Couleurs

Publié le par Manu

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Publié dans We are free

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Chateau Taylor Taylor !

Publié le par Manu

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Le retour ! Disons qu'après leur dernier album, je me sentais un peu plus loin des Dandy Warhols ... Disons qu'ils ont pris un coup de vieux ( comme tout le monde, heureusement, parce que les non rides de Courtney sur le festival d'Aulnoye Aymeries dans le Nord, c'était flippant. Un cul de bébé il avait à la place du visage ! ) et que Courtney Taylor devrait s'associer avec System Of a down pour faire un truc dans le genre " trucs religieux en medley" ouais trop fun ! Je dis çà parce que sa voix est de plus en plus grave, ce qui change des premiers albums où on reconnaissait ce chanteur par: 1- sa belle gueule et son taux de bogossitude très élevé pour la moyenne; 2 - Sa coupe de cheveux toujours branchée jeun's et son anneau à l'oreille droite ou gauche je ne sais plus; 3 - sa voix aiguë ( We used to be friend, pour ceux qui sont pommés ).

 

Enfin bref, ils reviennent, pour fêter le 13 ème anniversaire de leur album Thirteen tales from Urban Bohemian ... ils reviennent surtout aux USA avec des lives en veux-tu en voilà mais reviendront bientôt en France, enfin j'espère. En attendant, le clip chelou de la semaine signé Jean François Rivard ( tiens tiens, un français ! )

 

 


 

 


Oh et puis si avec çà vous avez une petite soif, pensez au vin du Chateau Taylor-Taylor, un vin rouge des vignes de Siciles ... Ah, si Courtney se met à boire du vin, alors ...

Publié dans Let's dance

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Lectures: Les Geishas et Onitsha

Publié le par Manu

Au moment où j'écris cet article, je suis dans les toilettes. J'ai posé mon PC sur une armoire basse et je tapote dans l'espoir qu'Aurélien ne soit pas gêné par ces petits tapotements. Mon sublime chéri révise et du coup, je tente de m'organiser comme je peux et de ne pas l'embêter ...

 

J'ai lu deux bouquins qui m'ont fait voyager ces dernières semaines. Un qui parle d'un monde coloré, magnifique, irréel ou presque et l'autre, plus rude, dépaysant mais bien réel. Tous deux ont quelque chose en commun: tous deux sont impénétrables.

 

Les Geishas, l'Afrique.

 

 

Il s'agit des livres de Robert Guillain, les Geishas et de Le Clézio, Onitsha.

 

9782869599451


Je m'intéresse de près au sujet des Geishas depuis la lecture d'un Arthur Golden et j'ai donc trouvé tout à fait par hasard ce livre de Robert Guillain, absolument sublimement bien écrit. C'est intéressant dans le sens où ce livre n'est pas une description niaise de la vie des Geishas mais plutôt une sorte d'ode à ces femmes japonaises si mystérieuses.

L'auteur était un journaliste français qui a vécu au Japon, à Tokyo, durant la Seconde Guerre Mondiale. Lui le gaijin, l'étranger, rencontra les plus belles Geishas du pays, celles qui lui ont conté leur histoire, qui lui ont laissé la possibilité d'entrer dans leur vie.

Tout est dans ce bouquin, l'histoire des Geishas, du début jusqu'aux années 80, la vie des Geishas de leur préparation intense à devenir une Geisha reconnue à la façon dont il fallait s'habiller, se maquiller, se préparer aux fêtes ... Le texte dépeint ainsi toute une société japonaise durant cette période de Guerre mais également l'après guerre, la nouvelle ère pour le monde des Geishas. On peut parler de récit puisque ce livre est un témoignage, une analyse parfaite de la Geisha d'hier et d'aujourd'hui. Hier, puisque l'auteur dénonce également la disparition de cette sublime tradition qu'il rappelle ancestrale ( une tradition qui ne se veut pas être dans la "prostitution", rappelons-le ), de quartiers d'okiyas, de geishayas également, de beaux endroits que Robert Guillain a connu magnifiques et qui sont maintenant oubliés, dormant sous la rivière.

 

Où que je sois

Gion mon Amour

même en dormant

j'entends toujours

sous l'oreiller

ton eau qui coule, coule, coule ...

 

( vers gravés sur une stèle du poète Isamu Yoshii et que l'on retrouve dans le livre de Robert Guillain.

 

 

J'ai adoré lire ce livre. J'ai aimé l'histoire qu'à bien voulu nous conter l'auteur, son histoire avec le Japon et surtout avec les Geishas, celles qui restent pour moi comme pour beaucoup de monde des créatures mystiques, divines. J'ai aimé ce livre parce qu'il se veut être une traduction d'une tradition, une peinture qu'on ne peut se lasser de regarder.

A vous dire, j'ai hâte de trouver un nouveau livre à propos des Geishas. Et hâte d'en rencontrer une un jour ... qui sait !

 

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Un autre livre, un autre auteur, Le Clézio pour Onitsha. Je l'ai lu il y a quelques semaines et j'ai eu beaucoup de mal à le terminer. Le Clézio, par une multitude de détails, nous conte l'histoire de Fintan et Maou qui vont rejoindre l'Afrique pour y retrouver Geoffroy Allen, le père de Fintan. Fintan ne connaît pas encore l'Afrique, ni même son père qu'il n'a jamais vu et évidement, l'histoire va se dérouler autour de cette rencontre, de ces trois vies. Quant à sa maman, elle, n'a qu'un seul souhait: avoir une vie à la hauteur de ses espoirs, retrouver le père de son enfant et vivre le parfait amour avec lui. Onitsha, terre promise, terre des rêves, Onitsha, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, avant la décolonisation.

Mais les choses seront différentes: l'Afrique est une terre brûlante, assoiffée.

Ce livre est entre le conte et la poésie. L'auteur, que je lis assez souvent, détaille absolument tout du voyage des personnages jusqu'à se perdre un peu dans l'histoire. Pourtant, ce livre est beau, il y a des passages absolument magnifiques dans l'écriture du texte, des passages qu'on ne veut pas lâcher et d'autres qu'il est plus difficile à lire. Je n'ai pas vraiment d'avis sur ce livre parce qu'il est avant tout un voyage. Voyage vers une terre inconnue, voyage dans les sentiments des personnages. Je l'ai aimé sans pour autant m'y attacher. C'est le monde de Le Clézio, un monde un peu distant, imaginaire, en colère parfois aussi. C'est un monde presque réel quand j'y pense ...

 

 

Un voyage pour moi aussi. Je repars pour le Nord retrouver ma famille le temps d'une semaine, en passant par le Luxembourg que l'on a pas vu depuis des lustres ... J'ai hâte et en même temps, j'aurais bien voulu aller à la mer, la mer, la mer ... Si loin de moi.

Publié dans Entre les lignes

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Sun et les glaces

Publié le par Manu

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L'eau ruisselante, apaisante

 

 

J'ai vu naître des chatons avant 19h. Badaboum. C'était émouvant mais flippant. Ils étaient mignons, on ne pouvait pas les garder, ils n'étaient pas nôtres, on a du les redonner, le coeur bien lourd ... Badaboum, un nom comme çà, pour un chat ...

 

Il a fait très chaud. On est retourné dans les Hautes Vosges mais nous n'étions pas les seuls...Des champs de jonquilles partout, mais pas de jaune, pas beaucoup. A Gerardmer, c'était la fête, la jonquille a la fête et les gens partout, c'était fou. Le lac scintillait, c'était beau mais frais, c'était dégoulinant comme le goûter. 

Pas de week end sans une brocante. Pas de brocante sans penser au Nord, à là bas dans quelques jours. Je cherche mon village, mais je ne trouve rien. Rien, presque, pas de traces, pas de photos anciennes ... je le reverrais bientôt, c'est promis, c'est prévu.

 

Le printemps est là, dehors, il fait enfin bon vivre, lire des heures entières un nouveau bouquin sur les Geishas parce que les couleurs y sont surprenantes, flâner dans le jardin jusqu'à tard le soir, jouer au badminton sans pouvoir vraiment rattraper le volant qui s'envole dans le sapin, rêver que demain n'est pas lundi.

 

Lundi, un peu de Nancy et puis c'est reparti. Un long week end à flâner encore, à jouer à ce que l'on veut dans notre tête, en vrai, prévoir des voyages, s'extasier devant les fleurs et en faire pousser. Voir apparaître quelque chose, un carré de terre, le dur labeur, des cloques aux mains et puis se sentir bien au soleil. Aller au cinéma, voir un film qu'on a bien aimé en bande annonce mais qui, au final, sera un navet complet, ridiculement risible. S'aimer quand même et promettre que le prochain film sera mieux. Faire de jolies choses, attendre le coucher de soleil et se promener encore. Sentir l'orvet se trémousser entre les doigts... regarder au loin. Que c'est beau ...

 

Vendredi dernier, il pleuvait infiniment sur le vélux. C'était comme avant, dans ma chambre d'étudiante. Je regardais le ciel se transformer, s'étendre, se vider de toutes ces étoiles. Je regardais tout çà et je me souvenais de tout, de toutes ces nuits à regarder le ciel, à attendre le MOT pour définir ce mystère, cette surface inestimable de choses qui volent, qui tanguent comme de multiples barques tout là haut dans le nulle part. Ma bougie était allumé et j'écrivais sans fin, jusqu'à en fermer les yeux, rêver d'un ailleurs, d'une Terre plus hostile, d'une bonne étoile.

 

L'autre soir, j'ai rêvé d'un chemin que l'on prenait avec Aurélien et Yannick, son ami d'enfance. On partait en voiture et on arrivait sur une plage ... c'était désert et on dévalait les dunes. Puis la mer s'effaçait, elle se transformait en ciel et nous étions alors dans une montgolfière. Nous flottions sur le rien, puis d'autres ballons apparaissaient ... au réveil, j'avais l'impression que c'était réel, que la mer n'était pas loin, que tous ces ballons étaient comme accrochés au ciel. Mais rien, Yannick était toujours à Montpellier, à la mer, et nous, ici loin.

Dans un autre rêve, il y avait Paul Banks sur la plate-forme d'un bateau ... mais je l'ai perdu de vue. Un peu plus loi dans la journée, les BRMC officialisaient deux festivals: Belfort et Nîmes. Et je me vois déjà dans ces arènes, comme il y a quelques mois de cela, tout bas ou tout là haut, à avoir le vertige comme jamais et les lumières partout, diffusent et si improbables, la lumière du Sud pour rêver encore d'un nulle part ou aller.

 

Ce matin, Aurélien agitait sa main, je le voyais s'éloigner de loin en loin. Le soleil était là déjà, magnifique couleur du matin et les arbres alors se dévoilaient, s'étendaient enfin.

Le vert partout, les feuilles qui apparaissent, les odeurs de fleurs du matin, ce petit matin que j'adore. J'ai envie de danser, de tournoyer, de ne pas m'arrêter de rêver.

 

 

Le temps n'existe pas.

 

( Cabinet de curiosités)

( Merci Aurélien pour ta playlist <3 )



Publié dans Les mots

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