La part des anges de Ken Loach

Publié le par Manu

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Photo: chopée sur les inrocks

 

 

Voili voilou qu'il ne fait pas beau en Lorraine. Et quand il ne fait pas beau, autant se réfugier dans une salle obscure. Nous avions, avec le film de Ken Loach, l'espoir de ne pas nous emmerder comme pour la Vérité si je mens.

Nous avons bien eu raison d'y aller: nous étions les premiers à arriver donc nous avons pu nous fendre la poire avec des histoires drôles (seul mon bien aimé me comprendra), nous avons pu écouter du Hendrix et puis nous avons eu toutes les publicités! Enfin, on a vu une comédie pas dramatique du tout de Ken Loach. 

 

Le film débute dans un palais de justice en Ecosse où l'on voit passer, tour à tour, plusieurs délinquants. Parmi eux, il y a Robbie. Robbie a une petite amie et à deux, ils vont bientôt avoir un enfant. Malgrès les représailles de sa belle-famille, Robbie voudrait s'en sortir, looking for...ward, trouver un job, être un bon citoyen. Afin de punir les mauvaises actions de Robbie, le tribunal le condamne aux travaux d'intérêt général. Il va alors se lier avec de nouvelles têtes et aussi avec l'éducateur qui va lui donner la chance de s'en sortir.

 

Le génial éducateur va proposer à son groupe une petite sortie dans une distillerie. Ce sera pour eux une révélation et surtout pour Robbie qui va réaliser qu'il à le nez et le goût pour le Whisky.

Après cela, la bande va réfléchir au méga mago qu'une bouteille de Whisky très rare pourrait leur rapporter. Le Malt Mill ( c'est le nom du Whisky très rare qui existe rééllement) sera vendu aux enchères dans les Highlands. Robbie et son clan vont échaffauder un plan afin de dégoter la rareté. Le Whisky volé, ils pourront ensuite le revendre à un collectionneur qui leur offrira une belle somme pour refaire leur vie...

 

Ce film était un pur bonheur. J'ai eu peur, au début, que cela tourne au drame, à la violence avec les scènes de conflit avec la belle famille...Mais la force et l'envie de Robbie de s'en sortir était beaucoup plus forte que cette violence. Ce qui en fait un personnage très attachant, très humain auquel on voudrait dire "Ne t'en fais pas, çà va aller, tu vas y arriver...". Et puis l'humour décalé, les scènes délirantes comme celle du kilt, le mec bigleux qui ne comprend jamais rien...Il y a beaucoup de bonne humeur dans ce film, ce qui laisse échapper la banalité de certaines scènes mec de cité-violence-justice...Les acteurs sont superbes, Paul Brannigan est d'une justesse à couper le souffle, un très bon acteur que l'on ne voit jamais, d'ailleurs je me demande dans quoi je l'ai vu?!

 

Bref, La part des Anges, il faut quand même vous expliquer ce que c'est ...Oh et puis non, allez voir le film pour le savoir!

 

 

 

La Part des Anges, film britannique de Ken Loach, en salle actuellement.

Publié dans Let the camera roll

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Choisir entre la ville ou la campagne

Publié le par Manu

 

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Il y a quelques jours de cela, j'étais en promenade avec mon cher et tendre à Nancy. Il faisait beau, il faisait chaud et nous avions programmé de nous rendre au restaurant l'Arsenal. Qu'est ce que le restaurant L'Arsenal ? C'est un restaurant de cuisine traditionnelle et plutôt (il me semble) contemporaine où l'on est servi comme des rois ( trois serveurs pour deux clampins, c'est bien!), où il n'y a pas de plat du jour ( alors ne posez même pas la question à la serveuse du bar en rentrant, çà risque de l'énerver) et qui a semble t-il le label maître restaurateur.

Le label maître restaurateur, parlons-en. C'est un label qui a commencé en 2007. Les conditions d'éligibilité sont plus ou moins restrictives: il faut avoir une expérience de 10 ans en tant que dirigeant de restaurant et 5 ans d'expérience professionnelle. Il faut que la cuisine soit faite sur place, que les ingrédients proviennent de producteurs du coin (donc, deux cent kilomètres à la ronde on va dire), qu'il n'y ai bien entendu aucun plat préparé et enfin, une certaine diversification des plats ( 4 entrées, 4 plats, 4 desserts par exemple...si vous voyez une carte avec plus de 10 plats différents, le restaurant où vous êtes entré sert sans doute des plats préparés). Suite à cela, il y a tout un cahier des charges sur le service client à respecter (d'où cette courtoisie envers les clients à l'Arsenal, et sans doute un peu trop de chichis mais quand même, on va pas chipoter!), sur l'aménagement intérieur et extérieur et bien sur, sur les conditions d'hygiène en cuisine et partout ailleurs.

Trois organismes sont accrédités à labelliser Maître restaurateur: l'Afaq - Afnor, Aucert, Qualité France-SAS et Qualunion.

 

 

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Mais revenons au restaurant l'Arsenal. En arrivant, la carte semble délectable, réjouissante même. "Oh, chéri, on va manger dans un super bon restaurant!" lui dis-je avec enthousiasme. Il y a du choix sans avoir trop d'éléments et j'aime çà. Je choisi donc un plat de poisson, la blanquette de lotte à la citronnelle et ses petits légumes. Je fais l'impasse sur le vin. Mon amoureux prend une poire de bœuf poêlée à la basquaise et ses pommes de terres grenailles. On reconnaît tout de suite l’appétit d'un homme et celui d'une femme. Pour nous mettre l'eau à la bouche, un serveur nous sert une rillettes d'agneau au curry. Un délice pour le palais. La rillettes, servie avec son pain croustillant, fond dans la bouche et laisse s'échapper toute les saveurs de l'épice. Je voudrais faire semblant de bien me tenir mais je pioche quelques fois dans la verrine, en attendant les plats qui ne tardent pas à arriver après une bonne quinzaine de minutes.

Nous voilà devant deux assiettes gourmandes, aux belles couleurs. La mienne, semble très appétissante. Première bouchée, hum superbe. La lotte est moelleuse, les petits légumes aussi et surtout, la citronnelle est au rendez-vous...malheureusement pas pour longtemps. Plus je mange et plus j'ai l'impression que la sauce à un goût de fromage fondu du style petit munster fermier. Très agréable...surtout avec des fèves. Oui, des fèves par dizaine dans une si petite assiette. Si bien que je fus très vite rassasiée et aussi, malheureusement, dégoûtée du plat. Sans doute que la sauce, en refroidissant change de goût. Heureusement que la salade de mâche était là.

Je laisserait mon bien aimé faire son commentaire sur son plat qui fut apparemment très agréable à déguster (Oh! quelles pommes de terre! Hum!)

 

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Le dessert arrive. Nous avons choisi tous les deux un entremet aux Calissons et melon infusé au basilic. Bon, le Calisson, c'est ce petit biscuit de la Provence il me semble ? Je n'en ai jamais goûté...je ne savais donc pas ce que je devais ressentir dans cette sorte de pâte biscuitée au goût très doux et un peu alcoolisé. Le melon était bof, sans plus. Il avait était laissé dans un alcool sans doute et c'est ce que je sentais dans le biscuit. Par contre la crème chantilly avec le chocolat blanc, c'était le meilleur! Je n'aime pas la crème chantilly mais elle avait un goût très fleuri, très vert que j'ai bien aimé et le chocolat blanc était très savoureux.



La note: 3/5 pour le plat et 4/5 pour le dessert. Oui, je suis sans doute méchante (Oh la michanteeee!) mais il y a des saveurs qui ne vont pas ensemble. Surtout le fromage avec les fèves!



Si vous habitez Nancy où pas loin, ce restaurant est assez sympa pour un repas gastronomique en amoureux. Après, il reste onéreux. Pas de petits prix ici. Mais, aux Pissenlits, à côté des galeries St Sébastien, vous aurez un plat du jour pour moins de 10€ avec l'assurance de ressortir de table en ayant bien mangé. La cuisine y est traditionnelle et l’atmosphère assez familiale.



Prochaines expéditions culinaires à Paris!



 

 

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En campagne, c'est différent. Il n'y a pas le brouhaha des voitures, des passants, de tout ce qui fait de la ville un endroit pas très calme. Hier, c'était vraiment la campagne, les chemins pommés, les vaches paisibles, les petits villages pommés, les ruines d'un château perdu ...bref, c'était magnifiquement reposant. Si calme que je ne vous donnerez aucune adresse de peur de vous croisez, vous qui que vous soyez, la prochaine fois au détour de ce château tranquille. Je peux juste vous dire un truc: le château en ruines est gardé par un chat très cool qui fait des câlins sur demande!

Ah, la campagne !

<3 "Mon cœur, lui seul sait où je vais."

Publié dans We are free

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Le blog de mon amoureux est ailleurs...

Publié le par Manu

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Il paraît que Overblog va faire beaucoup de modifications d'ici quelques temps et celui qui s'inscrit aujourd'hui est presque certain d'avoir un prototype merdique avec des fonctions qui ne servent à rien..."c'est où l'endroit pour mettre des liens; c'est quoi l'endroit pour mettre une photo ??". Mon adorable chéri a voulu créer son blog il y a quelques temps et le voici déjà parti ...pour de nouvelles aventures sur Blogspot.

Je crois que son blog s'inscrit dans le genre "je raconte ma vie sans vraiment la raconter" mais c'est écrit avec beaucoup d'humour, de légéreté quoi ...tout ce qu'il faudrait à notre cher Overblog!

Donc, sans attendre, voici le lien vers le sompteux blog de Monsieur Corka ...

 

Un chat zen

Publié dans Thé ou café

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Lecture du moment: Ebène de Kapuscinski

Publié le par Manu

 

 

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Cela fait quelques temps que j'avais commencé la lecture d'Ebène, Aventures Africaines de Ryszard Kapuscinski. C'est un livre très détaillé, très beau qu'il faut prendre le temps de lire.

 

Ryszard Kapuściński est un écrivain et journaliste polonais . Cet auteur polonais, décèdé en 2007, est l'un des plus traduits à l'étranger. Il est célèbre pour ses reportages réalisés au cœur de l'Afrique et c'est justement le thème d'Ebène. Ebène, l'ombre, la nuit venue où bien encore la couleur de la peau des africains. L'on peut presque sentir la chaleur accablante du soleil en plein désert aride, les steppes jaunies par le temps, les manguiers où les grands baobabs, enfin quand il y en a. Puisque dans les Aventures africaines de l'écrivain, l'ombre est rare. Et pourtant, l'homme ne peut survivre à son ombre lorsqu'il est solitaire.


Kapuscinski sillonne le continent noir à la recherche des africains, de la vie africaine, de ce qui s'y passe. Il témoigne des coups d'état et des guerres civiles comme au Nigéria en 1966. Lagos justement, Kapuscinscki y établit son QG durant quelques temps, le temps de découvrir ce qui se passe autour de lui. La vie lui sera impossible, improbable. Comment les gens faisaient-ils pour y vivre, comment font-ils pour survivre? L'écrivain a sans doute essayé de répondre à ces questions une multitude de fois. Ils survivent, c'est tout. Et que dire de la cruauté des régimes politiques où plutôt des hommes qui régissent le pays? Tour à tour, au Libéria et partout ailleurs, des hommes se sont succédés pour régner, tout en imposant leur violence, la corruption, l'effroie dans leur pays. Tubman, Tolbert, Doe...des massacres à la pelle, des révolutions sanglantes.

 

Mais à travers toute cette violence, il ne faut pas oublier le peuple africain. On découvre pas à pas la vie des africains, l'impossibilité de vivre dignement, l'impossibilité aussi pour les enfants d'aller à l'école où d'apprendre. Comment faire quand on a pas un seul crayon pour écrire? Les enfants apprennent à lire à l'ombre d'un manguier. Par dizaine, il doivent retenir par coeur les lettres de l'alphabet parce qu'ils n'ont pas de quoi écrire. Si un jour j'ai la chance de pouvoir aller du côté de Zanzibar, je penserais aux enfants et j'emmènerais des stylos dans ma valise. Les portraits dressés dans ce livre sont une mine d'or. Par exemple, celui de Madame Diouf. C'est une dame qui prend le train, rentre chez elle et ne peut s'empêcher d'acheter des fruits, des légumes lors de chaque arrêt du train. Ainsi, l'auteur voyage avec elle et avec deux écossais et s'étonne de voir la place que peut prendre Madame Diouf avec ses victuailles. L'Afrique change ses habitudes, l'Afrique bouscule les européens.

 

Ebène, aventures africaines est un très beau livre qui nous apprend beaucoup, un livre humaniste qui traduit la différence et le choc des cultures.

 

 

 

 

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Et puis pour garder un peu de soleil de côté, je me suis lancé dans la confiture d'abricot. Pas trop sucrée, avec de beaux morceaux, je l'aime comme çà même si çà ressemble plus à de la compote ( c'est double emploi, 2 en 1, c'est encore mieux!) et puis mon amoureux l'aime comme çà alors ...La prochaine à la fraise!

Publié dans Entre les lignes

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