Coucher de soleil

Publié le par Manu

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Je somnole, j'ai vu le soleil se coucher, devenir rose puis rouge et tout devenir gris. Le jour s'est éteint et je peine à remonter à la source, à différer les contre-sens, les abnégations. J'ai peur de ne pas y voir clair, comme quand on prend le chemin inverse alors que tout nous ai donné, que le plan est devant nous. C'est peut être le début de l'austérité, d'un nouveau cycle... celui des Mayas en est un. J'ai vu le soleil se lever sur l'océan, j'ai vu un bateau brûlé sur le port, l'insurmontable oubli de ce qui n'est pas que dérisoire et puis le reste … des coquillages par milliers sur une plage abandonnée, des morceaux de choses que l'on a jeté, qui se sont perdues dans la mer et que celle-ci a rejetée. Tout périt ou presque, ces choses là nous reviennent et nous les détestons. Nous voudrions les balancer à nouveau, qu'elles soient détruites et après? Je voudrais rester sur cette plage inerte, comme perdue d'un autre monde, le mien. Je contemple la mer, je décide de ce qui va et n'ira jamais. La lumière n'ira jamais. Les photographies prises seront toujours prisonnières d'un fond de brouillard qui ne mène nulle part. Et les chemins à la dérive que l'on crée en passant par là ne vont pas loin non plus. A la dérive, les continents, ceux qui nous encerclent et nous dévorent, se dévorent. Le monde ne tourne pas rond, nos têtes sont trop plates et nos cœurs ne cessent de se noyer. Le mien est enveloppé d'un long silence, d'une dune infranchissable. Pourtant, dans l'eau qui reste à marée haute, je perçois des silhouettes, un regard furtif mais aimant, celui de mon amour, celui pour qui je vis. Il n'y a pas d'autres lumières que celle ci, pas d'autres phares qui puissent nous mener bien loin que l'amour. L'amertume des jours malheureux se dissipent et le reste, la quintessence de l'être si adoré reprend le dessus. C'est pour çà que je ne marche pas droit, c'est pour lui que je m'oublie sur le sable mouvant sous mes pas.
 
Au loin, des vagues se jettent contre les rochers. Les voiles deviennent invisibles à l’œil mais pourtant, un phare semble se confondre dans le creux des vagues...
 
 
 

Publié dans Les mots

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Ton Chaminou 24/12/2012 15:35

Miaou ? Souhaiterais-tu un gros, un énorme, un gigantesque, un démentiel câlin d'amour tout doux ?! Je me dis que tu dois en avoir bien besoin...

Manu 24/12/2012 18:16



Oh oui mon Chaminou, un gros calin je veux bien :) Merci, çà fait plaisir :) ( et surtout, çà va mieux!)