Italia - Pompéi

Publié le par Manu

 

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Un jardin dans les ruines

 

C'est là-bas, cachée derrière les Alpes, en passant par de nombreux tunnels que se dessine l'Italie. Sous la chaleur torride du mois d'août, des terres parfois arides, pâles ou ensoleillées dévoilent des champs d'oliviers, des collines à pertes de vue et la mer qui embrasse le ciel. Le bleu de l'eau, du ciel qui englobe les villes délabrées à l'arrivée …


Pompéi, une ville aux façades ocres et dorées par le soleil, au charme séculaire mais délabré. Cette cité semble primitive, arriérée parfois tant elle me semble étrangère. Et puis plus on longe l'océan, plus on arrive vers le centre ville et plus je me sens envoûté par cette ville incomparable. Le Vésuve est là derrière, semblant toucher les nuages, fascinant et spectaculaire, si fier.

 

vesuve.JPGLe Vésuve


Le pied posé à terre, je ressens la chaleur accablante de l'Italie. Pompéi ou le vent nous échappe; Pompéi où se croisent chiens de bonne famille et chiens sans famille; Pompéi où les camelots vendent tous la même chose; Pompéi et la Providence; Pompéi et ses baraques à granités citronnés.

Au petit jour, les ruines sont encore endormies, secrètes; le vent souffle doucement au cœur de l’amphithéâtre et pas un bruit ne gène la tranquillité des oiseaux.

Un peu plus loin, la foule se presse déjà pour admirer les vestiges de fresques disparates. Des murs de couleurs chaudes, de l'ocre, de l'orangé, du jaune doré et des animaux peints, des chiens ou encore des serpents. Pompéi devait être belle, animée, colorée. A travers les ruelles étroites de la ville ensevelie, nous nous égarons à l'ombre d'un arbre. Loin des autres, du flot de promeneurs, nous pourrions nous endormir et rêver de parcourir la cité avant 79.

 

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Amphores et corps


Sur le sable chaud et gris du Vésuve, entre les pavés épais ou encore les fontaines communales, des amphores jouxtent la mensa pondereria. Assemblées derrière des grilles, les poteries sont entassées sous le regard curieux des touristes. Et au milieu de tout cela, des corps de pierre… je repense à leurs visages figés, à leur peur perceptible pétrifiée et qui elle, ne sera jamais ensevelie.

 

Pompéi au soleil couchant, vers la mer de débris, vers les plages bordées de soleil. Les italiens semblent heureux, se pressent au marché nocturne de Castellamare di Stabia, prennent plaisir à manger du maïs grillé sur le bord de la plage mais il n'y a rien d'autre à voir qu'une mer souillée de déchets. Le sable sombre est sale, le paysage est beau mais oublié … quel dommage !

 

 

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Castellamare di Stabia où les plages dégueulasses

 

Je revois encore les façades qui mènent à Naples: des couleurs éparses, des vieilles pierres abandonnées, des balcons aux vêtements qui sèchent, des antennes qui dépassent de partout, des enseignes qui font office de décors de film italien. L’Italie est belle, elle a du cœur et de l'âme, mais ne cherche pas à s'embellir, se laisse aller. Ce que j'y est ressentie, c'est de la chaleur, du bonheur à découvrir des paysages étranges, défigurés souvent mais qu'on ne voit pas ailleurs, des petits airs de Cuba sur les hauteurs de Naples, la mer, l'océan partout autour …

 

Les soirs d'été, les gens sortent de leurs maisons pour papoter à l'ombre des palmiers. La dernière messe vient de sonner, des enfants jouent au ballon sur la Via Roma, des chiens sans famille cherche la compagnie, des sourires sur tous les visage et beaucoup de granité frais. A l'air de Pompéi se mêlent l'odeur du Cappuccino du petit matin, des parfums du large en journée et du citron d'Amalfi en soirée.

 

Un Granite al limone per favore !

Publié dans We are free

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Ton Chaminou 24/08/2013 20:07

Bel article ! C'est vrai qu'en y repensant, l'Italie du sud est une Italie pas très belle mais avec beaucoup d'âme...

Manu 24/08/2013 20:38



Merci très cher Chaminou ! Oui, elle a quelque chose de beau tout de même !