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La fin d'un jour

Publié le par Manu

Source : Photo intitulée “Death In The Mediterranean Sea” et nommée lors de l’Istanbul Photo Awards en 2017

Source : Photo intitulée “Death In The Mediterranean Sea” et nommée lors de l’Istanbul Photo Awards en 2017

Dans la nuit, face au fleuve d'argent.

Il y a ces ombres qui passent, ces camions chargés d'ombres, enjambant l'or dilué des étoiles.

Peut-être vont-ils à Ungava, le pays le plus lointain. Là où le temps reste à jamais gravé sur les os.

Là d'où ils viennent, où ils vont, il n'y a qu'un ciel et nous vivons tous en-dessous.

 

( merci à mes lectures : Léon Deubel, Laurent Gaudé, Kenneth White et tous les mots anonymes.)

Publié dans Résonance, We are free

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Hier

Publié le par Manu

Hier

Hier, c'était bien. Il y avait des nuages violets dans le ciel et plus rien n'avait d'importance. Je les regardais s'envoler, se dissiper au loin et on était bien, là, à travers champs. J'avais l'impression d'étouffement avant hier. Et ce jour là, à nouveau, j'étais dans la nature, à nouveau je revivais cela, la liberté d'être là, entourée de végétation, du vent, du rien.

Aurélien a désactivé son compte twitter ce jour. Il m'a expliqué que cela ne lui apportait rien, rien d'important, que les gens sont sous l'emprise des réseaux sociaux.

Voilà plus de 10 ans que nous nous passionnons pour le monde d'Internet et tout à coup, là comme çà, il nous faut nous évader, revenir à l'avant, c'était si bien avant. On sortait entres amis, on se voyait pour parler de tout de rien, on se voyait ... maintenant on ne se voit que très rarement, la vie change, il y a Internet, c'est rapide, facile ...Il n'y a plus ce rapport humain, il n'y a pas cette symbiose entre les êtres qui nous définit tant.

On veut trop devenir quelqu'un. Toute notre société repose sur cette phrase.

Alors on se créée notre petit monde, on s'entoure de "personnes" que l'on suit, avec ou sans intérêt ...


 

Je suis nostalgique d'Hier. C'était merveilleux de voir ces nuages violets, des vrais, sans filtres. Comme si notre vie ne tenait qu'à cela, un putain de filtre.

 

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Les évadés

Publié le par Manu

Les évadés

Nous étions dans une bulle immense, sans fin, prisonniers d'un monde qui ressemblait point par point au nôtre. Nous ne pouvions nous évader, des murs sans démarcation freinaient notre course à la liberté. Chaque semaine, une porte s'ouvrait vers l'inconnu, derrière, tout était noir. Les silhouettes s'élançaient, s'écrasaient pour passer de l'autre côté, une minute à peine ... voilà, la porte s'est refermée.

Pourtant, sous une terre rouge sang, de petits coquillages teintés de bleu turquoise revenaient d'un ailleurs certain. Ils brillaient au soleil et disparaissaient dans un battement de cils. Alors, de mes mains que le soleil ne traversait pas, je commençais à creuser mon tunnel. Je pouvais presque respirer ce nouvel air ...

Au bout de ce long tunnel, la fin approchait. Le soleil m'écrasait. Il était partout en moi, me brûlait la peau, ce qui me restait d'humanité. Et il n'y a avait rien d'autre que le soleil, le coeur, abîmé.

Là-bas, d'autres s'étaient échoués, évadés, ils n'avaient pas eu le temps de traverser le tunnel. Cette longue traversée, vers la liberté ?

 

Photo: Une femme Afghane marche avec son enfant dans un champ proche de la frontière gréco-macédonienne. Yannis Behrakis/Reuters

 

Publié dans We are free

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L'Envie de Voyage

Publié le par Manu

A 7h45, le parfum enivrant de mon shampoing me rappela un voyage en Grèce. L'océan était là, à perte de vue, le soleil noyait ses rayons chauds dans l'eau claire du tout Corinthe. Corinthe, la peau dorée au coucher du soleil, vers les hautes tiges arides où s'efface le passé, la chaleureuse odeur d'amandiers.

Tout cela s'imprègne encore dans mes cheveux vanillés, évoquant pour moi de doux moments, Oh ! Si lointains maintenant.

 

«  Voilà, c'est tout. Ne trouves-tu pas que ce voyage fut très beau ? Des îles ? Nous en aborderons. Tu marcheras, nous danserons, le monde nous est à découvrir. Des forêts épaisses viendront où nous construirons des châteaux, et nous rirons encore beaucoup quand ces forêts s'évanouiront. La terre chantera comme une toupie, dont nous tirerons la ficelle d'or. »

Georges Limbour, le Calligraphe, 1958.

 

Grèce

Photo: by Beyond 1000.

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