Et si on parlait Raku ?

Publié le par Manu

 

" J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé."

                                                                                                                         Voltaire

 

 

 

Cela fait quelques temps que je m'intéresse au RAKU. J'ai "rencontré" mon premier Raku dans une boutique en Vendée qui allait fermer. Dans cette boutique aux esprits japonisants-zen, j'ai tout de suite était séduite par les lignes épurées de ce pot Raku que j'ai aujurd'hui sur mon bureau. Les lignes, mais aussi et surtout les couleurs, ses reflets dorés, argent, bronze qui font de cet objet, une oeuvre unique. Je ne savais pas encore à l'époque ce que ce truc pouvait bien être à part un pot à crayon assez beau. La vendeuse m'a parlée de Raku sans me donne d'autres détails. J'ai commencé à faire des recherches:

 

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Le Raku est une technique de cuisson de poteries d’origine japonaise utilisée autrefois lors de la Cérémonie du Thé dont le rituel était étroitement lié à la philosophie Zen. On émaillait et on cuisait son bol avant de l’utiliser pour boire le Thé. Actuellement cette technique est utilisée pour la réalisation de diverses poteries allant du simple bol à la sculpture la plus complexe en passant par des vases, coupes ou toutes créations issues de l’imagination du potier. On parle alors d'Art Primitif ou d'Art Premier faisant référence aux productions artistiques des sociétés traditionnelles, sans écriture ou primitives.

Les couleurs métalisées des oeuvres Raku proviennent de la technique de cuisson. La cuisson des pièces émaillées se fait rapidement dans un four à gaz, à des températures comprises entre 900° et 1020°. Ainsi, le choc thermique va provoquer des craquelures noire dans l'émail de chaque objet.

 

Hier, j'ai acquis un nouveau Raku. Je suis allé faire un tour à la galerie Ginet' Heuraux à Contrexeville et j'y ai trouvé un superbe Raku de couleurs bleu, vert, avec ces même couleurs métallisées que sur le premier que j'avais trouvé en Vendée. Il s'agit d'une pièce décorative mais je m'en servirais sans doute pour y glisser des mots doux à mon bien aimé...

 

 

Et vous, connaissez-vous le Raku et avez-vous des pièces Raku ?

 

 

Vous pouvez retrouver toutes les oeuvres de Ginet'Heuraux sur son site: Raku

 

Publié dans C'est subjectif

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Darks Shadows et Moonrise Kingdom: un kaleidoscope sur grand écran

Publié le par Manu

Après Young Adult de Jason Reitman, brillant et épatant; après le bide La Vérité si je mens ...le dernier (oui, pour moi çà ne rentre pas dans mon box office mais bon...), il nous fallait retourner dans une salle obscure voir le très attendu petit dernier de Tim Burton, Dark Shadows ainsi que le très coloré Moonrise Kingdom de Wes Anderson.

 

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Deux atmosphères différentes, à priori.

Dans le Tim Burton, cela se passe en 1752. On comprend d'abord le contexte: la famille Collins quitte Liverpool pour prendre la mer avec leur jeune Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais, on apprend pendant ce temps, qu'une terrible malédiction s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. Angélique est une sorcière et va donc jetter un sort à Barnabas: elle va le transformer en vampire et le ferra enterré vivant
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement qu'il ne reconnaît pas. Effectivement, tout à bien changé, les moeurs ont évoluées et Barnabas va vite s'en rendre compte.

On aura compris, on est dans un Tim Burton, dans l'imaginaire d'un grand cinéaste qui n'en finira jamais de nous étonner, de mélanger les gens, les couleurs pour nous faire rêver encore et encore. Un monde à part.

 

 

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Moonrise Kingdom est un film joyeusement joyeux. Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy, et Sam, douze ans, tombent amoureux lors de la représentation théâtrale de l'école. Suzy s'ennuie à longueur de journée et semble préférer ses jumelles aux discours de ses parents. Pour Sam, c'est différent. Il est scout et personne ne l'aime vraiment sur son camp.  Ensemble, ils concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes ...

Un film pétillant, extravaguant, coloré encore, plein d'humour et de légèreté. C'est un film où les enfants sont plus adultes que leurs parents. La petite histoire d'amour entre les deux adolescents est touchante. On y croit, on ne veut pas quitter notre siège ni que le film se termine. C'est simplement un pur bonheur, d'une grande douceur, hypnotique presque. On se rappelle de la Vie Aquatique et aussi de A bord du Daarjeeling limited. Deux films aussi loufoques, décapants. Là, on reste près de la mer (on retrouverait presque le bonnet de Cousteau!), avec des acteurs qu'on connait déjà bien, des couleurs partout ...

 

 

Et si le maître mot du grand cinéma aujourd'hui était la couleur ? Mettre de la couleur dans un film, dans les dialogues, dans la musique ...Ces deux films ont été géniaux. J'aimerai les revoir bientôt. Simplement pour l'effet bonne humeur qui semble déteindre sur nous, les spectateurs. Des couleurs qui déteignent sur le noir, le blanc et le reste de la grisaille qui nous submerge ...

 

 

Dark Shadows de Tim Burton et Moonrise Kingdom de Wes Anderson sont encore sur vos écrans ...précipitez-vous!

Publié dans Let the camera roll

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Que faire quand il fait moche ?

Publié le par Manu

La réponse à cette question est sans équivoque: lire ou bien faire de la pâtisserie. ( Où encore jouer au Scrabble, regarder des films cons en mangeant des Haribos etc...) J'ai choisi de faire les deux, lire ou plutôt terminer un Kennedy et également un Houellebecq et aussi préparer une tarte aux fraises ...hum çà ne s'invente pas tout çà!

 

Douglas Kennedy était de sortie cette semaine dans l'émission C à Vous sur France 5 afin de faire la promo de son dernier roman Combien ? déjà édité aux Etats Unis depuis des lustres. ( Il nous avait caché çà, et combien d'autres encore ?). Bref, je venais de terminer Les Désarrois de Ned Allen et j'étais absolument conquise de retrouver l'écrivain dans cette émission. Douglas Kennedy a ce don de la péripétie, du mouvement que d'autres auteurs n'ont malheureusement pas.

Dans les Désarrois de Ned Allen, l'auteur nous conte les mésaventures de Ned, responsable des ventes publicitaires dans une grosse boite américaine. Cette grosse boite va vite l'expédier vers le chomage et de là, vont découler nombreuses aventures fâcheuses qui le pousseront à la ruine, à perdre sa femme, mais pas ses amis. Il va d'ailleurs retomber sur un ami d'enfance qui lui proposera un job quelque peut malhonnête.

De ce bouquin découle une gallerie d'art où déambulent des personnages ( la société américaine) dépeint avec brio par l'auteur. Lui même semble s'amuser de ses personnages et créé ainsi une fresque rocambolesque qui nous tiens en haleine jusqu'au dernier mot.

J'ai lu de nombreux romans de Douglas Kennedy, mais je dois dire que Les désarrois de Ned Allen est de loin mon préféré. Il n'y a pas un chapitre qui se ressemble, pas un seul moment où je me suis ennuyé, où je me suis dis " Je vais passer à un autre bouquin". C'est presque un livre à l'histoire sans fin (enfin, on voudrait que l'histoire continue, créer une "suite" à ce bouquin!); mais c'est également un livre où tout se termine bien, comme dans les films américains.

Du coup, je me demande bien de quoi peut bien parler Combien ?... affaire à suivre!

 

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Parallèlement, je me suis mise en tête de lire un Houellebecq, Les particules élémentaires. Un livre trouvé par hasard, un écrivain que je connais juste de nom et de tête qui avait l'air fort sympathique, un avis assez favorable de ma soeur " C'est bien!". En rentrant à la maison avec ce bouquin, je me demandais de quoi cela pouvait-il bien parler. Sans doute quelque chose de l'ordre biologique, un livre peut être chiant, mais intéressant d'un point de vue physique. Alors j'y suis allé, j'ai commencé les quelques premières pages et je me suis vite perdue entre les lignes équivoquent de ce roman mi-pornographique, ni-eau de rose, mi-théorie des molécules qu'on ne connait pas mais qu'on va connaitre grâce à un homme ou plusieurs hommes dont la vie humaine reste l'énigme inavouable. Le livre à ne pas mettre entre toutes les mains explore la vie particulièrement atypique et libertine de Bruno, la quarantaine, l'air bête, obsédé, raciste et toutes les disgraces du monde; de son frère qui semble être un grand chercheur, le contraire de Bruno qui cherche désespérement l'amour mais surtout l'expérience sexuelle mais qui va rapidement déchanter.

Il m'a été difficile de lire ce livre. Il y a des passages assez durs, assez crus aussi. Mais je l'ai continué non pas parce que je suis une obsédée, mais parce qu'il y avait tout de même des passages intéressant du point de vue "humaniste" des personnages.Ce livre reste néannmoins plat ( point de vue écriture, mouvement des personnages etc) et incontestablement plombant. A ne pas lire un jour de pluie.

 

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Pour pallier à mes envies de fraises ( pas encore vraiment de saison; les seules que l'on trouvent viennent d'Espagne et soit disant du sud ouest de la France mais elles n'ont pas encore de goût, sans doute pas assez de soleil), je suis passée par le marché de Nancy. J'avais en tête des tartelettes à la fraise. Je n'avais pas de moule à tartelette, juste un moule à tarte. J'ai donc fais avec et le résultat a été plutôt mitigé pour ma part. La pâte sablée, c'était une première, a été très bonne, légère et goutue, la crème à la vanille, pas top ( je suis donc à la recherche d'une bonne recette si vous en avez une ! ) et les fraises étaient très peu sucrées.

Si vous avez des recettes de tartes aux fruits, je suis preneuse!!!

Publié dans Entre les lignes

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Retour de vacances

Publié le par Des choses et autres ...

Un retour de vacances, comme vous le savez tous, n'est jamais évident. C'est pourquoi il est important de penser à des choses succeptibles de nous motiver.

 

Du soleil comme s'il en pleuvait, oui mais non. De pluie, et puis deux jours de beaux temps. Pas de quoi devenir café au lait! Nous avons (moi et mon cher et tendre, accompagnés par mon très cher petit frère) partagés de beaux moments sur les plages de Vendée, à Nantes aussi autour d'une tasse de thé...

J'ai profité de ces moments pour refaire quelques photos, pour lire un peu, pour écrire, pas du tout.

En tout cas, çà m'a fait un bien fou de repartir vers l'océan. J'en avais bien besoin.

 

 

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Nous avons, durant deux semaines, parcouru  près de 1 900 kms. Nous sommes aussi montés vers le Nord avant de revenir en Lorraine. Là encore, çà a été une vrai bouffée d'air frais surtout qu'il n'y faisait pas bien chaud! Nous avons parcouru les rues de Lille sous la pluie, en cherchant à tout prix un musée à voir avant de repartir. Nous sommes tombés sur une expos photos qui recevait ce jour-là des professionnels de chez Nikon...nous n'avons donc rien vu de l'expo!

Nous en avons profité pour ramener de la cassonnade, de la vrai, de la blonde; sans oublier les chocolats belges, Leonidas pour nous.

Une chose à voir aussi si vous êtes de passage: les verreries (pourquoi pas celle de Trélon). C'est assez mystérieux avant d'y rentrer, on se demande ce que l'on va voir et puis une fois devant la réalisation d'un objet de verre...on devient un enfant qui s'émerveille, qui veut apprendre, toucher, tout voir. C'était vraiment très beau, ces couleurs...et puis garder ces gestes d'un métier qui est devenu rare, c'est superbe!

 

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Et en revenant, l'impression d'être déjà trop loin de tout çà. Penser que les vacances, çà peut être dans bientôt. Bientôt, c'est quand bientôt ?

Nous n'avons pas eu la télévision pendant presque une semaine et cela ne nous a pas trop manqué. Je pense que la période n'était pas très favorable à passer son temps devant la télévision à manger du chocolat! Mais, en retour, il y a ce devoir de citoyen à accomplir. Toujours la même impression, la même peur que l'on ai mit deux papiers dans la même enveloppe. Et puis les résultats, toujours contradictoires par rapport aux journalistes, toujours aussi déprimants, dépitants presque.

Alors je me pose ces questions aujourd'hui: Quelle est notre volonté ? Que voulons-nous vraiment aujourd'hui en France ? De quoi ou de qui avons-nous besoin ?

Je dors, je me lève, je mange, je cours ...comme tout le monde. Je pense à l'Humanité, je crois en l'égalité, en l'Homme plus que tout et je ne peux m'empêcher de penser à la fragilité de notre Terre, aux pensées de chacun d'entre nous.

 

Voyagez, vivez, regardez autour de vous et pensez à ce qui est vraiment important. Penser aux autres, c'est penser à soi, c'est penser à demain.

 

 

 

En ce moment:

 

Je lis: Le desespoir de Ned Allen de Douglas Kennedy

Et en même temps: Baltiques, de Tomas Trantrömer

J'ai vu: Young Adult il y a quelques semaines et c'était juste très bien.

J'écoute: Yeah Yeah Yeahs, Fever to Tell

Je vais faire: des biscuits à la pistache et chocolat pour mon amoureux.

Je me suis révolté avec:  Lush, contre les tests sur les animaux pour les cosmétiques et autres.

Publié dans We are free

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