Darks Shadows et Moonrise Kingdom: un kaleidoscope sur grand écran

Publié le par Manu

Après Young Adult de Jason Reitman, brillant et épatant; après le bide La Vérité si je mens ...le dernier (oui, pour moi çà ne rentre pas dans mon box office mais bon...), il nous fallait retourner dans une salle obscure voir le très attendu petit dernier de Tim Burton, Dark Shadows ainsi que le très coloré Moonrise Kingdom de Wes Anderson.

 

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Deux atmosphères différentes, à priori.

Dans le Tim Burton, cela se passe en 1752. On comprend d'abord le contexte: la famille Collins quitte Liverpool pour prendre la mer avec leur jeune Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais, on apprend pendant ce temps, qu'une terrible malédiction s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. Angélique est une sorcière et va donc jetter un sort à Barnabas: elle va le transformer en vampire et le ferra enterré vivant
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement qu'il ne reconnaît pas. Effectivement, tout à bien changé, les moeurs ont évoluées et Barnabas va vite s'en rendre compte.

On aura compris, on est dans un Tim Burton, dans l'imaginaire d'un grand cinéaste qui n'en finira jamais de nous étonner, de mélanger les gens, les couleurs pour nous faire rêver encore et encore. Un monde à part.

 

 

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Moonrise Kingdom est un film joyeusement joyeux. Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy, et Sam, douze ans, tombent amoureux lors de la représentation théâtrale de l'école. Suzy s'ennuie à longueur de journée et semble préférer ses jumelles aux discours de ses parents. Pour Sam, c'est différent. Il est scout et personne ne l'aime vraiment sur son camp.  Ensemble, ils concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes ...

Un film pétillant, extravaguant, coloré encore, plein d'humour et de légèreté. C'est un film où les enfants sont plus adultes que leurs parents. La petite histoire d'amour entre les deux adolescents est touchante. On y croit, on ne veut pas quitter notre siège ni que le film se termine. C'est simplement un pur bonheur, d'une grande douceur, hypnotique presque. On se rappelle de la Vie Aquatique et aussi de A bord du Daarjeeling limited. Deux films aussi loufoques, décapants. Là, on reste près de la mer (on retrouverait presque le bonnet de Cousteau!), avec des acteurs qu'on connait déjà bien, des couleurs partout ...

 

 

Et si le maître mot du grand cinéma aujourd'hui était la couleur ? Mettre de la couleur dans un film, dans les dialogues, dans la musique ...Ces deux films ont été géniaux. J'aimerai les revoir bientôt. Simplement pour l'effet bonne humeur qui semble déteindre sur nous, les spectateurs. Des couleurs qui déteignent sur le noir, le blanc et le reste de la grisaille qui nous submerge ...

 

 

Dark Shadows de Tim Burton et Moonrise Kingdom de Wes Anderson sont encore sur vos écrans ...précipitez-vous!

Publié dans Let the camera roll

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Ton chaminou des salles obscures 21/05/2012 20:31

C'était (c'est) de très bons films. Je suis content que tu m'es emmené voir le Burton et content de t'avoir "emmené" voir l'Anderson ! Bon, j'ai un documentaire sur Raymond Depardon à aller voir
bientôt ! Tu viens ?

Manu 22/05/2012 13:38



Oui, c'était vraiment bien, à refaire même, bien évidement ...tous les films que tu voudras mon chaminou des salles obscures!


Miam miaou