6 articles avec voyages

Soleils

Publié le par Manu

Grèce, Corinthe

Un matin, je me suis noyée sur les bords d'une mer salée.

Le dos courbé aux vagues, je me laissais flotter. J'avais emprisonné en mes mains le souffle du vent des sables chauds, des paillettes couleur d'argent. Je les laissais s'envoler vers d'antiques vallées, là où les Dieux vivent à jamais.

Je rêvais, je nageais dans les eaux limpides, face au ciel, aux soleils.

 

Souvenirs de Grèce, 2014

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Rencontre avec Kama Sywar Kamanda

Publié le par Manu

Rencontre avec Kama Sywar Kamanda

Il ait de ces rencontres dont on ne voudrait rater le moment, comme la venue du poète congolais Kama Sywar Kamanda à Angers, à l'occasion du Printemps des Poètes. Alors certes, la salle n'était pas pleine, on était une poignée de curieux enfoncés dans nos fauteuils avec, bien souvent, un âge fort avancé, mais nous étions là tout de même, par cette volonté d'écouter, d'échanger, de comprendre la poésie d'un autre poète. Et ce poète aujourd'hui, c'était Kama Sywor Kamanda qui nous faisait l'honneur de sa visite.

Il y a un d'abord une chose que je dois dire avant même d'écrire cet article : Monsieur Kamanda a un rire exceptionnel ! ( voilà, c'est dit, j'adore son rire!)

Kamanda est né au Congo, son écriture, son œuvre entière ou presque porte les voix de l'Afrique. Sa poésie contemporaine est reconnue dans le monde entier.

Kama Sywor Kamanda définit la poésie d'aujourd'hui comme un étendard à porter haut et fort, un engagement de toute une génération, de toutes les générations, de toutes les couleurs. Car oui, en effet, la poésie n'a plus de frontières, la poésie vit dans toutes les langues de la planète, la poésie est une valeur universelle et elle n'a pas de prix. En ce sens, Kamanda explique qu'il a fait et qu'il continue à faire le tour du monde, à parler de sa poésie et des autres, de la poésie en général, mais aussi des conflits socio-politiques qui traumatisent son continent, tous les continents. «  Chaque écrivain africain a dû affronter le monstre de son monde. », disait-il. Chaque écrivain doit affronter la société actuelle, mais surtout, sauvegarder la mémoire des mots, des origines, de l'Afrique. Car s'il y a bien un sujet important pour Kamanda, c'est cette question de sauvegarde des mémoires que le présent balaye aujourd'hui «  J'apprivoise la parole des origines », souhaite exprimer Kamanda dans l'un de ses poèmes lu ce jour La Danse des Esprits. L'Afrique, Terre de feu, Terre des Dieux, Terre de rumeurs, la quête de l'abondance.

Kama Sywor Kamanda a reçu de nombreux prix pour son œuvre, mais ce qui compte le plus pour lui, c'est sans doute de continuer ce voyage intérieur qu'il a commencé il y a quelques années déjà, même si pour le moment il n'écrit plus vraiment de poésie.

Le plus important reste le partage, l'écoute, la transmission.

 

La question au poète : «  Comment écrivez-vous ? Avez-vous un bureau ? »

La réponse du poète : «  J'écris dans mon lit ! Tout ce que j'écris, je l'écris dans mon lit ! »

 

Le printemps des poètes, çà continue jusqu'à dimanche … !

 

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Les Aventurières

Publié le par Manu

Les Aventurières

Nous sommes en 2017 et les femmes dites 'aventurières', ces Indiana Jones au féminin semblent d'une autre ère. Où peut être bien que non ?

Un livre a attisé mon regard dans le rayon d'une librairie il y a peu : Elles ont conquis le monde, de Alexandra Lapierre et Christel Mouchard, sous-titré « Les Grandes Aventurières 1850-1950 ». Le livre comportait cette incroyable photographie monochrome d'Osa Johnson sur un zèbre, image même que l'on se fait d'une aventurière du début du XXème siècle ?

J'ai voulu en savoir un peu plus sur ces femmes qui ont conquis le monde, ces femmes si mystérieuses, captivantes et dont les récits dépassent largement les frontières.

Alexandra David-Neel

L'aventure, c'est la curiosité du monde, la quête de vérité et la désobéissance, écrivent les auteures féminines de ce livre. Désobéir aux codes de la fin du XIXème jusqu'au XXème siècle ( et encore aujourd'hui, non?) qui veux que les femmes soient de bonnes épouses, aient des enfants etc … Pourtant, certaines femmes souhaitent se distinguer, s'émanciper. Elles sont botanistes, ethnologues, géographes … elles sont surtout en mesure de démontrer à tout à chacun ce qu'une femme peut réussir à faire, à vivre, à aller de l'avant et découvrir, comme les hommes, ce que le monde a à nous offrir. Ce sont des femmes qui, lassées de leurs corsets, rêvent et désirent découvrir le monde. Alors elles partent, elles entraînent parfois leur amour dans leurs aventures, vers d'autres horizons que personne ne connaît encore, vers d'hostiles territoires.

En exemple, l'aventurière hollandaise Alexandrine Tinne ( 1835 – 1869 ), dont l'histoire m'a profondément inspiré dans ce livre ( et qui a également inspiré les auteures puisque ce passage est plus long que pour d'autres aventurières).

Alexandrine Tinne

Alexandrine Tinne est née dans une noble famille, elle a une fortune immense et porte le corset lors de ses expéditions. Fidèle à son ombrelle, elle va se lancer dans un voyage aux sources du Nil, celui-ci sera un échec. Pourtant, cette femme courageuse, traversant de nombreuses épreuves comme la perte de ses proches lors d'un voyage, continuera son chemin, accrochée plus que tout à ses désirs, sa rage de fuir la tranquillité d'une vie royale. Alexandrine repart en Afrique, vers Tripoli, au-delà des terres Touaregs, des déserts de sable avec toute son expédition. C'est dans ces déserts hostiles qu'elle perdra la vie, elle, la Sultane Blonde dont la fin tragique est digne d'un grand roman d'aventure.

Au-delà du récit, de l'image que l'on peut se faire d'une grande aventurière comme Alexandrine Tinne, il y a cette soif de Liberté qu'ont eu les femmes depuis toujours, cette soif de l'ailleurs qui guide parfois la vie, les mènent vers un besoin existentiel de savoirs, de connaissances et d'émancipation. Si ces femmes avant 1850 partaient pour des contrées sauvages, c'était non plus pour fuir leur famille, leur mari, mais aussi pour s'inscrire dans le temps, marquer de leurs pas sur le sable la trace de leur passage.

Et aujourd'hui ?

Aujourd'hui les femmes continuent leurs périples, peut être pas à dos de zèbre, mais par d'autres moyens plus modernes. Elles continuent et marchent sur les pas de leurs ancêtres, les grandes aventurières, pour d'autres besoins existentiels, d'autres luttes maintenant et à venir. Parce qu'il y aura toujours des choses à découvrir, à faire, à désirer, à aimer...

 

A lire également: Une expo sur l'exploratrice Alexandra David-Néel

Livre, Elles ont conquis le monde, publié chez Arthaud Poche

Publié dans We are free, Voyages

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Paysages du Sud

Publié le par Manu

Le Grau du Roi

Le Grau du Roi

Partir, prendre le temps et partir. Voilà ce que nous voulions mon amoureux et moi, pour se retrouver, s'arrêter un peu, vivre différemment nos vacances.

La mer

Dans le train qui devait nous mener à Nîmes, quelque part après Paris, au loin s'étiraient monts et vallées, alignés, toutes pointes vers le ciel ; le paysage défilait, le train nous menait encore plus loin que cela. Encore plus loin vers les flamands roses que je m'imaginais, déjà colorés si vivement dans ma chambre, jolies ombres sous leurs ailes dépliées, rose teinté d'un bout à l'autre de la mer salée. Et je les vois encore, dans un coin de mon hémisphère ouest, bien attachés à mes carnets de notes, ils demeurent légers et flamboyants, ces flamants. Nous avons pris le train, beaucoup, jusqu'au dernier arrêt, le Grau du Roi, là où les mouettes virevoltent à s'épuiser entre les bateaux qui rentrent au port. Attendant que la lumière de 17h éclipse les ombres, défragmente les vagues fortes, nous avons marché, nous nous sommes embrassés. C'était déjà l'heure qui tournoyait dans le ciel, le soleil replongeait de l'autre côté du rivage, loin déjà de nous, c'était doux.

Musée Fabre - Montpellier

Au lendemain, la mer n'était pas si loin, à quelques kilomètres peut être et c'était comme du jamais vu dans une ville déjà arpenté. Montpellier. Elle était différente, de ses couleurs, chaudes parfois et crues à la fois, les rues désertes et les allées ribambelle de promeneurs. Dans un musée sombre et bien gardé, telle une forteresse, impasse et torturée, des tableaux que l'on peut se vanter d'avoir vu, des Corot, Doré ou même ce Laugé où je ne vois que le violet, couleur préférée. Ce chemin qui écume le temps, les arbres fleurissants et les oiseaux chantant, l'ombre parfaite, le soleil, incandescent. Ce tableau, emporté dans mes songes, la journée était bien commencé. Les ruelles étroites ou la chaleur s'épuise sur les pierres jaunes nous conduisent à de nombreuses terrasses, places avec fontaines ou jus de fruits frais, ensoleillés. S'éclipser sous les arbres du jardin botanique, découvrir un papillon citron ou encore un chat, c'est s'émerveiller de la douceur de l'instant dans le tumulte de la ville. Avant de repartir, il y a cet arbre aux papiers parsemés, son tronc torsadé, comme s'il formait la tresse d'une déesse … l'âme, mystérieuse, du jardin aux merveilles.

Parc du Peyrou - Montpellier

Marseille, comme un jour de printemps sans commencement. Les boulevards sont comme grandissants sous nos pas meurtris par les kilomètres passés, la foule les épaissie. La ville bouillonne, son cœur vit des langues multiples, son cœur foisonne du sang de la Méditerranée. Le port quadrille le poumon de la ville, là où les pêcheurs vendent leurs poissons, sous la bienveillance de Notre-Dame de la Garde. Il faut se perdre dans le Panier, se retrouver dans des allées où personne ne monte, ni même le petit train, ni même les chats. Juste nous et le linge soufflé par le vent d'Ouest. Là-haut, près d'une petite place, un cuisinier fait griller des sardines et du canard au feu de bois. Le lieu est idéal, atypique, nous nous y arrêtons un instant, puis une heure finalement pour déguster, sous le vent presque léger, la divine cuisine des ruelles de Marseille. C'était beau, c'était bon, c'était simple. Nous passerons à la fois par un musée du savon, par une place où les cafés Fanny et Marius se faisaient face, puis retournerons dans ces ruelles délabrées et taguées où les artisans dévoilent leurs créations.

Le Vieux Port - Marseille

À Marseille, les écailles de poissons voguent sur le port, au soleil, elles deviennent étoiles et nous aveugle. Marseille où le soleil s'étire jusqu'à l'autre bout de la Méditerranée, d'autres terres qu'il me tarde de découvrir.

2ème arrondissement - Marseille

 

Bonnes Adresses :

Restaurant A Strega 23 Rue des Mauvestis, 13002 Marseille – cuisine délicieuse et accueil génial !

Atelier de céramique Étoile Errante, 20 rue des Pistoles 13002 Marseille – de belles créations qui me rappellent Ponyo sur la falaise !

 

 

A venir, un article sur Nîmes !

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