L'album de la semaine: Lotus plaza

Publié le par Manu

 

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De la musique. Oui, un peu. Mais de la bonne. Et en ce moment, la bonne musique, il faut la chercher, où plutôt se la faire offrir. Mon amoureux a vu juste, comme à sa bonne habitude et m'a offert l'album Spooky Action at a distance de Lotus Plaza. Au début, le nom de l'artiste m'a fait penser à un hôtel: Plaza Athena. Je pensais avoir entre les mains un album dans le style musique d'ambiance, dance de salon ...il n'en est rien mesdames, mesdemoiselles et messieurs!

Un premier refrain et un " Mais çà me dit quelque chose çà". Et oui! Il s'agit d'un guitariste d'un groupe que j'écoutais pas mal avant, Lockett Pundt ( çà ne s'invente pas) du pas mal Deerhunter ( rock expérimental, psychédélique pour les connaisseurs). Pas mal puisqu'ils ont quand même pondu le magistral, que dire brillant, sublime Desire Lines qui reste encore en mémoire des années plus tard. J'ai donc eu, en écoutant l'album de Lotus Plaza, la sensation de retrouver les riffs épiques et sombres de Deerhunter. Mais en mieux. Oui parce que la voix du brillant Pundt nous mène vers de nouvelles contrées, plus lointaines encore que celles que l'on s'invente dans nos rêves. Monts et merveilles. Pourquoi ne pas l'avoir prénommé ainsi. C'est un album qui nous fait planer, disons-le. Il faut écouter Strangers à la limite du shoegaze, White galactic one ( quelque part dans l'hémisphere Bowie), Eveningness, comme sur des nuages et pour finir, celle qui m'a laissé sans voix avant même d'écouter l'album, Black buzz. Comme un hymne à la liberté, aux envies, à l'amour...Se laisser porter par la voix de Pundt et puis c'est tout. Et si vous avez une ou deux pivoines dans le coin, c'est encore mieux.

 

 

Lotus Plaza, Spooky Action at a distance, 2012

Prenez aussi le temps d'écouter son pote: Atlas Sound.

Publié dans Let's dance

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Luxembourg, par les rues inconnues

Publié le par Manu

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On va devenir de véritables luxembourgeois. Vraiment. C'est notre énième voyage au Luxembourg et cette fois-ci, nous avons choisi les Ardennes Luxembourgeoises, autrement dit, la frontière à la Belgique, à l'Allemagne aussi, les coins pommés, les coins gris. Ce n'était pas du tourisme à proprement parler. On cherchait un endroit plus calme, plus posé. Nous l'avons trouvé à Heinerscheid, petite bourgade de 557 habitants, sans épicerie, sans boulangerie, à l'unique cabine téléphonique et aux journaux locaux. Nous étions dans un hôtel typique, à la clientèle typique (?) Et à l'accueil très...allemand. Ce que j'ai aimé dans cet hôtel, à part le dîner sur la terrasse qui était vraiment sympa, au calme et très gastronomique, c'était la clarté de notre chambre et l'odeur de plantes de la lessive pour les draps. Oui, çà j'ai aimé. Mais ne nous y perdons pas ! Heinerscheid, ce n'est pas loin de Marnach où l'on peut faire ses courses au Carrefour station essence qui permet aux voyageurs perdus de se rendre compte qu'ils sont vraiment perdus. Sinon, la superette, c'est à Clervaux. Mais Marnach, c'est bien aussi parce qu'on y trouve des petites boîtes de thé Twinings au jasmin qu'on ne trouve pas par chez nous, des chocolats, des Ricola à la Salbei ( « Oh, c'est quoi çà ? Aux Zabeilles? » Traduction : à la sauge, évidement), ainsi que des Clusters … sans oublier le Shweppes raisins blanc. Et une caissière aux cheveux rose, à la caisse (voiture!) rose/violette, caméléon en fait. Nous ne sommes donc pas revenu les mains vides, pas avec du tabac où d'autres choses à fumer, mais des trucs qui font grossir !

 

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Château de Clervaux


A Clervaux, nous avons pu marcher, faire le tour de la ville en marchant, rigoler en marchant, bref, faire pleins de choses en marchant. Nous nous sommes restaurés dans un salon de thé où l'on nous a demandé de payer cash. Très louche. Nous avons cherché la porte d'entrée du château qui doit, normalement se visiter. [Mais non, le lendemain on nous a bien dit que le château n'est pas à visiter. Il n'y a que des maquettes à voir.] La porte étant fermée, nous en avons profité pour aller jusqu'à l'abbaye (où mon cher et tendre m'a fait remarquer une drôle de bestiole grise et blanche, une sorte de chenille énorme). L'abbaye, c'était atypique. Nous avons pu visiter le musée sous l'abbaye pendant que les moines chantaient. C'était comme si nous étions avec eux. Mais pour cause de travaux et justement, de None ( la messe de 14h15), nous n'avons pu visiter l'abbaye. Le lendemain, il fait gris, pire, il y a de la brume. Nous décidons, sur un coup de tête, d'aller en Belgique, vers St Vith. La route fut pour le moins épique mais nous y sommes arrivé. Des gens, des magasins, des restaurants, à première vue, c'est vivant. Nous voici donc parti à la rencontre de St Vith. Après avoir visité l'église, nous n'avions plus grand chose à y faire. A part chercher d'autres endroits où aller. Nous avons même eu l'idée d'acheter des sandwichs, mais les sandwichs belges ont ce petit quelque chose qui fait que le touriste français regrette rapidement sa baguette bien fraîche. Nous trouvons un restaurant ouvert, un italien. Cher et pas si gastronomique que cela. On ne nous y reprendra pas.

 


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Mîne de schiste de Recht

 


Nous partons pour le village de Recht. C'est un beau village en pierre bleue, avec une belle église et aussi une mine à visiter. C'est assez étrange de visiter une mine. C'est un peu comme rentrer dans un tunnel sans savoir où se trouve la porte de sortie. Au détours des chemins étroits et froids de la mine de schiste de Recht, on découvre le travail pénible des ouvriers dès 1880. Ce n'est qu'un siècle plus tard que la mine fut fermée et réouverte en 2007 pour accueillir les touristes. A l'intérieur, 7°C et au dehors, 24°C. Sur la route du retour, je me disais que c'était une belle expérience, une expérience rare.


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Eglise St André à Troisvierges

 

 

Et puis Troisvierges, pour terminer. Une ville pas vraiment touristique, mais avec une belle église aux multiples couleurs et puis un jardin public magnifique. Les écoles et les crèches ont même des petites cabanes dans la cour de récréation, avec des animaux en semi-liberté. Le rêve! Nous avons passé un très bon moment dans cette ville, mieux qu'à St Vith!


Le lendemain, c'était Luxembourg, la ville, la grande et belle ville. Nous sommes retournés, évidemment je dirais, à Oberweis, manger une coupe de glace pour mon amoureux et un thé ainsi qu'une pâtisserie pour moi. Comment pourrait-on devenir infidèles à Oberweis ? Une fois qu'on y a goûté, on est obligé d'y revenir ! Et c'est un peu ce que l'on ressent à chaque fois que l'on revient à Luxembourg. C'est une ville si vivante, culturellement intéressante. Nous avons eu la chance d'être là au moment où une cérémonie présentait les équipes cyclistes du tour du Luxembourg. Nous nous sommes attardés vers la ville haute et avons découvert un nouveau passage où des statues nous regardaient et restaient ...de marbre.

S'il y a bien quelque chose à ramener en ce moment du Luxembourg, c'est de l'essence. Mais ne repartez pas sans avoir goûté de bonnes pâtisseries où encore sans être rentré au Cercle cité, sur la place d'Armes. Le cercle cité, c'est des expositions gratuites toute l'année et en ce moment, ce sont de nombreux « cartoonistes » qui s'y exposent. A voir !

 

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Passage secret à Luxembourg

 

 

Les bonnes adresses à Luxembourg :

  • Oberweis : Grand-rue, plusieurs cartes à tester, surtout celle des thés.

  • Restaurant brasserie SPELTZ, renommé la Table d'Axelle il y a peu. 8 rue Chimay. Produits de saison et bio. Une très bonne adresse à tester !

  • Cercle Cité, Place d'Armes : très belles expos à l'année. Entrée gratuite.

Publié dans We are free

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Waris Dirie, fleur du désert

Publié le par Manu

 

Je viens de terminer la lecture du livre de Waris Dirie et de Cathleen Miller, Fleur du Désert. Ce livre relate la vie de Waris Dirie, née dans le désert somalien et qui est devenue en quelques années un top model. Ce n'est pas seulement un livre sur la vie de cette personne, mais surtout sur le mal qu'on lui a fait et que l'on fait encore à des millions de petites filles aujourd'hui: l'excision ou la mutilation génitale de la femme. Waris Dirie raconte son enfance, sa vie dans le désert avec sa famille, ses nombreux frères et sœurs, ses chèvres. Étant jeune, elle ne comprenait pas pourquoi sa soeur aînée avait bien pu partir de la famille. Elle ne comprenait pas ce qui l'attendait.


A son excision, tout est devenu plus clair. Il fallait alors fuir ou se marier à un homme beaucoup plus âgé, ou encore mourir. Waris Dirie évoque à de nombreuses reprises le fait qu'elle ne soit pas arrivée  au monde pour rien. Un lion a manqué de la dévorer et à partir de là, elle sait qu'une autre vie l'attend. Cette autre vie, elle va d'abord la trouver à Londres, chez un oncle qui va l'embaucher comme domestique. Puis l'errance avant de faire de belles rencontres et ensuite de devenir le mannequin que l'on connaît.


Ce livre, je l'ai dévoré et haït. Je connaissais les mutilations faites aux jeunes filles en Afrique, mais je ne savais rien d'autre, pas de détails, pas de chiffres, je ne connaissais personne qui en parlait et qui l'avait vécu. C'est un récit humaniste qui trouble d'abord par la naïveté de l'enfant et qui ensuite révolte tant la mutilation du corps et de l'esprit de Waris Dirie s'en ressent. Il n'y a pas de mots pour décrire ce livre, juste l'impuissance face à ces douleurs. C'est un cri du cœur de son auteur. C'est l'injustice faite aux enfants qui ne comprennent pas plus que ces "tueuses" et "tueurs" qui les mutilent.



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Il faut vous expliquer, si vous ne connaissez pas encore le sujet, ce qu'est l'excision: il s'agit de l'ablation du clitoris (le "moins grave" paraît-il) ou encore l'infibulation, ce qui a été le cas pour Waris Dirie. C'est l'ablation du clitoris, des petites lèvres et des grandes lèvres à l'entrée du vagin. Tout cela est alors cousue de manière à ce qu'il ne reste plus qu'une toute petite ouverture. Ces mutilations sont pratiquées bien souvent par des femmes du village qui n'utilisent pas d’anesthésie. Elles utilisent donc ce qu'elles trouvent sous la main: lame de rasoir, verre cassé, couteaux, ciseaux, pierre coupantes et dans certaines régions, nous indique Waris Dirie, leurs propres dents. Les dommages causés à cette ablation sont souvent lourd: infections, cicatrices, hépatite B, séropositivité. Et puis à long terme, les infections chroniques, urinaires et autres qui provoquent parfois la stérilité, les kystes et les abcès, des menstruations difficiles. Une reconstruction du clitoris après cette mutilation est possible. Waris Dirie explique dans son récit qu'elle a pu bénéficier de soins auprès de professionnels en Grande-Bretagne. Malgré cette "reconstruction", les séquelles sont et seront toujours présentes. 

 

Ces pratiques sans assez anciennes et sont courantes en Afrique Subsaharienne et dans quelques régions du Proche Orient, de l'Indonésie et de la Malaisie." On considère qu’environ 100 à 140 millions de femmes ont subi une excision (principalement en Afrique). Environ 2 millions de fillettes sont susceptibles de subir une telle mutilation tous les ans. Selon une étude de l'INED, 50 000 femmes ont subi des mutilations sexuelles et vivent actuellement en France." (sources Wikipédia). Au Cameroun, il y aurait 96% de fillettes excisées dans le pays.

Ces pratiques étant traditionnelles, elles sont reconnues dans ces pays pratiquants comme des rites de passage et de reconnaissance de la petite fille dans la société. Des personnes croient que le Coran l'exige mais il n'en est rien. Pour eux, il faut mutiler les femmes pour plaire à Dieu, mais aussi pour la préservation de la virginité, l'amélioration du plaisir sexuel masculin (rétrécissement du vagin), interdiction de l'accès à l'orgasme, raisons hygiéniques, esthétiques...Pour les hommes, une femme non excisée n'est pas une femme à marier. Elle est bien souvent reniée par les membres de sa famille, de son village.

 

Pour lutter contre ces inégalités et atrocités faites aux femmes, des campagnes d'informations sont nécessaire ainsi que l'éducation. De nombreuses organisations se manifestent depuis des années pour faire cesser ces mutilations. Mais comment retirer ce rituel religieux à ses pratiquants ? Comment expliquer à des millions de personnes que se qu'elles font peut provoquer d'irréductibles séquelles à leurs filles? Certains pays du Tiers Monde ne mettent même pas en œuvre les mesures prises pour supprimer ces rites. En Somalie, le pays de Waris Dirie, ces pratiques ont été rendues illégales en 1999; pourtant, encore aujourd'hui, il n'existe aucun cas de mise en application de cette loi. De nombreux traités ont été votés en faveur de la lutte contre l'excision comme la convention internationale sur les droits des enfants.

 

 

Waris Dirie est ambassadrice de l'ONU contre les mutilations génitales féminines et membre du conseil d’administration de la Fondation pour la dignité et les droits des femmes. 

 

Fondation Waris Dirie

 

 

Publié dans Entre les lignes

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Et si on parlait Raku ?

Publié le par Manu

 

" J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé."

                                                                                                                         Voltaire

 

 

 

Cela fait quelques temps que je m'intéresse au RAKU. J'ai "rencontré" mon premier Raku dans une boutique en Vendée qui allait fermer. Dans cette boutique aux esprits japonisants-zen, j'ai tout de suite était séduite par les lignes épurées de ce pot Raku que j'ai aujurd'hui sur mon bureau. Les lignes, mais aussi et surtout les couleurs, ses reflets dorés, argent, bronze qui font de cet objet, une oeuvre unique. Je ne savais pas encore à l'époque ce que ce truc pouvait bien être à part un pot à crayon assez beau. La vendeuse m'a parlée de Raku sans me donne d'autres détails. J'ai commencé à faire des recherches:

 

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Le Raku est une technique de cuisson de poteries d’origine japonaise utilisée autrefois lors de la Cérémonie du Thé dont le rituel était étroitement lié à la philosophie Zen. On émaillait et on cuisait son bol avant de l’utiliser pour boire le Thé. Actuellement cette technique est utilisée pour la réalisation de diverses poteries allant du simple bol à la sculpture la plus complexe en passant par des vases, coupes ou toutes créations issues de l’imagination du potier. On parle alors d'Art Primitif ou d'Art Premier faisant référence aux productions artistiques des sociétés traditionnelles, sans écriture ou primitives.

Les couleurs métalisées des oeuvres Raku proviennent de la technique de cuisson. La cuisson des pièces émaillées se fait rapidement dans un four à gaz, à des températures comprises entre 900° et 1020°. Ainsi, le choc thermique va provoquer des craquelures noire dans l'émail de chaque objet.

 

Hier, j'ai acquis un nouveau Raku. Je suis allé faire un tour à la galerie Ginet' Heuraux à Contrexeville et j'y ai trouvé un superbe Raku de couleurs bleu, vert, avec ces même couleurs métallisées que sur le premier que j'avais trouvé en Vendée. Il s'agit d'une pièce décorative mais je m'en servirais sans doute pour y glisser des mots doux à mon bien aimé...

 

 

Et vous, connaissez-vous le Raku et avez-vous des pièces Raku ?

 

 

Vous pouvez retrouver toutes les oeuvres de Ginet'Heuraux sur son site: Raku

 

Publié dans C'est subjectif

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