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La beauté d'Ava ...

Publié le par Manu

Ava - Photo uniFrance Films

Ava - Photo uniFrance Films

C'est l'été, la plage est bondée. La lumière transperce les parasols colorés et les enfants jouent à des jeux d'enfants. Ava, elle, rêvasse, le corps inondé de cette lumière, comme absorbé, absorbant tous les rayons avant la nuit.

Je ne vais pas vous raconter le synopsis du film, la bande-annonce parle d'elle-même. Par contre, je peux vous dire pourquoi j'ai aimé ce film.

D'abord, la lumière du film est belle. Non, elle est magnifique. Et c'est très sensuel, il en émane une beauté singulière, inattendue. Car pour moi, l'adolescence ne rime pas avec « merveilleux ». L'adolescence, prémisse du monde adulte, l'inconnu, les choses curieuses de la vie. Oui, la curiosité, ce film est une curiosité. Il nous transporte dans le monde d'Ava, libre et secrète, qui va passer de l'adolescence à l'âge adulte en quelques battements de cils. Découvrir les désirs désarmants, l'amour, son corps, avoir conscience de son corps, c'est un grand pas, c'est profondément périlleux parfois. Mais Ava est l'une de ces aventurière, elle a besoin de grandir, s'émanciper peut être, découvrir la vie avant que tout ne devienne monochrome.

C'était si beau à regarder. Je pense être passée par toutes les émotions qui existent. C'était captivant, fascinant, sensuel, sexuel, pudique aussi parfois, inventif, imaginatif. Poétique.

Ce film est une petite étoile, bien lumineuse dans un monde parfois trop monochrome.

Un Long métrage de Léa Mysius

La beauté d'Ava ...

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La la land

Publié le par Manu

La la land

La salle était comble, le film pouvait commencer. Dès les premières images on est dans l'ambiance: çà chante, çà danse, c'est beau, c'est pétillant, on a presque envie de bouger de son siège, mais non, les gens d'à côté ne seraient pas d'accord là dessus. Par contre, tout le monde pourra vous dire que c'était bien. Oh çà oui !

Je pourrais écrire un tas de choses sur ce film. Je pourrais vous dire que j'ai aimé les décors, les costumes, ou encore certaines répliques du film, certains passages vraiment drôles; je pourrais vous dire que j'aime le jazz et que ce film donne envie d'en écouter en revenant chez soi; je pourrais vous dire qu'il y a cette chanson entraînante que vous allez siffloter jusque dans vos rêves, tout comme je pourrais vous dire que le film est grandiose, qu'il donne envie de sourire, de rêver aussi... mais faites comme si je ne vous avez rien dit de tout çà et allez voir La la land, vraiment, allez voir ce film juste pour passer un bon moment, oublier un peu le reste.

Et en plus, j'ai payé 5,10€ !

Et en plus y'avait Ryan Gosling dans le film !

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Paterson, poétique et hypnotique

Publié le par Manu

Paterson, poétique et hypnotique

Paterson vit dans la ville de Paterson. Jusqu'ici, tout est presque normal. Paterson est chauffeur de bus, il a un rythme de vie tout ce qu'il y a de plus normal. Paterson a une petite amie très prolifique, qui aime le noir et le blanc, les ronds, les cercles et surtout son chien. A ces heures perdues, Paterson prends le temps d'écrire. De la poésie, des poèmes de tous les jours, sur la vie en général, l'amour ...mais comment poser les mots sur certaines choses de la vie ? Comment commencer un poème, rendre la beauté aux mots, ceux que l'on vit, que l'on suit … trouver les justes mots.

Et les mots justes, Jim Jarmusch semble les avoir trouvé pour réaliser ce film. Du début jusqu'à la dernière scène, Paterson joué par le saisissant Adam Driver, nous transporte dans son monde très personnel, presque banal mais en y regardant de plus près, ce personnage n'a rien en commun avec les autres personnages du film, ni même dans la vraie vie … un Paterson dans notre vraie vie serait un artiste qui s'ignore un peu, un créateur qui part de rien pour trouver La chose subtile et délicate, fragile et éphémère … la poésie n'est-elle pas éphémère ? La poésie n'est-elle pas présente dans chaque épisode de notre vie, au coin de notre rue, dans le bus qui nous transporte jusqu'au bout de la rue ? Où encore dans notre vie personnelle, passionnelle ...La poésie parfois simple et passive, passionnée et informelle semble être une réserve pour certain d’entre-nous. Paterson n'écrit-il pas parfois à son bureau qui ressemble à s'y méprendre à une « réserve », un bric à brac caché au sous-sol ? Ne se réserve t-il pas un banc au jardin public de temps à autre pour méditer, écrire …

Ce qui m'a intéressé dans ce film, c'est bien entendu le côté 'poétique', un poète qui se cherche et qui s'essaie aux mots, mais aussi la poésie du film, la langueur de certaines scènes, le caractère calme, presque serein du film, les dialogues pas trop longs, tout est dans le jeu des acteurs, les regards. Peut-être que certains trouveront ce film long, j'ai envie de dire que c'est le temps qui fait la poésie, c'est le temps mesuré et recherché.

Ce film est sublime, sublimement poétique !

 

Trailer
William Carlos Williams, dont le film s'inspire

Paterson, poétique et hypnotique

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The Revenant

Publié le par Manu

20th Century Fox - The Revenant

20th Century Fox - The Revenant

La terre, inondée de beauté, la lumière des grands espaces et l'infini, à perte de vue.

 

Ce sont les déserts blancs, comme l'océan du vide et du plein, l'homme qui marche seul là-bas.

 

Le monde sauvage où les éléments se déchaînent et où l'Homme n'est qu'une ombre parmi les mélancolies invisibles. Celles là mêmes qui nous ramènent à la vie, esquissent la tentation du vide, de ne plus rien savoir.

 

Qu'importe le reste du monde, qu'importe les neiges éternelles, la vie disparaît et revient ici, sous cette canopée, le monde oublié. Disparu, retrouvé, dissipé à perpétuité. Là où l'âme des mortels se confond avec celle des grands Arbres.

 

The Revenant, c'est tout cela. Dicaprio en plus, torturé tout au fond de lui et dans les espaces infinis, primitifs, vivant au pays des ombres éternelles.

 

 

Un film d'une grande beauté !

The Revenant sur FoxMovies

Publié dans Let the camera roll, Art

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