5 articles avec souvenirs

Pin's et Cartes Postales - Dimanche Brocante

Publié le par Manu

Denver ( le dernier dinosaure ! )

Denver ( le dernier dinosaure ! )

Carte postale fantaisie

Carte postale fantaisie

Une fois n'est pas coutume, le dimanche, c'est jour de brocante !

Un petit aperçu de mes trouvailles du jour: 2 fabuleux pin's Denver le dernier Dinosaure de 1988, mon année de naissance!

Et ces très jolies cartes anciennes dont je ne peux décidément pas me passer...

Ma passion pour les cartes fantaisies est très récente mais je commence à en avoir une belle collection: des femmes, beaucoup beaucoup de femmes, en couleur, noir et blanc, avec des paillettes, ou sans; des couples un peu moins; des enfants parfois, surtout si le sujet traite de Noël, des cadeaux, du sapin ... Toutes ces cartes sont des petits trésors, des témoignages d'une époque passée, un peu oubliée, dans une boîte à chaussures, au fond d'un tiroir. C'est l'époque ou les gens s'écrivaient encore, s'envoyaient des mots doux à tout vent, ils écrivaient jusqu'à ne plus avoir de place sur le revers de la carte, c'en est parfois touchant.

Alors je les conserve, je veille sur elles, dans mes petits classeurs bien rangés, en espérant les garder une éternité.

 

Et vous, quelles sont vos collections ? Qu'aimez-vous rapporter des brocantes ?

 

( Photo de Durtal par Corka' )

Brocante de Durtal ( Maine et Loire ), ce jour

Brocante de Durtal ( Maine et Loire ), ce jour

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Hier

Publié le par Manu

Hier

Hier, c'était bien. Il y avait des nuages violets dans le ciel et plus rien n'avait d'importance. Je les regardais s'envoler, se dissiper au loin et on était bien, là, à travers champs. J'avais l'impression d'étouffement avant hier. Et ce jour là, à nouveau, j'étais dans la nature, à nouveau je revivais cela, la liberté d'être là, entourée de végétation, du vent, du rien.

Aurélien a désactivé son compte twitter ce jour. Il m'a expliqué que cela ne lui apportait rien, rien d'important, que les gens sont sous l'emprise des réseaux sociaux.

Voilà plus de 10 ans que nous nous passionnons pour le monde d'Internet et tout à coup, là comme çà, il nous faut nous évader, revenir à l'avant, c'était si bien avant. On sortait entres amis, on se voyait pour parler de tout de rien, on se voyait ... maintenant on ne se voit que très rarement, la vie change, il y a Internet, c'est rapide, facile ...Il n'y a plus ce rapport humain, il n'y a pas cette symbiose entre les êtres qui nous définit tant.

On veut trop devenir quelqu'un. Toute notre société repose sur cette phrase.

Alors on se créée notre petit monde, on s'entoure de "personnes" que l'on suit, avec ou sans intérêt ...


 

Je suis nostalgique d'Hier. C'était merveilleux de voir ces nuages violets, des vrais, sans filtres. Comme si notre vie ne tenait qu'à cela, un putain de filtre.

 

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Les lettres oubliées et fleurs fânées

Publié le par Manu

Rosée matinale - Avesnois

 

Trois jours avant notre déménagement, j'ai écrit ceci dans un carnet noir, deux fleurs séchées.

"C'était tout à l'heure. Je sautais à pieds joints dans mes hautes bottes, sur la pelouse fraîchement tondue du jardin. Je voulais en garder un souvenir, le même qu'il y a des années ou la végétation n'envahissait que très peu ce beau paysage, végétal. Mon monde végétal. Celui où je me suis vu grandir, explorer les horizons lointains ou non, dégringolant la pente enneigée avec mon petit-frère dans sa brouette. La maison familiale, celle où l'on se retrouve ou pas, où l'on se perd à explorer le blockhaus comme suspendu par le lierre, les grands arbres et les fougères, les ronces et orties qui prolifèrent. Combien de fois n'ai-je pas pensé m'en séparer, couper le lien avec la civilisation végétale? Et combien de fois y suis-je revenue, inlassablement, hâtivement, en souhaitant m'y perdre à jamais, y construire ici un havre de paix. Peut-être d'une douleur soudaine j'en oublierai la clarté du soleil posé paisiblement sur la verdure, le parfum embaumant du matin, les fleurs roses qui tapissent le sol, la terre, le bitume bientôt. Il me faudra sans doute des années pour me souvenir de ces moments passés, oublier la maison, jusqu'à la verdure qui la recouvrira dans mes songes. Je rêverai alors du banc blanc, face aux framboisiers dont les fruits sont encore si petits, à l'ombre des ombrelles verdoyantes des lierres qui courent, courent toujours. Et les pigeons faire leur ronde habituelle, agrandissant leurs cercles de jour en jour de leurs ailes blanchies par le soleil de l'après-midi. Les oiseaux de paix, intérieurs du rêve qui n'a pas d'âge, qui ne court qu'après le lieu. Et je verrai sans doute ces stalactites pointant leurs gouttelettes sur le béton armé d'un blockhaus abandonné. Elles forment des cornes de licornes, elles se créent et se recréent à l'infini, dès que je leur tourne le dos. J'en oublierai presque les éclats de la guerre dans la pierre, indestructible.

Hier, je rêvassais sur l'herbe. Quelques gouttes de rosée sublimaient la verdure, formant de petites loupes sur chaque brin d'herbe. On pouvait y deviner la longueur de leur tige, la profusion d'alvéoles, leur âge. Indéfinissable. Peut-être infini si l'on part de leurs racines. Les centaines de milliers de racines cachées dans la pénombre de cette argile. Et tout là-bas en bas, la maison de briques rouges s'efface derrière les plus grands feuillages. "

Fleurs Jardin Angers

 

Publié dans Souvenirs, Les mots

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S'accomplir - aux origines de soi

Publié le par Manu

Le mystère de la femme à l'océan

Le mystère de la femme à l'océan

Le premier janvier 2008, j'ai commencé à écrire un article sur mon blog de l'époque, à 00h41. Il devait parler de l'année 2007 écoulée, de mes projets pour la nouvelle année. Malheureusement, un problème d'écran bleu a supprimé entièrement l'article que j'écrivais, sans même garder le brouillon. J'ai donc recommencé cet article que j'ai intitulé «  00h00 Bis – The New ».

Mon article était accompagné d'une photographie de Paul Banks ( du groupe Interpol – dont le titre « The New » provient d'un de leur album) devant une machine à écrire.

J'ai commencé à écrire en 2007. A écrire des choses plus structurées ; je me laissais emporter par les lectures, les chansons de mes groupes préférés, je me cherchais. Je savais que, quelque part en moi, il y a avait cette envie sincère d'écrire, de dire des choses que je gardais en moi. Revenir à mes origines.

Un soir, je me souviens avoir ouvert grand ma fenêtre, j'ai fermé les yeux … j'ai eu un déclic. J'entendais les trains qui passaient au loin, le bruissement des feuilles, je sentais les souvenirs venir à moi.

 

Ce ne sont pas les influences qui comptent, c'est le choix de ses influences qui est important.
Titouan Lamazou

 

Dans mon article du premier janvier, j'expliquais combien il m'était important d'écouter les paroles de mon professeur de philosophie, de littérature ou même les sages paroles de mes parents. Écouter et savoir écouter son cœur, ses envies...ses rêves. Beaucoup d'idées me sont venues en rêvant. Pas seulement pour l'écriture. Je me disais donc que, quel que soit l'idée, bonne ou fausse, cela valait le coup d'essayer, d'en faire quelque chose, d'y croire et de continuer. À l'époque, c'était l'année du Bac, les cours m'ont beaucoup aidés. Quel que soit le sujet, il fallait toujours se remettre en question, c'est ce qui m'aidait à avancer.

Avec le temps, des soirées passées à écrire des articles sur mon blog ( j'en écrivais un par jour!), j'ai réussi à réaliser mes idées, à mettre un nom sur ce qui me prenait du temps et de la place dans ma tête : ECRITURE. J'avais soudain l'impression d'être là pour quelque chose, de vivre une passion intense, être en harmonie avec moi-même et les autres ( même avec mes parents!). J'écrivais nuit et jour, sur mes cours, parfois sur un rebord de table, je gribouillais des trucs et après je suis passée à la photographie.

Oui, la photographie car la mémoire, selon moi, ne pouvait pas tout emmagasiner. Je photographiais tout un tas de choses, importantes ou non, surtout lors de mes promenades le week-end. Ainsi, avec ma collection de photos, mes mots, je pouvais faire un lien entre ces deux mondes, mettre une image sur un mot. Rien ne prenait la poussière, les souvenirs revenaient, se reconstruisaient. La partie de dominos, le puzzle que j'avais autrefois repoussé car trop difficile à reconstruire se liait à présent, comme l'encre au papier.

Un jour, un ami m'a dit «  Mais c'est de la prose ! ». Je ne comprenais pas. Je ne savais pas vraiment, moi, étudiante en Littérature, ce qu'était vraiment la prose. Je me noyais dans mes idées, dans les mots. Et çà, pour lui, c'était de la prose. De la prose poétique.

 

Les gens ont peur d'eux même, de leur propre réalité; par-dessus tout de leurs sentiments.

Jim Morisson.

 

À vrai dire, je n'y avais pas songé. J'écrivais depuis peu, de façon imparfaite, pas du tout prétentieusement, sur mon ressenti, mes fragilités. J'écrivais sur mon monde, mes sentiments, la disparition aussi. La perte de mon grand-père m'a profondément marqué. À l'époque où l'on se cherche, où l'on ne sait pas très bien ce que l'on ressent, la perte d'un être cher peut vite devenir insurmontable. Je l'ai toujours dit, je le dirais tout ma vie, c'est l'écriture qui m'a aidé à surmonter la disparition de mon grand-père. À partir de ce jour, je m'enfonçais dans une quête du souvenir, de l'enfance … car bien des choses m'ont paru comme effacées. Je devais glaner les souvenirs, comme mes grands-parents les avaient égrenés derrière moi, dans un village reculé.

Parfois, aujourd'hui encore, je me demande si tout cela a un sens. Et aussi pourquoi avoir choisi l'écriture. Mais en fait, je ne crois pas avoir choisi l'écriture. C'est elle qui m'a choisi.

Je me revois dans la cabane à outils de mon père, mon carnet d'écriture entre les mains. J'écrivais la suite des aventures de Docteur Jeckyll et M.Hyde. J'avais 10 ans.

J'espère que dans 10 ans encore, 50 ou plus j'écrirais toujours. J'aurais les cheveux gris ou blancs, un beau petit coin bureau, un chat à mes côtés et toujours le tableau de mon grand-père face à moi. Par-dessus tout.

 

Photo: la boite verte. Cette photo a une histoire, la voici !

 

 

 

 

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