UKRAINE

Publié le par Manu

photo: euronews

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Dans la poussière d'une ville fantôme, le décor inachevé d'une chambre d'enfant. Il doit être 10h du matin et le silence regne, tristement. Les femmes et les enfants ont fuis, les hommes, armes à la main, tentent de garder leurs terres, celles qui les ont vu naître, eux d'abord, leurs enfants et petits enfants par la suite … mais rien n'est plus comme avant. Les villes sont détruitent et des gens ont été tués. Des bébés sont morts, des femmes sur le point d'accoucher ont été tuées dans des hopitaux, des caves ou elles s'étaient réfugiées. Comme des animaux, terrés dans leurs trous, béants de solitude, d'incertitudes. Comment promettre la vie à un enfant si d'autres la bombarde actuellement ? Comment désirer vivre et rester dans cette pénombre ? Partir ou mourir, quitter sa vie d'avant, quitter la vie tout court. Rester et mourir, à petit feu, mitraillé par un seul, sans foi ni loi, le dictateur de nos peurs. L'effroi se lit sur les visages des touts petits, de ceux qui devront grandir plus vite … car le monde ne les épargne pas, l'horreur ne les oublie pas. Ils deviennent à leur tour des exilés, des sans terre et dans leurs yeux qui comprennent trop vite le monde, l'admirable combat de leurs parents qui, coûte que coûte, surmontent l'insurmontable.

Et nous, à des miliers de kilomètres de cette Ukraine en poussière, nous les regardons à travers notre écran de télévision, traversant des ponts détruits, des frontières sans un hypothétique retour à la maison. Nous, dans nos chaussons bien confortables, nous regardons le monde se détruire, s'affaisser sous nos yeux, mutiler des vies entières et nous n'avons qu'une chose en tête : «  Le pouvoir d'achat en France ».

Quelle est donc cette humanité qui s'est oubliée ?

Publié dans Et pendant ce temps...

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