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We must Get Home - Poem

Publié le par Manu

James Dean lisant James Whitcomb Riley

 

We must get home! How could we stray like this?
So far from home, we know not where it is,
Only in some fair, apple-blossomy place
Of children's faces--and the mother's face
We dimly dream it, till the vision clears
Even in the eyes of fancy, glad with tears.

We must get home--for we have been away
So long, it seems forever and a day!
And O so very homesick we have grown,
The laughter of the world is like a moan
In our tired hearing, and its song as vain,
We must get home--we must get home again!

We must get home! With heart and soul we yearn
To find the long-lost pathway, and return!...
The child's shout lifted from the questing band
Of old folk, faring weary, hand in hand,
But faces brightening, as if clouds at last
Were showering sunshine on us as we passed.

We must get home: It hurts so staying here,
Where fond hearts must be wept out tear by tear,
And where to wear wet lashes means, at best,
When most our lack, the least our hope of rest
When most our need of joy, the more our pain
We must get home--we must get home again!

We must get home--home to the simple things
The morning-glories twirling up the strings
And bugling color, as they blared in blue-
And-white o'er garden-gates we scampered through;
The long grape-arbor, with its under-shade
Blue as the green and purple overlaid.

We must get home: All is so quiet there:
The touch of loving hands on brow and hair
Dim rooms, wherein the sunshine is made mild
The lost love of the mother and the child
Restored in restful lullabies of rain,
We must get home--we must get home again!

The rows of sweetcorn and the China beans
Beyond the lettuce-beds where, towering, leans
The giant sunflower in barbaric pride
Guarding the barn-door and the lane outside;
The honeysuckles, midst the hollyhocks,
That clamber almost to the martin-box.

We must get home, where, as we nod and drowse,
Time humors us and tiptoes through the house,
And loves us best when sleeping baby-wise,
With dreams--not tear-drops--brimming our clenched eyes,
Pure dreams that know nor taint nor earthly stain
We must get home--we must get home again!

We must get home! The willow-whistle's call
Trills crisp and liquid as the waterfall
Mocking the trillers in the cherry-trees
And making discord of such rhymes as these,
That know nor lilt nor cadence but the birds
First warbled--then all poets afterwards.

We must get home; and, unremembering there
All gain of all ambition otherwhere,
Rest--from the feverish victory, and the crown
Of conquest whose waste glory weighs us down.
Fame's fairest gifts we toss back with disdain
We must get home--we must get home again!

We must get home again--we must--we must!
(Our rainy faces pelted in the dust)
Creep back from the vain quest through endless strife
To find not anywhere in all of life
A happier happiness than blest us then ...
We must get home--we must get home again!

Publié dans Lire, We are free

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Renée Rivet, Chemin de Fumées

Publié le par Manu

Renée Rivet, Chemin de Fumées

Comme j'aime ce titre ! Chemin de fumées, çà sonne si bien, c'est inspirant, poétique, magique. La magie, définition même de ce magnifique recueil trouvé sur une étagère poussiéreuse des Emmaüs !

Renée Rivet n'est pas très connue dans le monde de la poésie ; elle a pourtant été nommée dans l'anthologie de la poésie féminine française. Renée Rivet est née à Neuilly sur Seine en 1923 et est décédée en 2013. Je n'ai pas beaucoup d'informations à son sujet si ce n'est ces quelques lignes de l'Anthologie :

«  Chaque poème, riche de sensations et d'observations, est un conte, un tableau ou un court métrage enregistrant un instant de la vie pour le conduire vers une surréalité légendaire. »

Renée Rivet Un chat sur un Toit

Le recueil Chemin de Fumées a été édité en 1956. Le lecteur est invité à y découvrir quatre demeures, quatre « passages » de la vie.

J'ai beaucoup aimé cet ouvrage, il est pour moi un recueil des origines, de l'enfance, des histoires que l'on se raconte à soi-même ou à d'autres, ces petites histoires qui font la vie et l'éternel réveil de la poésie que l'on porte en soi.

 

L'Anthologie

À noter que les écrits de Renée Rivet sont difficiles à trouver. Écumez les brocantes, Emmaüs, les endroits où les livres prennent la poussière !

Ce recueil a été publié aux Éditions Seghers.

 

 

Renée Rivet, Chemin de Fumées

 

Publié dans Lire

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Congo

Publié le par Manu

Alain Mabanckou

Le Printemps des Poètes bat son plein et c'est le moment idéal pour découvrir ou redécouvrir les écrits de quelques auteurs. J'ai aujourd'hui choisis Congo d'Alain Mabanckou.

Dans son recueil, Alain Mabanckou évoque son pays, le Congo, paradis perdu de son enfance, à travers les voix de ses ancêtres, les voix des gens du pays, mais des arbres aussi. Il y a cette osmose entre le réel et l'irréel, le sacré, les rituels, les mystères des voix qui entourent les poèmes de l'auteur. Les mystères de la terre demeurent et renaissent, visage après visage, écorce après écorce.

«  Un homme ne meurt pas, il renaît dans un autre lieu. » mots magiques, silhouettes invisibles et « voix [qui] déchirent le silence. ».

Alain Mabanckou interroge le passé de son pays, mais aussi son avenir. «  […] il faut prendre le temps de peser sa détermination […] », car les routes sont parfois sinueuses, les distances immenses. Et que faire des souvenirs, des vieilles maisons vides, où les paroles ne sont plus que des échos aux papiers décrépis ?

Congo Alain Mabanckou

Ce recueil est beau, humble et indissociable, comme ce passage :

« Notre Destin est un entrelacement de végétation,

avec parfois des épines que nous contournons...

Au-delà, il y a peut-être le bonheur qui nous attend. »

 

Alain Mabanckou est poète et romancier. Né au Congo-Brazzaville, il vit aujourd'hui à Los Angeles où il enseigne la littérature francophone. Il est également l'auteur de Verre Cassé et de Petit Piment.

 

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Leaving Las Vegas

Publié le par Manu

Leaving Las Vegas

 

Il y avait ces derniers mots écrits noir sur blanc et un point. Puis plus rien, rien d'autres que cinq pages blanches. Mais pourtant, en transparence, j'avais l'impression que le roman continuait de s'écrire, de s'échelonner et former de longues lignes noires sur le papier blanc. J'aurais voulu que l'histoire ne s'achève pas à ce point.

 

Leaving Las Vegas. Une femme fait le trottoir. Un type, ivrogne, perd connaissance sur ce même trottoir. C'est une histoire à ne pas y croire, une histoire ou l'amour déclare la guerre à la prostitution, à l'alcool, aux nuits frénétiques de Las Vegas.

 

J'ai aimé. Pourquoi, je ne saurais dire. Il se pourrait bien que j'ai été happé par le fil de l'histoire, conducteur entre deux personnages que rien n'oppose, que tout relie, qu'on le veuille ou non.

 

Leaving Las Vegas, un roman de John O'Brien, à qui on ne peut que penser lorsqu'on tourne les pages de son livre. Alcoolique lui-même, il mettra fin à ses jours en 1994, deux semaines après avoir appris que son roman allait être porté au cinéma.

 

Un roman noir, frénétique et romantique.

 

Publié dans Entre les lignes, Lire

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