Au revoir 2013, Bonjour 2014.

Publié le par Manu

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Ma photo 2013: Montpellier, même si je n'aime pas trop la ville.

 

Nous voici maintenant au 31 décembre et comme tous les ans ou presque, je repense à l'année écoulée. Non sans un brin de nostalgie, quoique je suis tout de même heureuse de passer à cette nouvelle année qui nous attend demain.

 

En janvier, nous cherchions le soleil et nous l'avons trouvé à Nîmes. Quelle ville ! Quel Voyage ! Le parc de La Fontaine, les petites rues pavées, oubliées, les rues du centre ville où il fait bon se promener, même en soirée ... sans oublier la mer Méditerrannée, au Grau du Roi. C'est beau, c'est vaste, c'est lumineux et nous y retournerons.

En janvier aussi, mon ami de toujours, Grigri, a disparu.

 

DSCN4170Château de Chimay en Belgique


En avril, nous sommes retournés dans le Nord avec Aurélien, en repassant par la Belgique pour la ballade. C'était bien, comme toujours, de revoir la famille et tous ces beaux paysages qui me manquent.

En mai, Luxembourg. Il faisait un temps magnifique quand nous sommes arrivés dans la capitale; nous avons ainsi pu découvrir les jardins de la Pétrusse et le parc sous un soleil magnifique ... mais ce n'était pas pour bien longtemps, le restant du voyage fut pluvieux, quoique joli.


En août, pendant que je reprenais une activité presque normale, une idée bouillonnait dans la tête de tous: et si nous partions quelques jours en Italie ? Pompéï, la belle, l'inoubliable, la cité engloutie sous la cendre fut un magnifique moment ... je me souviendrais longtemps des granités citronnés le soir, sur la place de la ville. Et puis toutes ces belles lumières du petit matin au soir venu ... et ce jusqu'à Rome. Une capitale grandiose aux petits chemins insoupçonnables, vers Trasteverre notamment. Les bars à cocktails, les façades ocres de la ville, la multitude de langues entendues partout, vraiment partout dans la ville ...

 

les plages dégueuLes plages grises autour de Pompéï


Et puis bientôt le mois d'octobre et le retour dans l'Avesnois, toujours avec Aurélien. Il y a toujours cette lumière éblouissante à cette époque de l'année, celle même qui donne envie de rester dehors, à attente le couché du soleil en grelotant. J'y ai aussi revu Aurore, une amie de toujours qui nous a accueillie chez elle, dans sa maison à la cheminée dans la cuisine et aux pancartes publicitaires McDo au mur.


Puis doucement, l'hiver est arrivé, les jours on commencés à diminuer. C'est cette période de l'année que j'aime moins, parce qu'on ne sait pas toujours quoi faire, alors on passe un peu plus de temps devant l'ordinateur, on pense à l'année prochaine déjà, on joue au Scrabble...

 

Paris en novembre, gris et triste, mais Paris sous les lumières artificielles de Noël. C'était un chouette moment, entre nous, en amoureux <3

Et Noël, le retour en Vendée, enfin ! Depuis un an je n'y étais pas retourné. Aurélien ne m'a malheureusement pas suivi mais les deux semaines sont passées relativement vite. J'y ai rencontré Tagada, le nouveau chaton des parents, j'ai revu la mer, les oies sauvages, tout çà ... J'ai eu des envies de 2014, des idées noires et quelques pensées ailleurs. Des envies de voyages, beaucoup, de soleil, énormément, de nouveautés, d'écritures plus souvent.

 

En 2013, il y eut aussi beaucoup de musiques. Je pense à Nick Cave pour son dernier album que j'ai beaucoup écouté a sa sortie, aux Girls in Hawaii parce que c'est eux ! et puis enfin à Arcade Fire que j'ai attendu très très longtemps ... j'ai été fascinée par la démesure de ces nouveautées, par cette bonne année musicale. Sans oublier Portland au Luxembourg, sous la pluie, devant trois clampins ... inoubliable !

Photographiquement parlant, il y eut aussi quelques nouveautés, des jolies choses à prendre en photos, des beaux chats, des beaux paysages, un très bel amoureux et puis ses photos, celles qui font rêver quand je parcours son Flickr. Les visites de nombreuses galeries comme Yellowkorner ou bien encore des expos comme celles de Depardon, la tant attendue, la plus belle aussi ...

 

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Pour 2014, j'ai envie de changements. D'une vie ailleurs peut être, de choses inattendues ... et j'ai surtout envie de dire: " VIVEMENT 2014 !" 

 

Publié dans Et pendant ce temps...

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La Nuit Remue ... parfois.

Publié le par Manu

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Tenter de faire apparaître un condensé, une file indienne de mots qui se brouillent dans ma tête. Des interférences m'enpêchent d'écrire quoi que ce soit d'intéressant. Pourtant, il y en a eu des audaces, des essais semblant ressembler à un texte … mais ce n'était que diversion.

 

 

Dans les livres, il est écrit l'essentiel. Un monde de pensées diluviennes, rattachées à un ciel sans fond. Pour le toucher du doigt, il faut s'agrandir, se métamorphoser ...On veut trop être quelqu'un, disait Henri Michaux. Pour lui, la nuit remuait trop. Muré dans son vertige, dans tous ces bruits qui battaient la cadence. La vie, un point c'est tout, la vie qui s'en fou en point de suspension. Il me faudra attendre la pluie, le battement d'ailes d'une perdrix et le claquement d'une porte pour m'essayer aux lignes écrites et non dites. Il y a là une suspicion de trou, de peur qui soulève les a priori, l'écriture indécise, imperceptible quand la nuit n'a que trop remuée. La bouche grande ouverte, j'essaie tant bien que mal de happer ces mots qui volent et s'étendent sur les fils électriques. Éclectiques ces pensées qui s'offrent au soleil un jour d'ennui. Bringuebalant des idées insolvables, l'autre moi s'étouffe d'un projet sans nom, d'une vie qui perdure dans l'improbabilité des choses. On veut trop se battre avec soi même, suspendre le temps quelques instants. Ce que donne l'écriture n'est qu'une part de pensées dissoutes dans de l'eau de pluie. L'eau même qui jaillie pour mieux redonner vie aux pensées enfouies.

 

 

Ce noël a un goût amer.

La pluie dégouline, la nuit s'envenime.

Ce Noël est un poison lumineux, un présent conflictuel. Alors les mots n'y peuvent rien, ils restent là, bêtes et agards, impassibles ou presque. J'aurais voulu écrire sur cette année mais je n'y arriverais sans doute pas, pas maintenant. Les mots ...

Pourtant, le ciel n'est pas tout gris. Il y a quelque chose qui reste lumineux, une certaine lubie, une envie que je garde bien cachée au fond de moi. Il y a les mots d'Aurélien, le sens du rouge, du vert, du bleu et même du gris. Il n'y a rien sans eux, il n'y a pas de vie autrement que sans eux.



Rester jeune, croire à la jeunesse éternelle, peut être au Père Noël pourquoi pas.

Je me souviens des douceurs de Noël, des lumières pétillantes à mes yeux, des cadeaux à ouvrir, de la bûche aux marrons qui sent bon l'hiver. Je me souviens d'hier, de la mer parfois, des illuminations de la ville, des bonshommes de neige qui font peur dans les magasins, de l'arbre de Noël qui embaume le salon. Et puis eux, leurs yeux. Et puis nous, tous et entourés.

Au loin, la mer qui s'affolent et la houle qui refoule une marée blanche au large. Je frissonne, j'y repense et reconnaît qu'il y a bien là de la nostalgie. De la douceur à mes yeux, un sentiment incertain de solitude aussi. Quand Noël disparaît, la magie elle aussi s'en va … au fond, les vagues repoussent ces souvenirs pour qu'ils me reviennent à jamais, à jamais.

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Thé Caramel

Publié le par Manu

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Sous la grisaille de Nantes, dans la pénombre d'un vieux café, je repense à mon voyage.

Aurélien était sous le quai de la gare avec son beau sourire et je tentais de retenir mes larmes. En vain. Je voyais les paysages défiler, les oies sauvages qui passaient et disparaissent à travers l'épais brouillard de la Champagne ... et puis en arrivant, cette dame qui me dit que " La Vie est Belle". Je pensais à du parfum, à cette multitudes d'odeurs que l'on découvre au détour d'une gare mais qui ne nous rappelle en rien celle de quelqu'un qu'on a laissé sur un quai de gare. Mon coeur est ailleurs.

Trois petits moineaux me regardent avec insistance ou plutôt regardent mon déjeuner ... je leur donne quelques miettes avant de disparaître dans un long et interminable train qui mène à l'Ouest.

Je me retrouve dans le même wagon que la troupe Mamma Mia ! qui est totalement en délire: des personnages étranges qui sourient et rigolent tout le temps. Ce sont des gens heureux. Un peu bêtes mais heureux. Ils me rappellent mes voyages de fin d'année au lycée.

Puis plus loin, bien loin de Paris ou même de Nancy, un thé caramel qui me réchauffe. J'ai hâte d'arriver, j'ai hâte de repartir.


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De la mer, je ne saurais quoi vous dire à part qu'elle est belle, qu'elle a du caractère. Elle était démontée ce samedi mais il faisait beau et je cherchais quelques photos à prendre ... j'y ai trouvé de belles couleurs, des formes extravagantes, des coquillages que la mer a comme travaillé lors des marées. C'était si calme et si reposant de marcher là sur le sable encore dur et bien tassé du petit matin, c'était incroyable de retrouver ces belles pierres ramenées par l'océan. J'attends encore ma prochaine visite, le prochain passage de la marée haute pour découvrir de nouveaux coquillages encore plus étranges !


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Publié dans We are free

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Sur un nuage

Publié le par Manu

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Hier, nous étions au-dessus des nuages. Il y avait du soleil et le silence nous appaisait. Je regardais passer les nuages et je pensais à demain, aux semaines à venir, à Aurélien ... très fort.

Je me disais que la vie est belle, que de là-haut, tout est plus beau, immaculé, miraculeuses splendeurs.

 

Je ne rêvais pas. Il y avait bien là sous mes pieds, sous nos objectifs des nuages de brûmes qui encerclaient le paysage, laissant ainsi libre court à notre imagination. Moi je volais comme les oiseaux et Aurélien restait là à regarder ce magnifique panorama, pensif et amoureusement beau.

 

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A 540m d'altitude, je ne pensais plus au reste. J'étais déjà bien loin et en même temps dans les bras d'Aurélien.

 

 

Brume, Brume,

Sous un manteau de plumes,

Une montagne dévalée,

Peu après la rosée.

Lieu vaste et immaculé,

Spendeurs dissipées,

Tes yeux sont d'immenses soleils,

Qui me réchauffent entre monts et merveilles.

Publié dans We are free

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