La la land

Publié le par Manu

La la land

La salle était comble, le film pouvait commencer. Dès les premières images on est dans l'ambiance: çà chante, çà danse, c'est beau, c'est pétillant, on a presque envie de bouger de son siège, mais non, les gens d'à côté ne seraient pas d'accord là dessus. Par contre, tout le monde pourra vous dire que c'était bien. Oh çà oui !

Je pourrais écrire un tas de choses sur ce film. Je pourrais vous dire que j'ai aimé les décors, les costumes, ou encore certaines répliques du film, certains passages vraiment drôles; je pourrais vous dire que j'aime le jazz et que ce film donne envie d'en écouter en revenant chez soi; je pourrais vous dire qu'il y a cette chanson entraînante que vous allez siffloter jusque dans vos rêves, tout comme je pourrais vous dire que le film est grandiose, qu'il donne envie de sourire, de rêver aussi... mais faites comme si je ne vous avez rien dit de tout çà et allez voir La la land, vraiment, allez voir ce film juste pour passer un bon moment, oublier un peu le reste.

Et en plus, j'ai payé 5,10€ !

Et en plus y'avait Ryan Gosling dans le film !

Publié dans Let the camera roll

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Écho

Publié le par Manu

Écho

Le béton prend forme. Il marque les corps, les éléments naturels, nomme les paysages alentours, leurs contours. Le contour des choses, oui le voilà, contemplative que je suis, médusée par l'immense œuvre d'un artiste à présent disparu. A t-il souhaité extraire la vie troglodytique, extraire les pensées de ces hommes et de ses femmes qui ont vécus ici? Le mystère lui appartient.

A présent, le silence fuit sous le monde, dans les artères de pierre et de béton... l'on peut s'entendre respirer, la voix se dissiper, l'écho … ou bien celui d'autres êtres, hors du temps.

Le lieu ...

Écho

Publié dans C'est subjectif, Art

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Aucun chemin n'y mène

Publié le par Manu

Aucun chemin n'y mène

Aucune voiture ne va ou je vais. Là où les insectes volent vers les quatre soleils. Là où les déserts séparent la Terre entière, les nuages et les dunes éphémères. Il n'y a pas de caractères, pas de silhouettes à suivre, juste d'épais traits sur de longs cailloux perforés, des étoiles de mers séchées par les vents, des arbres effacés par des nuages de poussières rougeoyant. On y voit que le scintillement d'eaux troubles, des phénomènes étranges et insurmontables, des mers déchainées, des merveilles emprisonnées. La nature s'est oubliée.

Là où je vais, il n'y a plus de pages, il n'y a plus de lignes à écrire, des kilomètres suspendus, feuilles de brouillard. Les mirages remplacent les souvenirs, ombres survolées, visages de toujours, suspendus au corps, tatoués à même la peau, la carte des souvenirs. Là où bien d'autres ont été, peut être un jour, les eaux me berceront, d'autres chemins plus loin encore. Existe t-il cet endroit ?

Là où je vais, je n'ai besoin de rien d'autre que de ce tatouage où l'encre se mêle aux rêves éveillés.

Publié dans Les mots, Rêve

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Paterson, poétique et hypnotique

Publié le par Manu

Paterson, poétique et hypnotique

Paterson vit dans la ville de Paterson. Jusqu'ici, tout est presque normal. Paterson est chauffeur de bus, il a un rythme de vie tout ce qu'il y a de plus normal. Paterson a une petite amie très prolifique, qui aime le noir et le blanc, les ronds, les cercles et surtout son chien. A ces heures perdues, Paterson prends le temps d'écrire. De la poésie, des poèmes de tous les jours, sur la vie en général, l'amour ...mais comment poser les mots sur certaines choses de la vie ? Comment commencer un poème, rendre la beauté aux mots, ceux que l'on vit, que l'on suit … trouver les justes mots.

Et les mots justes, Jim Jarmusch semble les avoir trouvé pour réaliser ce film. Du début jusqu'à la dernière scène, Paterson joué par le saisissant Adam Driver, nous transporte dans son monde très personnel, presque banal mais en y regardant de plus près, ce personnage n'a rien en commun avec les autres personnages du film, ni même dans la vraie vie … un Paterson dans notre vraie vie serait un artiste qui s'ignore un peu, un créateur qui part de rien pour trouver La chose subtile et délicate, fragile et éphémère … la poésie n'est-elle pas éphémère ? La poésie n'est-elle pas présente dans chaque épisode de notre vie, au coin de notre rue, dans le bus qui nous transporte jusqu'au bout de la rue ? Où encore dans notre vie personnelle, passionnelle ...La poésie parfois simple et passive, passionnée et informelle semble être une réserve pour certain d’entre-nous. Paterson n'écrit-il pas parfois à son bureau qui ressemble à s'y méprendre à une « réserve », un bric à brac caché au sous-sol ? Ne se réserve t-il pas un banc au jardin public de temps à autre pour méditer, écrire …

Ce qui m'a intéressé dans ce film, c'est bien entendu le côté 'poétique', un poète qui se cherche et qui s'essaie aux mots, mais aussi la poésie du film, la langueur de certaines scènes, le caractère calme, presque serein du film, les dialogues pas trop longs, tout est dans le jeu des acteurs, les regards. Peut-être que certains trouveront ce film long, j'ai envie de dire que c'est le temps qui fait la poésie, c'est le temps mesuré et recherché.

Ce film est sublime, sublimement poétique !

 

Trailer
William Carlos Williams, dont le film s'inspire

Paterson, poétique et hypnotique

Publié dans Let the camera roll, Art

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