22 articles avec let's dance

Hier

Publié le par Manu

Hier

Hier, c'était bien. Il y avait des nuages violets dans le ciel et plus rien n'avait d'importance. Je les regardais s'envoler, se dissiper au loin et on était bien, là, à travers champs. J'avais l'impression d'étouffement avant hier. Et ce jour là, à nouveau, j'étais dans la nature, à nouveau je revivais cela, la liberté d'être là, entourée de végétation, du vent, du rien.

Aurélien a désactivé son compte twitter ce jour. Il m'a expliqué que cela ne lui apportait rien, rien d'important, que les gens sont sous l'emprise des réseaux sociaux.

Voilà plus de 10 ans que nous nous passionnons pour le monde d'Internet et tout à coup, là comme çà, il nous faut nous évader, revenir à l'avant, c'était si bien avant. On sortait entres amis, on se voyait pour parler de tout de rien, on se voyait ... maintenant on ne se voit que très rarement, la vie change, il y a Internet, c'est rapide, facile ...Il n'y a plus ce rapport humain, il n'y a pas cette symbiose entre les êtres qui nous définit tant.

On veut trop devenir quelqu'un. Toute notre société repose sur cette phrase.

Alors on se créée notre petit monde, on s'entoure de "personnes" que l'on suit, avec ou sans intérêt ...


 

Je suis nostalgique d'Hier. C'était merveilleux de voir ces nuages violets, des vrais, sans filtres. Comme si notre vie ne tenait qu'à cela, un putain de filtre.

 

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L'Homme céleste

Publié le par Manu

David Bowie

David Bowie

 

C'est une vieille K7 qui tourne dans la chaîne stéréo. Un air d'un ailleurs incertain.

 

The Rise and fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars.

 

Je venais de mettre la main dessus, elle était dans le placard de mon grand-frère.

 

Je n'avais pas les images à l'époque, pas beaucoup de photographies sur la K7 et encore moins Internet. J'essayais de m'imaginer le personnage … jusqu'au jour où j'ai vu un live à la télévision. David Bowie y apparaissait dans son costume de Ziggy. Il était magnifique. Il était si excentrique avec son costume de dingue : il levait les bras en l'air et moi, je faisais de même, j'essayais de devenir Ziggy après l'heure du goûter.

 

Plus tard, mon grand-frère m'a offert un best-of du grand Bowie. Il y a avait là tout pleins de titres géniaux mais c'était un best-of … il n'y avait pas certaines chansons que j'aimais réécouter sur vieilles K7. Parmi elles, Thurday's Child de l'album Hours que j'ai un jour trouvé sur une brocante en Belgique. Manque de bol, le cd sautait pile sur ladite chanson. J'ai eu ma période Earthling et 1.Outside, étrangement changeant et déstabilisant ce dernier. C'était une autre manière d'écouter Bowie, de la musique qui m'était à l'époque moins accessible dans ses sonorités. Il y eut Reality en 2003, l'après attentats, le retour d'un Bowie inclassable et magistral.

 

Je garde tout cela en mémoire, des bribes de chansons çà et là, des souvenirs, des rêves où Bowie me disait « Regarde, c'est le monde entier ! ».

 

Bowie partout.

 

Et aujourd'hui davantage, aujourd'hui et demain, peut être bien jusqu'à la planète Mars, on entendra David Bowie.

 

« Lucky old sun is in my sky

Nothing prepared me for your smile »

Thurday's Child

- Thin White Duck -

 

Publié dans Let's dance, Souvenirs

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La robe à effets spéciaux !

Publié le par Manu

Robe polo ornementée - ASOS

Robe polo ornementée - ASOS

Pour les fêtes de fin d'année, j'avais envie d'une robe à sequins, avec beaucoup beaucoup de sequins. Un truc qui brille, qui fait " robe de fêtes", des effets spéciaux à elle seule ! Et puis j'ai trouvé cette robe.

C'était LA robe qu'il me fallait. Pas trop courte, pas trop ringarde, un peu sirène puisqu'elle a tout pleins de reflets sur ses écailles ... Depuis que je l'ai reçu, je la regarde tous les jours et je me dis qu'elle est vraiment chouette, que j'aurais aimé en avoir une comme celle-ci bien avant ...

 

Un peu de paillettes et la vie devient plus chouette !

 

LET'S DANCE !

LET'S DANCE !

Robe de sirène

Robe de sirène

Publié dans Let's dance

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INTERPOL - El Pintor

Publié le par Manu

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Photo by Charlotte Zoller


 

Certains moments sont uniques, il convient donc de prendre le temps de les savourer. Un artiste pourrait sans doute nous décrire davantage cette énigme complexe à multiples inconnues, l'écriture, la peinture, la musique. En fait, tout cela est une entité de choses qui ne sont pas encore créées et qui ne peuvent devenir palpables même à celui qui pense en avoir compris le sens. En d'autres termes, une œuvre est inspirée mais n'a pas d'ambition outre le fait d'être désirable. Et sans doute aussi de faire plaisir. Voilà donc où je veux en venir : le nouvel album d'Interpol s'est fait attendre et donc, il est devenu désirable.

 

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Nîmes le 08 juillet 2014


Lever le voile sur une œuvre ne doit pas être chose aisée, surtout quand on a mis du temps à la créer. Il faut d'abord en faire une esquisse, la brouillonner un peu, la détruire parfois pour en retirer juste ce qu'il faut, cette petite note abstraite qui ne se dissoudra pas dans l'air au clair de lune. Il faut savoir se chamailler, s'arrêter, se dissiper aussi et puis repartir pour créer cette chose qui sera mentionné sur les journaux comme fabuleux … peut être. Oui, sans contrefaçons, oui, assurément. Je n'arrive pas à hésiter, je n'ai pas vraiment de mots pour décrire les premières notes de All The Rage Back Home, l'avant-propos de l'album qui aspire à plus de liberté, au choix musical comme textuel. Une chanson de gestes peut-être bien, inspirée et aspirée par la voix de Paul Banks, un souffle, un murmure et puis … My Desire et Anywhere, deux chansons découvertes durant un concert au clair de lune. On a parfois l'impression d'un retour aux sources, comme d'un besoin de parfaire quelque chose qu'on a laissé là, dans un coin. Peut être bien que ces chansons, ces textes étaient là, planqués dans un recoin d'un vieux bureau poussiéreux depuis ce temps mémorable de Turn on The Bright Light.

 

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Same Town, New Story complète mes propos et continue sur sa lancée de l'album parfait : il ne m'en faut pas plus pour déclarer cette chanson comme génialissime. Les effets sonores, les voix très présentes entourent cette chanson parfaitement mystique, onirique. Voilà c'est fait, le voile est levé. Les partitions en élaborations ne sont plus qu'un arrière goût de frénésie qui titille l'esprit, qui entourloupe l'auditeur. La frénésie encore et toujours autour de My Blue Supreme, à écouter dans le noir pour percevoir ce petit truc en plus, les sens en éveil. Un Everything is Wrong profond, envoûtant et sensé avec le sensiblement parfait Breaker 1, dans le noir et dans les entrailles d'Interpol tel Ancient Ways, ardemment provoquant. Avec Tidal Wave la fin est déjà proche, la rythmique est saccadée mais pourtant si esthétique. La lumière éphémère sur la scène, le noir sublime qui les habille, un peu de rouge passionnément et voilà déjà le final de cet opus incroyable, Twice as Hard, énigmatique.

El Pintor est un petit joyaux d'élégance, beaucoup plus structuré que les albums précédents, il est sublime et cache encore de jolies choses sur quelques B-Sides ou peut être bien dans le tiroir d'un bureau tout poussiéreux !

Publié dans Let's dance

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