour lui que je m'oublie sur le sable mouvant sous mes pas.
 
Au loin, des vagues se jettent contre les rochers. Les voiles deviennent invisibles à l’œil mais pourtant, un phare semble se confondre dans le creux des vagues...
 
 
 

Publié dans Les mots

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