4 articles avec reve

Nourrir le Monde

Publié le par Manu

Nourrir le Monde

Il y a quelques semaines, j'ai voulu changer radicalement de profession. Je m'en souviens … j'étais le dos au mur, je regardais en l'air, j'étais bloquée, mes pensées étaient en l'air. Tout paraît et disparaît. J'avais accroché toutes ces photographies au mur, j'avais épinglé des bouts de ma vie sur un tableau de liège et j'ai compris … j'ai compris que ce que je cherchais depuis tout ce temps était là, sous mes yeux, dans mes souvenirs aussi.

Travailler avec et pour la Nature. Travailler lentement mais sûrement, travailler autrement, apprendre de la terre, apprendre de ce qui nous entoure, apprendre de la vie. Parce qu'elle est partout cette vie, parce qu'elle est en nous, c'est une petite lueur.

Je me souviens de cette école qui dit «  Nourrir le monde d'intelligence ! ». Je trouvais çà un peu gros, il n'y a pas que l'intelligence qui nourrit ce monde, il y a le savoir être et savoir faire, il y a la façon de vivre la terre, de la faire vivre ou revivre, il y a ce cheminement, presque vital et quelque part un peu mystérieux à apprendre.

Apprendre. Lire. Écouter. Parler. Voir... Le jour, je pense à mon projet, la nuit, je pense aux plantes, à la terre. Je repense à ce que j'ai lu, je repense à mes souvenirs …

J'avais un grand-père jardinier et mes autres grands-parents avaient un petit jardin ou énormément de choses poussaient. Je me souviens surtout de la petite serre à côté des groseilles, du cerisier et de l'énorme tas de compost. Je me souviens des odeurs, de mes explorations dans le jardin des merveilles.

Alors aujourd'hui, je rêve de ce jardin aux merveilles. Des beaux légumes, des fleurs partout pour les pollinisateurs, des fruitiers comme barrières naturelles, de la reine des près, ma plante préférée, des produits de mon jardin pour tout le monde, pour nourrir le monde.

 

Le chemin est encore long jusqu'à ce rêve, il reste tout à faire, à créer, à apprendre surtout. J'ai tant à apprendre ...

Nourrir le Monde

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Soleils

Publié le par Manu

Grèce, Corinthe

Un matin, je me suis noyée sur les bords d'une mer salée.

Le dos courbé aux vagues, je me laissais flotter. J'avais emprisonné en mes mains le souffle du vent des sables chauds, des paillettes couleur d'argent. Je les laissais s'envoler vers d'antiques vallées, là où les Dieux vivent à jamais.

Je rêvais, je nageais dans les eaux limpides, face au ciel, aux soleils.

 

Souvenirs de Grèce, 2014

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Aucun chemin n'y mène

Publié le par Manu

Aucun chemin n'y mène

Aucune voiture ne va ou je vais. Là où les insectes volent vers les quatre soleils. Là où les déserts séparent la Terre entière, les nuages et les dunes éphémères. Il n'y a pas de caractères, pas de silhouettes à suivre, juste d'épais traits sur de longs cailloux perforés, des étoiles de mers séchées par les vents, des arbres effacés par des nuages de poussières rougeoyant. On y voit que le scintillement d'eaux troubles, des phénomènes étranges et insurmontables, des mers déchainées, des merveilles emprisonnées. La nature s'est oubliée.

Là où je vais, il n'y a plus de pages, il n'y a plus de lignes à écrire, des kilomètres suspendus, feuilles de brouillard. Les mirages remplacent les souvenirs, ombres survolées, visages de toujours, suspendus au corps, tatoués à même la peau, la carte des souvenirs. Là où bien d'autres ont été, peut être un jour, les eaux me berceront, d'autres chemins plus loin encore. Existe t-il cet endroit ?

Là où je vais, je n'ai besoin de rien d'autre que de ce tatouage où l'encre se mêle aux rêves éveillés.

Publié dans Les mots, Rêve

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Machines Secrètes

Publié le par Manu

 

 

 


 

 

La nuit arrive, la nuit venue, la nuit remue et puis après, c'est le grand noir. Le monde est inversé, inversement situé dans un hémisphère inconnu. Un dédale obscur, immensément étroit … des tergiversations redondantes, des illusions illusionnistes, des procédés inexplicables. Le grand noir, la belle noire, le monde si proche et si loin. La Terre entière s'écroule dans cette nuit noire, immergée, l'iceberg enfin retrouvé. Et si demain était différent, si demain était hier ? Des empyrées mécaniques aux cœurs artificiels se substitueraient à nous, à tout et le reste du monde sera normal. Sauf moi. Sauf ma conscience inconsciente, fragile et oubliée. Peut être alors me pardonnerais-je à la nuit, aux hermaphrodites qui se confondent à la lumière de ma bougie. Dans un quart de siècle, la nuit sera plus belle encore, plus loin toujours, éveillée, comme jamais. La nuit sera vivante, sacrée, illuminée. Et ce qui fut sans lumière un jour sommeillera pour toujours.

 

 

C'est une époque propice à l'écriture. Peut être poussé par je ne sais quoi, peut être par Aurélien ou bien juste moi qui ne veut pas laisser tous ces mots déambuler dans ma tête sans que je ne puisse rien y faire. La musique m'aide toujours autant et j'ai du mal à faire sans elle ... se serait oublier les débuts, avec Interpol ou bien quelques paroles mélancoliques d'un dieu du grunge, oui, lui. Et il y en eut pleins d'autres, en passant par Arcade Fire que j'écoute sans cesse en ce moment. Ils sont très doués, ils sont prolifiques, j'aime leur écriture étrange et leur musique déjanté. C'est un groupe assez énigmatique pour moi ... j'ai eu la chance d'avoir leur dernier album pour Noël et si vous ne l'avez pas encore écouté, foncez-y ! 


Arcade Fire


Arcade Fire de Chad Wadsworth sur Flickr

 

 

 

Hier, j'ai appris la disparition de Benjamin Curtis ( le 29 décembre dernier en fait), un des membres fondateur de Secret Machines et de School of Seven Bells, entre autres. La vidéo de ce début d'article est donc une sorte d'hommage à ce très bon musicien.

Publié dans Let's dance, Rêve

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