Leaving Las Vegas

Publié le par Manu

Leaving Las Vegas

 

Il y avait ces derniers mots écrits noir sur blanc et un point. Puis plus rien, rien d'autres que cinq pages blanches. Mais pourtant, en transparence, j'avais l'impression que le roman continuait de s'écrire, de s'échelonner et former de longues lignes noires sur le papier blanc. J'aurais voulu que l'histoire ne s'achève pas à ce point.

 

Leaving Las Vegas. Une femme fait le trottoir. Un type, ivrogne, perd connaissance sur ce même trottoir. C'est une histoire à ne pas y croire, une histoire ou l'amour déclare la guerre à la prostitution, à l'alcool, aux nuits frénétiques de Las Vegas.

 

J'ai aimé. Pourquoi, je ne saurais dire. Il se pourrait bien que j'ai été happé par le fil de l'histoire, conducteur entre deux personnages que rien n'oppose, que tout relie, qu'on le veuille ou non.

 

Leaving Las Vegas, un roman de John O'Brien, à qui on ne peut que penser lorsqu'on tourne les pages de son livre. Alcoolique lui-même, il mettra fin à ses jours en 1994, deux semaines après avoir appris que son roman allait être porté au cinéma.

 

Un roman noir, frénétique et romantique.

 

Publié dans Entre les lignes, Lire

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L'Homme céleste

Publié le par Manu

David Bowie

David Bowie

 

C'est une vieille K7 qui tourne dans la chaîne stéréo. Un air d'un ailleurs incertain.

 

The Rise and fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars.

 

Je venais de mettre la main dessus, elle était dans le placard de mon grand-frère.

 

Je n'avais pas les images à l'époque, pas beaucoup de photographies sur la K7 et encore moins Internet. J'essayais de m'imaginer le personnage … jusqu'au jour où j'ai vu un live à la télévision. David Bowie y apparaissait dans son costume de Ziggy. Il était magnifique. Il était si excentrique avec son costume de dingue : il levait les bras en l'air et moi, je faisais de même, j'essayais de devenir Ziggy après l'heure du goûter.

 

Plus tard, mon grand-frère m'a offert un best-of du grand Bowie. Il y a avait là tout pleins de titres géniaux mais c'était un best-of … il n'y avait pas certaines chansons que j'aimais réécouter sur vieilles K7. Parmi elles, Thurday's Child de l'album Hours que j'ai un jour trouvé sur une brocante en Belgique. Manque de bol, le cd sautait pile sur ladite chanson. J'ai eu ma période Earthling et 1.Outside, étrangement changeant et déstabilisant ce dernier. C'était une autre manière d'écouter Bowie, de la musique qui m'était à l'époque moins accessible dans ses sonorités. Il y eut Reality en 2003, l'après attentats, le retour d'un Bowie inclassable et magistral.

 

Je garde tout cela en mémoire, des bribes de chansons çà et là, des souvenirs, des rêves où Bowie me disait « Regarde, c'est le monde entier ! ».

 

Bowie partout.

 

Et aujourd'hui davantage, aujourd'hui et demain, peut être bien jusqu'à la planète Mars, on entendra David Bowie.

 

« Lucky old sun is in my sky

Nothing prepared me for your smile »

Thurday's Child

- Thin White Duck -

 

Publié dans Let's dance, Souvenirs

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