Bientôt la lune ...

Publié le par Manu

P1150041.JPG

Le petit cadeau

 

 

Un matin, des ombres dansaient derrière les nuages épais du royaume des forêts. On ne discernait que les sommets de vert très clair, les pentes enneigées ou presque…le brouillard qui dissimulait tout un monde secret. Le temps se perdait sur la route, quelque part dans les fourrées inhospitalières de nos campagnes. Renards  et autres bestioles foisonnantes partaient à la recherche de leur repas. Je pensais au lointain, à la douceur de vivre sur les hauts plateaux enneigés ; je voyais les neiges éternelles soudain me glacer le sang, comme si j’étais devant elles. Les cimes grises du petit matin, à l’heure ou le vent souffle et accuse le temps qui disperse les gens. Les voitures continuaient leur route  et moi dans ce tourbillon, j’étais aveuglée par l’image ineffable des forêts là bas. Il n’y a pas un jour sans lequel je ne regarde par delà la fenêtre pour accuser le temps de ses déflagrations sur mon humeur : la grisaille m’émeut, me libère de mes émotions quant au soleil, je ne l’imagine que devant l’océan, loin, si loin d’ici pourtant. La route alors semble longue une fois les barrières encastrées dans la terre. On ne voit plus que du gris, le goudron et l’asphalte qui défigurent le ciel, l’océan de verdure qui m’était pourtant donné de voir il y a quelques secondes. Les kilomètres qui me séparent de la maison sont longs, monotones et parfois déplaisants. Alors j’entame une discussion avec moi-même, ou bien avec quelques paroles bidouillées dans une langue inconnue, la mienne. D’une carte à l’autre, je redécouvre les chemins empruntés, pendant des vacances heureuses ou des heures travaillées, la mer, Noirmoutier, cette botte de six lieux qui me parait à des galaxies de là. En douce heure, le vent sifflait dans les voiles que l’on entendait du pont, de loin en loin, les coquillages qui s’étalaient sur le sable encore mouillé de la dernière marée. Il y avait quelque chose de vrai, de passionnant sur cette île, une atmosphère étonnante. J’aime à y repenser en quelques jours gris comme aujourd’hui. Il n’y a pas d’ailleurs quand on est sur un chemin divergeant. Ce sont des lanternes que l’on allume la nuit venue et qui éclaire notre chemin, où que nous soyons.

 

 

Dans le désordre des jours qui défilent, il y a le temps qui somnole en moi et puis l'autre, ce temps qu'on ne voit pas passer parce que l'on fait d'autres choses. J'ai repris une activité disons " normale" tout en étant monotone. A présent, j'y vois un peu plus clair, sur mon avenir peut être aussi. Je pense à l'infini, aux choses qui serait bien de faire. Par exemple, monter un projet pour la sécurité des animaux aux abords de nos routes, ces grillages que l'on voit le long du chemin et qui dévisagent le paysage. Ils sont indispensables à la survie de certaines espèces ... et c'est parce que j'emprunte tous les jours la même route que je me suis mise çà en tête.


Avec les beaux jours, j'ai des envies de nouveauté, de construire des choses avec mes dix doigts. Je commence déjà par les savons " Home made" et on verra après ... j'ai hâte de faire de la chimie à la maison, de me rappeller les bons souvenirs des cours de physique chimie au lycée avec tous les tubes à essai dans lesquels on balançait un tas de trucs.

J'espère pouvoir poster quelques photos, on verra la gueule de ma créativité !

 

 

 

 

La pensée du jour: un thé à Oberweis, le premier et la pluie qui tombe à grosse goutte, l'atmosphère.

 

 

Publié dans Les mots

Commenter cet article

Nais' 23/08/2013 22:00

Bonsoir Manu !
Ce texte est un peu (beaucoup) mélancolique... Ceci dit la fin sent la motivation, la candeur ! J'aime beaucoup, et j'espère que tu réussiras chaque chose que tu as envie de faire :)

Bises, bonne soirée !
Nais'

Manu 24/08/2013 20:39



Merci Nai's, oui, mes textes sont (très) souvent mélancoliques... va savoir pourquoi ?!


Bon weekend



Ton Chaminou 31/07/2013 11:52

Mon amour, comme je te le disais hier, j'ai le sentiment que ce texte pourrait provenir de pensées du matin lorsque tu montes à ton travail et que se dessinent les lignes montagneuses au loin (oui,
bon, il faut de bons yeux pour les voir d'ici...); sinon, je sens une certaine nostalgie en toi, notamment pour ce qui est de la Vendée (d'ailleurs tu me reparlais de ta brosse venant de
Noirmoutier, pas plus tard que ce matin)mais ne t'inquiète pas, on finira par y retourner un jour !
Pour le reste, je me dis que ça va être marrant ces petites expériences de savon ! Enfin, pour toi...

Manu 31/07/2013 18:51



Merci mon Amour pour ton commentaire ! Oui, c'est un peu tout çà ce texte .. la nostalgie est partout !


Ah, les savons ! C'est vrai qu'on va se marrer !!!