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Hier

Publié le par Manu

Hier

Hier, c'était bien. Il y avait des nuages violets dans le ciel et plus rien n'avait d'importance. Je les regardais s'envoler, se dissiper au loin et on était bien, là, à travers champs. J'avais l'impression d'étouffement avant hier. Et ce jour là, à nouveau, j'étais dans la nature, à nouveau je revivais cela, la liberté d'être là, entourée de végétation, du vent, du rien.

Aurélien a désactivé son compte twitter ce jour. Il m'a expliqué que cela ne lui apportait rien, rien d'important, que les gens sont sous l'emprise des réseaux sociaux.

Voilà plus de 10 ans que nous nous passionnons pour le monde d'Internet et tout à coup, là comme çà, il nous faut nous évader, revenir à l'avant, c'était si bien avant. On sortait entres amis, on se voyait pour parler de tout de rien, on se voyait ... maintenant on ne se voit que très rarement, la vie change, il y a Internet, c'est rapide, facile ...Il n'y a plus ce rapport humain, il n'y a pas cette symbiose entre les êtres qui nous définit tant.

On veut trop devenir quelqu'un. Toute notre société repose sur cette phrase.

Alors on se créée notre petit monde, on s'entoure de "personnes" que l'on suit, avec ou sans intérêt ...


 

Je suis nostalgique d'Hier. C'était merveilleux de voir ces nuages violets, des vrais, sans filtres. Comme si notre vie ne tenait qu'à cela, un putain de filtre.

 

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Les évadés

Publié le par Manu

Les évadés

Nous étions dans une bulle immense, sans fin, prisonniers d'un monde qui ressemblait point par point au nôtre. Nous ne pouvions nous évader, des murs sans démarcation freinaient notre course à la liberté. Chaque semaine, une porte s'ouvrait vers l'inconnu, derrière, tout était noir. Les silhouettes s'élançaient, s'écrasaient pour passer de l'autre côté, une minute à peine ... voilà, la porte s'est refermée.

Pourtant, sous une terre rouge sang, de petits coquillages teintés de bleu turquoise revenaient d'un ailleurs certain. Ils brillaient au soleil et disparaissaient dans un battement de cils. Alors, de mes mains que le soleil ne traversait pas, je commençais à creuser mon tunnel. Je pouvais presque respirer ce nouvel air ...

Au bout de ce long tunnel, la fin approchait. Le soleil m'écrasait. Il était partout en moi, me brûlait la peau, ce qui me restait d'humanité. Et il n'y a avait rien d'autre que le soleil, le coeur, abîmé.

Là-bas, d'autres s'étaient échoués, évadés, ils n'avaient pas eu le temps de traverser le tunnel. Cette longue traversée, vers la liberté ?

 

Photo: Une femme Afghane marche avec son enfant dans un champ proche de la frontière gréco-macédonienne. Yannis Behrakis/Reuters

 

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L'Envie de Voyage

Publié le par Manu

A 7h45, le parfum enivrant de mon shampoing me rappela un voyage en Grèce. L'océan était là, à perte de vue, le soleil noyait ses rayons chauds dans l'eau claire du tout Corinthe. Corinthe, la peau dorée au coucher du soleil, vers les hautes tiges arides où s'efface le passé, la chaleureuse odeur d'amandiers.

Tout cela s'imprègne encore dans mes cheveux vanillés, évoquant pour moi de doux moments, Oh ! Si lointains maintenant.

 

«  Voilà, c'est tout. Ne trouves-tu pas que ce voyage fut très beau ? Des îles ? Nous en aborderons. Tu marcheras, nous danserons, le monde nous est à découvrir. Des forêts épaisses viendront où nous construirons des châteaux, et nous rirons encore beaucoup quand ces forêts s'évanouiront. La terre chantera comme une toupie, dont nous tirerons la ficelle d'or. »

Georges Limbour, le Calligraphe, 1958.

 

Grèce

Photo: by Beyond 1000.

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We must Get Home - Poem

Publié le par Manu

James Dean lisant James Whitcomb Riley

 

We must get home! How could we stray like this?
So far from home, we know not where it is,
Only in some fair, apple-blossomy place
Of children's faces--and the mother's face
We dimly dream it, till the vision clears
Even in the eyes of fancy, glad with tears.

We must get home--for we have been away
So long, it seems forever and a day!
And O so very homesick we have grown,
The laughter of the world is like a moan
In our tired hearing, and its song as vain,
We must get home--we must get home again!

We must get home! With heart and soul we yearn
To find the long-lost pathway, and return!...
The child's shout lifted from the questing band
Of old folk, faring weary, hand in hand,
But faces brightening, as if clouds at last
Were showering sunshine on us as we passed.

We must get home: It hurts so staying here,
Where fond hearts must be wept out tear by tear,
And where to wear wet lashes means, at best,
When most our lack, the least our hope of rest
When most our need of joy, the more our pain
We must get home--we must get home again!

We must get home--home to the simple things
The morning-glories twirling up the strings
And bugling color, as they blared in blue-
And-white o'er garden-gates we scampered through;
The long grape-arbor, with its under-shade
Blue as the green and purple overlaid.

We must get home: All is so quiet there:
The touch of loving hands on brow and hair
Dim rooms, wherein the sunshine is made mild
The lost love of the mother and the child
Restored in restful lullabies of rain,
We must get home--we must get home again!

The rows of sweetcorn and the China beans
Beyond the lettuce-beds where, towering, leans
The giant sunflower in barbaric pride
Guarding the barn-door and the lane outside;
The honeysuckles, midst the hollyhocks,
That clamber almost to the martin-box.

We must get home, where, as we nod and drowse,
Time humors us and tiptoes through the house,
And loves us best when sleeping baby-wise,
With dreams--not tear-drops--brimming our clenched eyes,
Pure dreams that know nor taint nor earthly stain
We must get home--we must get home again!

We must get home! The willow-whistle's call
Trills crisp and liquid as the waterfall
Mocking the trillers in the cherry-trees
And making discord of such rhymes as these,
That know nor lilt nor cadence but the birds
First warbled--then all poets afterwards.

We must get home; and, unremembering there
All gain of all ambition otherwhere,
Rest--from the feverish victory, and the crown
Of conquest whose waste glory weighs us down.
Fame's fairest gifts we toss back with disdain
We must get home--we must get home again!

We must get home again--we must--we must!
(Our rainy faces pelted in the dust)
Creep back from the vain quest through endless strife
To find not anywhere in all of life
A happier happiness than blest us then ...
We must get home--we must get home again!

Publié dans Lire, We are free

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