6 articles avec mots d'amour

S'accomplir - aux origines de soi

Publié le par Manu

Le mystère de la femme à l'océan

Le mystère de la femme à l'océan

Le premier janvier 2008, j'ai commencé à écrire un article sur mon blog de l'époque, à 00h41. Il devait parler de l'année 2007 écoulée, de mes projets pour la nouvelle année. Malheureusement, un problème d'écran bleu a supprimé entièrement l'article que j'écrivais, sans même garder le brouillon. J'ai donc recommencé cet article que j'ai intitulé «  00h00 Bis – The New ».

Mon article était accompagné d'une photographie de Paul Banks ( du groupe Interpol – dont le titre « The New » provient d'un de leur album) devant une machine à écrire.

J'ai commencé à écrire en 2007. A écrire des choses plus structurées ; je me laissais emporter par les lectures, les chansons de mes groupes préférés, je me cherchais. Je savais que, quelque part en moi, il y a avait cette envie sincère d'écrire, de dire des choses que je gardais en moi. Revenir à mes origines.

Un soir, je me souviens avoir ouvert grand ma fenêtre, j'ai fermé les yeux … j'ai eu un déclic. J'entendais les trains qui passaient au loin, le bruissement des feuilles, je sentais les souvenirs venir à moi.

 

Ce ne sont pas les influences qui comptent, c'est le choix de ses influences qui est important.
Titouan Lamazou

 

Dans mon article du premier janvier, j'expliquais combien il m'était important d'écouter les paroles de mon professeur de philosophie, de littérature ou même les sages paroles de mes parents. Écouter et savoir écouter son cœur, ses envies...ses rêves. Beaucoup d'idées me sont venues en rêvant. Pas seulement pour l'écriture. Je me disais donc que, quel que soit l'idée, bonne ou fausse, cela valait le coup d'essayer, d'en faire quelque chose, d'y croire et de continuer. À l'époque, c'était l'année du Bac, les cours m'ont beaucoup aidés. Quel que soit le sujet, il fallait toujours se remettre en question, c'est ce qui m'aidait à avancer.

Avec le temps, des soirées passées à écrire des articles sur mon blog ( j'en écrivais un par jour!), j'ai réussi à réaliser mes idées, à mettre un nom sur ce qui me prenait du temps et de la place dans ma tête : ECRITURE. J'avais soudain l'impression d'être là pour quelque chose, de vivre une passion intense, être en harmonie avec moi-même et les autres ( même avec mes parents!). J'écrivais nuit et jour, sur mes cours, parfois sur un rebord de table, je gribouillais des trucs et après je suis passée à la photographie.

Oui, la photographie car la mémoire, selon moi, ne pouvait pas tout emmagasiner. Je photographiais tout un tas de choses, importantes ou non, surtout lors de mes promenades le week-end. Ainsi, avec ma collection de photos, mes mots, je pouvais faire un lien entre ces deux mondes, mettre une image sur un mot. Rien ne prenait la poussière, les souvenirs revenaient, se reconstruisaient. La partie de dominos, le puzzle que j'avais autrefois repoussé car trop difficile à reconstruire se liait à présent, comme l'encre au papier.

Un jour, un ami m'a dit «  Mais c'est de la prose ! ». Je ne comprenais pas. Je ne savais pas vraiment, moi, étudiante en Littérature, ce qu'était vraiment la prose. Je me noyais dans mes idées, dans les mots. Et çà, pour lui, c'était de la prose. De la prose poétique.

 

Les gens ont peur d'eux même, de leur propre réalité; par-dessus tout de leurs sentiments.

Jim Morisson.

 

À vrai dire, je n'y avais pas songé. J'écrivais depuis peu, de façon imparfaite, pas du tout prétentieusement, sur mon ressenti, mes fragilités. J'écrivais sur mon monde, mes sentiments, la disparition aussi. La perte de mon grand-père m'a profondément marqué. À l'époque où l'on se cherche, où l'on ne sait pas très bien ce que l'on ressent, la perte d'un être cher peut vite devenir insurmontable. Je l'ai toujours dit, je le dirais tout ma vie, c'est l'écriture qui m'a aidé à surmonter la disparition de mon grand-père. À partir de ce jour, je m'enfonçais dans une quête du souvenir, de l'enfance … car bien des choses m'ont paru comme effacées. Je devais glaner les souvenirs, comme mes grands-parents les avaient égrenés derrière moi, dans un village reculé.

Parfois, aujourd'hui encore, je me demande si tout cela a un sens. Et aussi pourquoi avoir choisi l'écriture. Mais en fait, je ne crois pas avoir choisi l'écriture. C'est elle qui m'a choisi.

Je me revois dans la cabane à outils de mon père, mon carnet d'écriture entre les mains. J'écrivais la suite des aventures de Docteur Jeckyll et M.Hyde. J'avais 10 ans.

J'espère que dans 10 ans encore, 50 ou plus j'écrirais toujours. J'aurais les cheveux gris ou blancs, un beau petit coin bureau, un chat à mes côtés et toujours le tableau de mon grand-père face à moi. Par-dessus tout.

 

Photo: la boite verte. Cette photo a une histoire, la voici !

 

 

 

 

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Aurélien

Publié le par Manu

Aurélien

Un matin de brume, sa silhouette avait disparu. Lui tout entier, de son corps si vibrant, tout avait traversé le nuage perméable après le vent d'Est. Pourtant, au plus profond de moi, je sentais encore la chaleur de ses tendres baisers, la douceur de ses mains dans les miennes. Je l'aime et je l'aimerai, à travers et derrière d'autres mondes enfouis.

Plus loin, j'ai écrit son prénom sur le sable chaud, j'ai dévoré le soleil seul pour me réchauffer car il n'était pas là, ses mains étaient à des années-lumières de ma peau. La nuit tombée, je l'entendais répondre aux étoiles, leur souhaiter une douce nuit et puis ... je m'endormais en pensant à lui. Il retournait à nouveau derrière le rideau de brume, s'évaporait de tout mon être.

Je garde de lui le parfum de sa peau et la douceur de ses yeux d'amoureux.

 

Publié dans Les mots, Mots d'Amour

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Géographie de nos coeurs

Publié le par Manu

Géographie de nos coeurs

Le mur est épinglé de nombreuses photographies, de nous, de tout. C'est la géographie de nos coeurs, ces grands voyageurs. L'ensemble forme un escalier, des marches comme une ascension vers une colline, le monument qui prend la forme d'un crayon. L'image la plus haute à droite, plus proche du coeur, raconte le départ, impossible départ pourtant si proche, le regard au lointain, vers l'avenir. Un peu plus loin, la famille, le questionnement. Partir, où ? Pourquoi nous quitter ?

Il y a cette part de mélancolie dans ces photos, pourtant pleines de sourires. Car derrière les sourires de circonstances, parfois le manque s'installe, la colère aussi. La distance n'a jamais été un frein, mais plutôt une tempête qui secoue les coeurs, les fragilise. Et puis il y a le départ, vers l'amour toujours, la terre nouvelle. Ne faut-il pas un jour partir pour se renouveller ?

Voilà toute l'histoire de ma vie. Voilà mon voyage et mon avenir qui se dessine sur un autre mur, fait de mots hasardeux, de dessins d'amoureux, d'épingles à cheveux. Dessous ces souvenirs, un manuscrit oublié dans un tiroir de plastique transparent.

Publié dans Les mots, Mots d'Amour

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Love

Publié le par Manu

Love

Je montais les escaliers deux par deux. La lumière du jour et ma jupe en dentelle qui dansait dans les airs. Son regard, sa main, nos mains un instant ou le ciel devenait gris et le feu était rouge. Paris n'était pas assez grande. J'aurais voulu qu'elle soit immense, que toujours le bitume se prolonge, que nos nuits soient infinies.

 

Comme le chocolat chaud encore fumant, la salade de fruits où le cœur chavire …

 

L'Amour nous mène vers la lumière, dans la nuit même car la flamme ne s'éteint jamais.

 

 

Photo: mon amoreux

Publié dans Les mots, Mots d'Amour

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