La Nuit Remue ... parfois.

Publié le par Manu

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Tenter de faire apparaître un condensé, une file indienne de mots qui se brouillent dans ma tête. Des interférences m'enpêchent d'écrire quoi que ce soit d'intéressant. Pourtant, il y en a eu des audaces, des essais semblant ressembler à un texte … mais ce n'était que diversion.

 

 

Dans les livres, il est écrit l'essentiel. Un monde de pensées diluviennes, rattachées à un ciel sans fond. Pour le toucher du doigt, il faut s'agrandir, se métamorphoser ...On veut trop être quelqu'un, disait Henri Michaux. Pour lui, la nuit remuait trop. Muré dans son vertige, dans tous ces bruits qui battaient la cadence. La vie, un point c'est tout, la vie qui s'en fou en point de suspension. Il me faudra attendre la pluie, le battement d'ailes d'une perdrix et le claquement d'une porte pour m'essayer aux lignes écrites et non dites. Il y a là une suspicion de trou, de peur qui soulève les a priori, l'écriture indécise, imperceptible quand la nuit n'a que trop remuée. La bouche grande ouverte, j'essaie tant bien que mal de happer ces mots qui volent et s'étendent sur les fils électriques. Éclectiques ces pensées qui s'offrent au soleil un jour d'ennui. Bringuebalant des idées insolvables, l'autre moi s'étouffe d'un projet sans nom, d'une vie qui perdure dans l'improbabilité des choses. On veut trop se battre avec soi même, suspendre le temps quelques instants. Ce que donne l'écriture n'est qu'une part de pensées dissoutes dans de l'eau de pluie. L'eau même qui jaillie pour mieux redonner vie aux pensées enfouies.

 

 

Ce noël a un goût amer.

La pluie dégouline, la nuit s'envenime.

Ce Noël est un poison lumineux, un présent conflictuel. Alors les mots n'y peuvent rien, ils restent là, bêtes et agards, impassibles ou presque. J'aurais voulu écrire sur cette année mais je n'y arriverais sans doute pas, pas maintenant. Les mots ...

Pourtant, le ciel n'est pas tout gris. Il y a quelque chose qui reste lumineux, une certaine lubie, une envie que je garde bien cachée au fond de moi. Il y a les mots d'Aurélien, le sens du rouge, du vert, du bleu et même du gris. Il n'y a rien sans eux, il n'y a pas de vie autrement que sans eux.



Rester jeune, croire à la jeunesse éternelle, peut être au Père Noël pourquoi pas.

Je me souviens des douceurs de Noël, des lumières pétillantes à mes yeux, des cadeaux à ouvrir, de la bûche aux marrons qui sent bon l'hiver. Je me souviens d'hier, de la mer parfois, des illuminations de la ville, des bonshommes de neige qui font peur dans les magasins, de l'arbre de Noël qui embaume le salon. Et puis eux, leurs yeux. Et puis nous, tous et entourés.

Au loin, la mer qui s'affolent et la houle qui refoule une marée blanche au large. Je frissonne, j'y repense et reconnaît qu'il y a bien là de la nostalgie. De la douceur à mes yeux, un sentiment incertain de solitude aussi. Quand Noël disparaît, la magie elle aussi s'en va … au fond, les vagues repoussent ces souvenirs pour qu'ils me reviennent à jamais, à jamais.

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