10 articles avec c'est subjectif

Business is Bliss Men !

Publié le par Manu

Business is Bliss Men !

Un jour, Michaël Jackson aurait dit ceci à Paul McCartney «  Business is Business Paul ! ». ( au sujet des droits sur les Beatles). Tout est dans ces quelques mots. Le fric, c'est le fric, le fric, c'est chic.

Avec mon amoureux, aujourd'hui jour pluvieux, on avait envie de découvrir un salon « Zen&Bio ». On se dit « Youpi, une sortie qui pourrait s'avérer cool et intéressante ! ». Mais je suis revenue avec un mal de crâne. Pourquoi ? Peut être la climatisation qui déraillait, le brouhaha intérieur, le nombre de choses à regarder, les yeux qui ne suivent pas... mes yeux se sont arrêtés sur tous les stands, mon odorat sur des matières toutes plus étranges les unes que les autres. Un moment, j'ai eu un doute : ces gens qui testent un appareil à respiration apaisant sont-ils apaisés ? Non, pas vraiment, ils semblaient flippés à l'idée de savoir ce que la condensation du merveilleux produit miracle allait faire sur eux. Les gens qui achètent un savon bio au calendula à 7€ sentiront-ils la fleur ? Espérons-le pour eux !

Dans un salon comme celui-ci, à travers les allées, on retrouve beaucoup de gens âgés, au pouvoir d'achat beaucoup plus important que le notre ( le notre avec mon amoureux en tout cas), des gens qui découvrent des choses dingues, des éponges en fibres de bambou, des oreillers massant, des tisanes ayurvédiques dans des boîtes qui sentent … le carton tout joli, tout beau.

Est-ce que tout çà, çà ne serait pas un peu pour le côté tout beau, tout propre, tout bio ? Dans le Nord, on dit souvent à quelqu'un «  T'es bio ti ! »pour lui signifier qu'il est beau ( et pas bio!).

 

Quand je mets les pieds dans un magasin bio, j'ai de plus en plus l'impression que les gens regardent le bout de leurs gueudasses, à peine la caissière et que surtout, surtout, ils ne cherchent pas la discussion. J'ai commencé à les appeler les « gens blasés et snobs ». Je me souviens de cette personne qui attendait derrière moi lorsque je cherchais le bouton avec le numéro des bananes : elle s’impatientait, me collait avec tous ses sachets kraft et à un moment elle me dit « C'est pas compliqué, y'a un numéro pour chaque aliment..z'avez qu'à regarder et me laisser peser mes fruits parce que moi, je connais mes numéros ! ». Mais qu'est ce que c'est que cette mentalité ?

J'étais, ce jour, tombé sur une connasse de première qui n'avait pas que çà à faire avec son cadi remplit de sacs kraft.

 

Mais revenons à notre salon du zen&bio. Les produits proposés étaient certes souvent labellisés, mais aussi et surtout deux fois plus chers qu'ailleurs. Pourquoi ? Parce que les exposants venaient des quatre coins de notre jolie France, parce qu'un stand, çà coûte bonbon. On a acheté du miel et du pain d'épices à un apiculteur récoltant de la Creuse. Le petit pot de 200g était à 8€ et le pain d'épices à 29€ le kilo. Alors, c'est du business ou pas ?

J'adore flâner sur les marchés, goûter des produits du terroir, rencontrer les producteurs du pays, mais je préfère quand c'est local. Au salon zen&bio, on les a cherché les producteurs locaux. Ils étaient bien planqués. Au magasin bio, très souvent pour les fruits et légumes, on a des choses qui nous viennent d'un peu partout. Les oranges, çà ne pousse pas encore en Maine et Loire, je suis d'accord, mais les pommes ?

 

Pour moi, le bio, c'est trop vague. J'ai l'impression qu'il n'y a plus de limites au biologique. Comme les grandes enseignes qui se mettent au bio, Carrefour, Lidl et j'en passe... du bio qui vient d'où ?

C'est bien de manger sans pesticides, d'être engagés dans cette démarche mais au fond, est-ce vraiment bio ? Genre, les petits biscuits au chocolat du Pérou, ils sont bio comment ?

 

Et le marché du Bien-être ? Qu'est ce que le bien-être ? Qu'est ce que c'est d'être zen ? C'est faire du yoga ? Faire ses courses au magasin bio et acheter des gemmes de toutes les couleurs ?

 

Je n'ai pas envie de détailler des informations que vous pourriez retrouver sur Internet. J'ai juste envie que les gens prennent conscience que, acheter des choses, pleins de choses, çà ne les rendra pas plus zen et bio, réfléchir sur notre manière de consommer, çà c'est mieux. Voilà ce qui me rend zen. Et la bave d'escargot, çà rend pas plus belle … sauf si votre homme vous dit «  T'es bielle ti ! ».

 

Idée 1 : Essayez les marchés ! C'est pas plus cher qu'en grande surface, les fruits et légumes sont souvent de meilleur qualité et surtout, les producteurs locaux y sont présents.

Idée 2 : Avant d'acheter quoi que ce soit, vérifiez que vous n'avez pas quelques restes dans votre frigo et faites-en une soupe par exemple. Si vous avez quelques légumes qui commencent à pourrir, vous pouvez les utiliser pour un faire des bouillons cube. ( vous les faites revenir avec un peu d'huile d'olive, vous les laissez bouillir un bon moment dans de l'eau salé et vous les passez à la passoire pour ne récupérer que le bouillon que vous mettez ensuite dans les étuis à glaçons - je fais surtout çà avec les pelures de légumes que je mets dans un bocal en verre au congélateur. Une fois que j'en ai beaucoup, je les fais mijoter pour en faire des bouillons)

Idée 3 : Donnez plutôt que de jeter ! Pour les vêtements mais aussi les livres ( boîtes à livres …), les légumes …

Idée 4 : Demandez-vous «  Ai-je vraiment besoin de ce truc ? »

 

~> Essayez les chouettes idées de Idecologie !

 

Photo: Chaminou, notre Minette extra-ordinaire !

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Écho

Publié le par Manu

Écho

Le béton prend forme. Il marque les corps, les éléments naturels, nomme les paysages alentours, leurs contours. Le contour des choses, oui le voilà, contemplative que je suis, médusée par l'immense œuvre d'un artiste à présent disparu. A t-il souhaité extraire la vie troglodytique, extraire les pensées de ces hommes et de ses femmes qui ont vécus ici? Le mystère lui appartient.

A présent, le silence fuit sous le monde, dans les artères de pierre et de béton... l'on peut s'entendre respirer, la voix se dissiper, l'écho … ou bien celui d'autres êtres, hors du temps.

Le lieu ...

Écho

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Marion Cotillard

Publié le par Manu

 

 

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Marion Cotillard par Patrick Swirc

 

Ce matin, je la voyais s'évanouir dans les eaux turquoises d'une piscine quelque part en Californie, ailleurs. Je pensais à elle parce qu'il faisait moche, que la musique que je venais d'écouter lui allait bien (pour le côté « soleil de Californie » en fait) … Metronomy semble même en avoir fait sa pote à l'occasion d'une pub d'il y a quelques années. Ces pubs qui servent à faire vendre des sacs de marques et finalement, vendent davantage la célébrité qui en fait l'éloge. Marion Cotillard, c'est cette fille qui devrait davantage marcher sur l'eau et faire des trucs un peu foufous ( comme avec Bowie!). J'ai l'impression que les réalisateurs la prennent pour ce qu'elle est en général : fragile, timide, élégante et bien foutue. Moi, je voudrais la voir dans des rôles un peu plus « tordus », genre un truc à la Inception, la fille qui venait d'ailleurs, une Milla Jovovitch à la Besson ; c'est possible çà ?

 

Aller quoi, un peu d'imagination !

 

( Pourquoi pas un Coffee and Cigarettes, ce film de Jarmush, çà lui irait comme un sac Dior, en mieux!)

 

 

Snapshot in L.A

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Poteries

Publié le par Manu

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Il y a d'abord la terre, difforme et sans vie, grise et lourde. Il y a le soleil et la lumière, les reflets dorés, le rouge translucide, le bleu qui me rappelle tant l'océan, le vide ... plonger les yeux dans un vase, c'est chercher à percer le mystère des couleurs. Au soleil, on aperçoit l'émail qui se détache peu à peu, tel un objet qui vieillit, des rides du temps. La terre est une mythologie, un mystérieux élément que l'homme se plaît à donner vie, en toute liberté. La terre, ce jour, était toute la diversification de ce monde, entre beauté, fascination et déchéance.

C'était hier, le marché aux potiers. Nous étions sur la colline qui surplombe les terres lorraines et il faisait magnifiquement beau. Un marché, ses milles saveurs, ses milles couleurs. L'ambiance était familial, idéale pour s'attarder devant des objets uniques, étranges parfois, beaux simplement. Chapeaux et petites robes légères, la bohème:

 

"Souvent il m'arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne d'un sein
Du galbe d'une hanche
Et ce n'est qu'au matin
Qu'on s'asseyait enfin
Devant un café-crème
Epuisés mais ravis
Fallait-il que l'on s'aime

Et qu'on aime la vie"

 

C'est qu'il aime garder des secrets ce marché, des figures qui se distinguent dans l'asphalte, des couleurs étranges qui apparaissent dans le sombre d'un raku. Et le Japon dans tout çà ? Le Japon dont nous vient cette étrange idée de donner vie à de la terre, de leur donner une forme tridimensionnelle, diluvienne. Fukushima ne nous a pas épargné... les oeuvres en témoignaient.

 

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Dans le verger du couvent, des ombres se dispersaient çà et là au détour d'un arbre, d'une vie, des masques fragiles accrochés à même le fer, des bouts de vie dispersées, des ronds qui n'étaient plus rond et quelques rares expressions de vie, le ventre rond. Mais tout cela n'empêchait pas les fleurs de pousser et les papillons de nous frôler. La terre est là, fragile et suspendue dans le vide, comme un glissement de terrain. La terre sous différents aspects, empaqueté, aux mains qui l'a font germer. Créer la vie autrement, redonner des couleurs au monde qui a souffert, c'est un peu tout cela la poterie.

Publié dans C'est subjectif

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