Mid90s

Publié le par Manu

C'était la mi-journée, je m'ennuyais. J'ai regardé les sorties aux 400 coups et puis j'ai foncé. Je me suis dis, c'est un film de skate. Je me suis dis aussi que c'est un film sur les années 90. Mi-90.

Des années 90, j'ai de vagues souvenirs. L'école que je ne m'aimais pas, les fugues à Auchan, l'arrivée de mon petit frère ( le petit dernier - cette vague impression qu'on va devoir grandir plus vite, que les parents ont autre chose à faire ). Je me souviens davantage des années 2000.

Mon Mid00s.

Je portais les pantalons de ma sœur pour faire plus vieille, des vêtements trop grands pour moi. J'avais des copines qui fumaient et d'autres qui faisaient genre. J'avais des vues sur des mecs 'cool' et puis çà changeait souvent. J'avais ma collection de cds rien qu'à moi, des posters de Nirvana et The Cure partout sur mes murs. Je bénissais la musique de Cobain quand mon père m'engueulait. Le Dieu Cobain. En sport j'étais plutôt bonne, je voulais toujours être dans les équipes masculines. Les filles, c'était chiant. On a fait de la boxe aussi. J'ai adoré, c'était mon défouloir. Un jour je me suis pris un sale coup dans la gueule ; j'ai eu la lèvre explosée. Cette expérience-là, je ne l'oublierai jamais. Tombes une fois et relèves-toi, montres qui tu es.

90's le Film.

Los Angeles des années 90. Stevie a 13 ans et a du mal à s'entendre avec son frère qui lui assène des coups quand çà lui chante et sa mère, moins présente. Il se cherche, il trouve une bande de skateurs. Ils va vouloir faire les 400 coups avec eux, apprendre le skate comme eux et d'autres trucs.

90's, c'est le premier film de Jonah Hill. Brillant et captivant, le temps passe super vite. Parfois violent, il montre la difficulté de grandir, de trouver son chemin, d'en éviter certains. La skate, image de la liberté, de l'envol, de l'indépendance, est omniprésent dans ce film. Il flirte avec la bande son d'une époque qui se veut rebelle, presque invincible comme Stevie qui tombe et retombe et se relève à chaque fois. Ouais, invincibles 90's !

--> heart Si vous avez aimé la bande-son de ouf du film, vous pouvez la retrouver ici sur Deezer:)

Publié dans Art

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La fin d'un jour

Publié le par Manu

Source : Photo intitulée “Death In The Mediterranean Sea” et nommée lors de l’Istanbul Photo Awards en 2017

Source : Photo intitulée “Death In The Mediterranean Sea” et nommée lors de l’Istanbul Photo Awards en 2017

Dans la nuit, face au fleuve d'argent.

Il y a ces ombres qui passent, ces camions chargés d'ombres, enjambant l'or dilué des étoiles.

Peut-être vont-ils à Ungava, le pays le plus lointain. Là où le temps reste à jamais gravé sur les os.

Là d'où ils viennent, où ils vont, il n'y a qu'un ciel et nous vivons tous en-dessous.

 

( merci à mes lectures : Léon Deubel, Laurent Gaudé, Kenneth White et tous les mots anonymes.)

Publié dans Résonance, We are free

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Nuit calme

Publié le par Manu

Nuit calme

" Ce qui caractérise notre époque, c'est qu'elle est fadasse - fadasse comme la littérature. Il nous faut pénétrer dans un nouveau monde, afin d'y connaître une liberté de mouvement, une fraîcheur."

William Carlos Williams.

 

Notre époque 'fadasse' comme le disait William Carlos Williams, peut ressembler à un mail sans objet, à un plat sans goût, à une personne sans intérêt. J'ai l'impression qu'à force de chercher à mieux faire, à devenir la meilleure personne qui soit, on devient inintéressant, sans grande valeur.

L'autre jour, j'ai entendu quelqu'un dire " Il n'y a qu'un ciel sur Terre et nous vivons tous en dessous.". J'aime tellement cette citation. Je n'arrive pas à en connaître réellement le sens. Faut-il y voir quelque chose de mystique ? Est-ce pour nous signaler la fragilité de la Terre ? Quoi qu'il en soit, c'est de la pure poésie et je m'endors chaque nuit avec ces quelques mots en tête, sous un ciel étoilé, fardé d'aurores boréales.

Ce ciel

Nuit calme, vert émeraude,

Est toujours différent.

Il n'y a que ceux qui ne regardent pas,

Qui ne voient pas.

 

Publié dans Poésie du dehors

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Je me sens plus conne qu'avant

Publié le par Manu

Pas de poésie aujourd'hui.

Hier quelqu'un a dit à la télévision que nous étions de plus en plus sur nos écrans, nos réseaux sociaux, que nous ne savions plus penser autrement que par ces algorithmes qui nous plombent la vie. Où plutôt qui nous facilitent la vie. Pas un jour sans qu'un mail nous revienne de notre réseau préféré " Bonjour toi, mais où es-tu passé ? " Et nous voilà repartis à travers les pages et les pages que compte Internet, des pages de conneries, de choses inutiles. Parfois, oui parfois, on a la possibilité ou bien l'extravagance je ne sais pas vraiment, d'aller voir des choses utiles, de se cultiver, de se rappeler qui l'on est, ce que nous étions avant. Avant que les réseaux sociaux ne nous entraînent dans cette dense forêt d'inutilités. Il faut se battre, oui se battre contre soi-même pour ne pas replonger, ne pas cliquer sur telle ou telle image qui va nous renvoyer vers un lien, un autre site, une autre image, que l'on va aimer, que l'on va suivre et les autres nous suivront. Pourquoi ? Pourquoi fait-on cela ?

Depuis peu, je suis sur la plateforme Vinted. Je vends des fringues comme beaucoup, j'aime le vintage et j'aime surtout vendre et me faire un peu d'argent pour les vacances. Mais, si je ne mets pas à jour régulièrement, si je ne vais pas sur les profils des autres vendeur(ses), je ne peux pas être vue, je ne peux ou presque pas vendre. Et également, si je ne poste pas des photos avec le vêtement porté, si je ne mets pas en scène le vêtement, cela attire beaucoup moins. Le paraître est-il devenu un enjeu ? un business ?

Il n'y a qu'à voir les célébrités et leurs millions de followers, des pages et des pages de tweets, de photos, de choses ...inutiles mais pas tant que cela pour elles. Car cela engendre de l'argent et nous tombons dans ce panneau. Parce que notre œil veut continuer à voir. Non pas à lire, mais voir.

Je me souviens de ma maman qui, un jour m'a dit: " Je ne regarde que les images dans ce magazine, c'est bien mieux que de lire parfois, c'est beaucoup de blabla !". Peut-être que les mots sont trop conséquents. Peut-être que les paroles ne sont pas des actes et que tout cela n'a aucun sens s'il n'y a pas une légende pour accompagner ces mots.

Le problème est que cette image, nous la regardons et puis la minute d'après, nous ne nous en souviendrons plus. Parce que notre cerveau est passé à autre chose. Parce que nous nous lassons. Parce que nous avons le choix...( un peu comme les recruteurs aujourd'hui, petite parenthèse...bref.)

Et que dire de ceux qui se cachent un peu de l'Internet, des réseaux sociaux, eux qui sont devenus une minorité, une rareté ? ils sont peut être un peu coupés du monde ? Parce qu'aujourd'hui tout se fait par Internet ou presque. D'ailleurs, notre gouvernement tient à ce que nos services publics deviennent informatisés, robotisés !

J'ai un exemple con mais concret: avant je savais quand était la sortie du nouvel album de mon groupe préféré, aujourd'hui je ne sais jamais. Si je ne vais pas sur les réseaux sociaux m'enquérir de ces éléments, je ne peux rien savoir, rien voir. Parce que tout passe par les réseaux. Parce que c'est devenu L'Endroit, le lieu unique. The Place to Be.

 

 

J'ai dans le cœur une montagne d'or.

Par dessus les nuages,

L'immensité.

Se reconnecter à la nature: et si c'était La solution ?

Se reconnecter à la nature: et si c'était La solution ?

Publié dans Et pendant ce temps...

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