14 articles avec entre les lignes

Rêve inexplicable

Publié le par Manu

Les Sables d'Olonne

Mon existence est plurielle. Indécise et évanouie dans le bruit des vagues qui ne s'oublient. Quelque chose à changé depuis quelques jours, quelques semaines, des mois peut-être. Mon visage se fige, les traits sont plus marqués, je vieillis avant 30 ans. Je vieillis comme le chêne qui s'envole haut dans le ciel. Son écorce est dure et craquelée, belle et singulière. Les rêves me parlent de nouvelle naissance, de renaissance. L'envie est inexplicable, au fond, les profondeurs sont toujours aussi impénétrables. Ma mère me dit d'aller plus loin, de continuer, d'avancer.

Au sommet, il n'y avait plus de porte, plus qu'un mur blanc et la route qui serpentait à travers la vallée. Le labyrinthe de ma vie, de mes entrailles.

 

Publié dans Entre les lignes

Partager cet article

Repost 0

Rencontre avec Kama Sywar Kamanda

Publié le par Manu

Rencontre avec Kama Sywar Kamanda

Il ait de ces rencontres dont on ne voudrait rater le moment, comme la venue du poète congolais Kama Sywar Kamanda à Angers, à l'occasion du Printemps des Poètes. Alors certes, la salle n'était pas pleine, on était une poignée de curieux enfoncés dans nos fauteuils avec, bien souvent, un âge fort avancé, mais nous étions là tout de même, par cette volonté d'écouter, d'échanger, de comprendre la poésie d'un autre poète. Et ce poète aujourd'hui, c'était Kama Sywor Kamanda qui nous faisait l'honneur de sa visite.

Il y a un d'abord une chose que je dois dire avant même d'écrire cet article : Monsieur Kamanda a un rire exceptionnel ! ( voilà, c'est dit, j'adore son rire!)

Kamanda est né au Congo, son écriture, son œuvre entière ou presque porte les voix de l'Afrique. Sa poésie contemporaine est reconnue dans le monde entier.

Kama Sywor Kamanda définit la poésie d'aujourd'hui comme un étendard à porter haut et fort, un engagement de toute une génération, de toutes les générations, de toutes les couleurs. Car oui, en effet, la poésie n'a plus de frontières, la poésie vit dans toutes les langues de la planète, la poésie est une valeur universelle et elle n'a pas de prix. En ce sens, Kamanda explique qu'il a fait et qu'il continue à faire le tour du monde, à parler de sa poésie et des autres, de la poésie en général, mais aussi des conflits socio-politiques qui traumatisent son continent, tous les continents. «  Chaque écrivain africain a dû affronter le monstre de son monde. », disait-il. Chaque écrivain doit affronter la société actuelle, mais surtout, sauvegarder la mémoire des mots, des origines, de l'Afrique. Car s'il y a bien un sujet important pour Kamanda, c'est cette question de sauvegarde des mémoires que le présent balaye aujourd'hui «  J'apprivoise la parole des origines », souhaite exprimer Kamanda dans l'un de ses poèmes lu ce jour La Danse des Esprits. L'Afrique, Terre de feu, Terre des Dieux, Terre de rumeurs, la quête de l'abondance.

Kama Sywor Kamanda a reçu de nombreux prix pour son œuvre, mais ce qui compte le plus pour lui, c'est sans doute de continuer ce voyage intérieur qu'il a commencé il y a quelques années déjà, même si pour le moment il n'écrit plus vraiment de poésie.

Le plus important reste le partage, l'écoute, la transmission.

 

La question au poète : «  Comment écrivez-vous ? Avez-vous un bureau ? »

La réponse du poète : «  J'écris dans mon lit ! Tout ce que j'écris, je l'écris dans mon lit ! »

 

Le printemps des poètes, çà continue jusqu'à dimanche … !

 

Partager cet article

Repost 0

Congo

Publié le par Manu

Alain Mabanckou

Le Printemps des Poètes bat son plein et c'est le moment idéal pour découvrir ou redécouvrir les écrits de quelques auteurs. J'ai aujourd'hui choisis Congo d'Alain Mabanckou.

Dans son recueil, Alain Mabanckou évoque son pays, le Congo, paradis perdu de son enfance, à travers les voix de ses ancêtres, les voix des gens du pays, mais des arbres aussi. Il y a cette osmose entre le réel et l'irréel, le sacré, les rituels, les mystères des voix qui entourent les poèmes de l'auteur. Les mystères de la terre demeurent et renaissent, visage après visage, écorce après écorce.

«  Un homme ne meurt pas, il renaît dans un autre lieu. » mots magiques, silhouettes invisibles et « voix [qui] déchirent le silence. ».

Alain Mabanckou interroge le passé de son pays, mais aussi son avenir. «  […] il faut prendre le temps de peser sa détermination […] », car les routes sont parfois sinueuses, les distances immenses. Et que faire des souvenirs, des vieilles maisons vides, où les paroles ne sont plus que des échos aux papiers décrépis ?

Congo Alain Mabanckou

Ce recueil est beau, humble et indissociable, comme ce passage :

« Notre Destin est un entrelacement de végétation,

avec parfois des épines que nous contournons...

Au-delà, il y a peut-être le bonheur qui nous attend. »

 

Alain Mabanckou est poète et romancier. Né au Congo-Brazzaville, il vit aujourd'hui à Los Angeles où il enseigne la littérature francophone. Il est également l'auteur de Verre Cassé et de Petit Piment.

 

Partager cet article

Repost 0

Leaving Las Vegas

Publié le par Manu

Leaving Las Vegas

 

Il y avait ces derniers mots écrits noir sur blanc et un point. Puis plus rien, rien d'autres que cinq pages blanches. Mais pourtant, en transparence, j'avais l'impression que le roman continuait de s'écrire, de s'échelonner et former de longues lignes noires sur le papier blanc. J'aurais voulu que l'histoire ne s'achève pas à ce point.

 

Leaving Las Vegas. Une femme fait le trottoir. Un type, ivrogne, perd connaissance sur ce même trottoir. C'est une histoire à ne pas y croire, une histoire ou l'amour déclare la guerre à la prostitution, à l'alcool, aux nuits frénétiques de Las Vegas.

 

J'ai aimé. Pourquoi, je ne saurais dire. Il se pourrait bien que j'ai été happé par le fil de l'histoire, conducteur entre deux personnages que rien n'oppose, que tout relie, qu'on le veuille ou non.

 

Leaving Las Vegas, un roman de John O'Brien, à qui on ne peut que penser lorsqu'on tourne les pages de son livre. Alcoolique lui-même, il mettra fin à ses jours en 1994, deux semaines après avoir appris que son roman allait être porté au cinéma.

 

Un roman noir, frénétique et romantique.

 

Publié dans Entre les lignes, Lire

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 > >>