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L'Envie de Voyage

Publié le par Manu

A 7h45, le parfum enivrant de mon shampoing me rappela un voyage en Grèce. L'océan était là, à perte de vue, le soleil noyait ses rayons chauds dans l'eau claire du tout Corinthe. Corinthe, la peau dorée au coucher du soleil, vers les hautes tiges arides où s'efface le passé, la chaleureuse odeur d'amandiers.

Tout cela s'imprègne encore dans mes cheveux vanillés, évoquant pour moi de doux moments, Oh ! Si lointains maintenant.

 

«  Voilà, c'est tout. Ne trouves-tu pas que ce voyage fut très beau ? Des îles ? Nous en aborderons. Tu marcheras, nous danserons, le monde nous est à découvrir. Des forêts épaisses viendront où nous construirons des châteaux, et nous rirons encore beaucoup quand ces forêts s'évanouiront. La terre chantera comme une toupie, dont nous tirerons la ficelle d'or. »

Georges Limbour, le Calligraphe, 1958.

 

Grèce

Photo: by Beyond 1000.

Publié dans We are free

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We must Get Home - Poem

Publié le par Manu

James Dean lisant James Whitcomb Riley

 

We must get home! How could we stray like this?
So far from home, we know not where it is,
Only in some fair, apple-blossomy place
Of children's faces--and the mother's face
We dimly dream it, till the vision clears
Even in the eyes of fancy, glad with tears.

We must get home--for we have been away
So long, it seems forever and a day!
And O so very homesick we have grown,
The laughter of the world is like a moan
In our tired hearing, and its song as vain,
We must get home--we must get home again!

We must get home! With heart and soul we yearn
To find the long-lost pathway, and return!...
The child's shout lifted from the questing band
Of old folk, faring weary, hand in hand,
But faces brightening, as if clouds at last
Were showering sunshine on us as we passed.

We must get home: It hurts so staying here,
Where fond hearts must be wept out tear by tear,
And where to wear wet lashes means, at best,
When most our lack, the least our hope of rest
When most our need of joy, the more our pain
We must get home--we must get home again!

We must get home--home to the simple things
The morning-glories twirling up the strings
And bugling color, as they blared in blue-
And-white o'er garden-gates we scampered through;
The long grape-arbor, with its under-shade
Blue as the green and purple overlaid.

We must get home: All is so quiet there:
The touch of loving hands on brow and hair
Dim rooms, wherein the sunshine is made mild
The lost love of the mother and the child
Restored in restful lullabies of rain,
We must get home--we must get home again!

The rows of sweetcorn and the China beans
Beyond the lettuce-beds where, towering, leans
The giant sunflower in barbaric pride
Guarding the barn-door and the lane outside;
The honeysuckles, midst the hollyhocks,
That clamber almost to the martin-box.

We must get home, where, as we nod and drowse,
Time humors us and tiptoes through the house,
And loves us best when sleeping baby-wise,
With dreams--not tear-drops--brimming our clenched eyes,
Pure dreams that know nor taint nor earthly stain
We must get home--we must get home again!

We must get home! The willow-whistle's call
Trills crisp and liquid as the waterfall
Mocking the trillers in the cherry-trees
And making discord of such rhymes as these,
That know nor lilt nor cadence but the birds
First warbled--then all poets afterwards.

We must get home; and, unremembering there
All gain of all ambition otherwhere,
Rest--from the feverish victory, and the crown
Of conquest whose waste glory weighs us down.
Fame's fairest gifts we toss back with disdain
We must get home--we must get home again!

We must get home again--we must--we must!
(Our rainy faces pelted in the dust)
Creep back from the vain quest through endless strife
To find not anywhere in all of life
A happier happiness than blest us then ...
We must get home--we must get home again!

Publié dans Lire, We are free

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Rencontre avec Kama Sywar Kamanda

Publié le par Manu

Rencontre avec Kama Sywar Kamanda

Il ait de ces rencontres dont on ne voudrait rater le moment, comme la venue du poète congolais Kama Sywar Kamanda à Angers, à l'occasion du Printemps des Poètes. Alors certes, la salle n'était pas pleine, on était une poignée de curieux enfoncés dans nos fauteuils avec, bien souvent, un âge fort avancé, mais nous étions là tout de même, par cette volonté d'écouter, d'échanger, de comprendre la poésie d'un autre poète. Et ce poète aujourd'hui, c'était Kama Sywor Kamanda qui nous faisait l'honneur de sa visite.

Il y a un d'abord une chose que je dois dire avant même d'écrire cet article : Monsieur Kamanda a un rire exceptionnel ! ( voilà, c'est dit, j'adore son rire!)

Kamanda est né au Congo, son écriture, son œuvre entière ou presque porte les voix de l'Afrique. Sa poésie contemporaine est reconnue dans le monde entier.

Kama Sywor Kamanda définit la poésie d'aujourd'hui comme un étendard à porter haut et fort, un engagement de toute une génération, de toutes les générations, de toutes les couleurs. Car oui, en effet, la poésie n'a plus de frontières, la poésie vit dans toutes les langues de la planète, la poésie est une valeur universelle et elle n'a pas de prix. En ce sens, Kamanda explique qu'il a fait et qu'il continue à faire le tour du monde, à parler de sa poésie et des autres, de la poésie en général, mais aussi des conflits socio-politiques qui traumatisent son continent, tous les continents. «  Chaque écrivain africain a dû affronter le monstre de son monde. », disait-il. Chaque écrivain doit affronter la société actuelle, mais surtout, sauvegarder la mémoire des mots, des origines, de l'Afrique. Car s'il y a bien un sujet important pour Kamanda, c'est cette question de sauvegarde des mémoires que le présent balaye aujourd'hui «  J'apprivoise la parole des origines », souhaite exprimer Kamanda dans l'un de ses poèmes lu ce jour La Danse des Esprits. L'Afrique, Terre de feu, Terre des Dieux, Terre de rumeurs, la quête de l'abondance.

Kama Sywor Kamanda a reçu de nombreux prix pour son œuvre, mais ce qui compte le plus pour lui, c'est sans doute de continuer ce voyage intérieur qu'il a commencé il y a quelques années déjà, même si pour le moment il n'écrit plus vraiment de poésie.

Le plus important reste le partage, l'écoute, la transmission.

 

La question au poète : «  Comment écrivez-vous ? Avez-vous un bureau ? »

La réponse du poète : «  J'écris dans mon lit ! Tout ce que j'écris, je l'écris dans mon lit ! »

 

Le printemps des poètes, çà continue jusqu'à dimanche … !

 

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Les Aventurières

Publié le par Manu

Les Aventurières

Nous sommes en 2017 et les femmes dites 'aventurières', ces Indiana Jones au féminin semblent d'une autre ère. Où peut être bien que non ?

Un livre a attisé mon regard dans le rayon d'une librairie il y a peu : Elles ont conquis le monde, de Alexandra Lapierre et Christel Mouchard, sous-titré « Les Grandes Aventurières 1850-1950 ». Le livre comportait cette incroyable photographie monochrome d'Osa Johnson sur un zèbre, image même que l'on se fait d'une aventurière du début du XXème siècle ?

J'ai voulu en savoir un peu plus sur ces femmes qui ont conquis le monde, ces femmes si mystérieuses, captivantes et dont les récits dépassent largement les frontières.

Alexandra David-Neel

L'aventure, c'est la curiosité du monde, la quête de vérité et la désobéissance, écrivent les auteures féminines de ce livre. Désobéir aux codes de la fin du XIXème jusqu'au XXème siècle ( et encore aujourd'hui, non?) qui veux que les femmes soient de bonnes épouses, aient des enfants etc … Pourtant, certaines femmes souhaitent se distinguer, s'émanciper. Elles sont botanistes, ethnologues, géographes … elles sont surtout en mesure de démontrer à tout à chacun ce qu'une femme peut réussir à faire, à vivre, à aller de l'avant et découvrir, comme les hommes, ce que le monde a à nous offrir. Ce sont des femmes qui, lassées de leurs corsets, rêvent et désirent découvrir le monde. Alors elles partent, elles entraînent parfois leur amour dans leurs aventures, vers d'autres horizons que personne ne connaît encore, vers d'hostiles territoires.

En exemple, l'aventurière hollandaise Alexandrine Tinne ( 1835 – 1869 ), dont l'histoire m'a profondément inspiré dans ce livre ( et qui a également inspiré les auteures puisque ce passage est plus long que pour d'autres aventurières).

Alexandrine Tinne

Alexandrine Tinne est née dans une noble famille, elle a une fortune immense et porte le corset lors de ses expéditions. Fidèle à son ombrelle, elle va se lancer dans un voyage aux sources du Nil, celui-ci sera un échec. Pourtant, cette femme courageuse, traversant de nombreuses épreuves comme la perte de ses proches lors d'un voyage, continuera son chemin, accrochée plus que tout à ses désirs, sa rage de fuir la tranquillité d'une vie royale. Alexandrine repart en Afrique, vers Tripoli, au-delà des terres Touaregs, des déserts de sable avec toute son expédition. C'est dans ces déserts hostiles qu'elle perdra la vie, elle, la Sultane Blonde dont la fin tragique est digne d'un grand roman d'aventure.

Au-delà du récit, de l'image que l'on peut se faire d'une grande aventurière comme Alexandrine Tinne, il y a cette soif de Liberté qu'ont eu les femmes depuis toujours, cette soif de l'ailleurs qui guide parfois la vie, les mènent vers un besoin existentiel de savoirs, de connaissances et d'émancipation. Si ces femmes avant 1850 partaient pour des contrées sauvages, c'était non plus pour fuir leur famille, leur mari, mais aussi pour s'inscrire dans le temps, marquer de leurs pas sur le sable la trace de leur passage.

Et aujourd'hui ?

Aujourd'hui les femmes continuent leurs périples, peut être pas à dos de zèbre, mais par d'autres moyens plus modernes. Elles continuent et marchent sur les pas de leurs ancêtres, les grandes aventurières, pour d'autres besoins existentiels, d'autres luttes maintenant et à venir. Parce qu'il y aura toujours des choses à découvrir, à faire, à désirer, à aimer...

 

A lire également: Une expo sur l'exploratrice Alexandra David-Néel

Livre, Elles ont conquis le monde, publié chez Arthaud Poche

Publié dans We are free, Voyages

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