Oh Boy: envoûtant

Publié le par Manu

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Voici un film que j'avais vu et revu en bande annonce et que j'attendais avec impatience. Pourtant, il m'est très difficile de le décrire tant il est sublime ... Rien que pour ce beau noir et blanc. 


Oh Boy, c'est l'immersion pendant 24h dans la vie d'un jeune berlinois, Niko. Un peu pommé, un " jeune loup solitaire", rêveur et sans but précis, Niko va vivre une journée déroutante, passée à rencontrer des gens parfois étranges, amusants ou juste attachants. Comme cette grand mère et son fauteuil électrique, cet acteur qui va nous raconter l'histoire d'un film largement inspiré de faits réels ...mais quelque chose cloche. Entre ce café, fil noir et conducteur du film qu'il n'arrivera jamais à boire, entre ses rêveries de jours plus hostiles, ses amours ... Et puis ses amis, ses drôles d'amis.


Ce film est le premier du réalisateur allemand Jan Ole Gerster et sans doute pas le dernier. Au début du film, on pense à un récit noir d'un jeune gars qui se cherche ... on pourrait presque trouver cela long tant çà semble banal. Mais un bon réalisateur se dévoile par bribes: des plans rapprochés, des belles images, harmonieuses, une belle esthétique qui nous a beaucoup plut à Aurélien et moi, sans oublier la musique du film, toujours très présente, du jazz.

 

 

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L'ambiance de ce film est subtile. On se plaît à suivre Niko partout, même dans ce bar obscure qui a sa part d'Histoire. Toutes les scènes racontent quelque chose et tous les personnages ont une histoire à conter. C'est ce qui est beau dans ce film, c'est ce qui est fort et ce qui m'a donné les chocottes à pas mal de reprises. C'est un film juste, beau, très beau même. Les acteurs sont magnifiques et je n'en connaissais aucun. L'acteur principal qui joue le rôle de Niko, Tom Schilling, est fantastique. Il a une telle présence, un charisme qui lui a valut d'ailleurs un rôle dans Mein Kampf pour le personnage d'Hitler ( un rôle sans doute peut appréciable mais tout de même ! ). Friederike Kempter, la connaissance du collège retrouvée dans un café complètement parano et Marc Hosemann, le bon pote avec son bob, toujours là pour les bons coups ...

Un film pas si tendre mais drôle et attendrissant, envoûtant et cruel parfois. Si l'on rentre aussi facilement dans ce film, Niko lui ne cherche qu'à sortir de l'ombre, ou sortir de ce noir et blanc .


J'ai adoré, j'aimerais presque le revoir, trouver les " petits trucs " que j'aurais pu oublier, la symbolique du film autour de ce café et entendre à nouveau la musique de fin, celle de Get Well Soon que j'ai été si surprise d'entendre ... ! Ah, ce film !

 

 

 

 

Get Well Soon, un des titre les plus beaux de ce prodige allemand.

 


"Let the camera roll..."

Publié dans Let the camera roll

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Ton Chaminou 14/06/2013 18:21

C'est vrai que comme tu l'évoques à un moment, ce film a quelque-chose d'un conte avec ses péripéties qui arrivent en continu mais finissent par s'absorber pour laisser une fin plus nette. Bel
article dans tous les cas !

Manu 14/06/2013 19:44



Oui, un conte un peu sombre certes, mais un conte tout de même ... tu écris çà joliement en tout cas ! Merci, je m'en vais lire ton article de ce pas !