Les jouets de mon enfance: Barbies et autres trucs

Publié le par Manu

Mammoth Jawbreaker

Les vénérables " Couilles de Mammouth" hum miam !

 

Les Barbies d'aujourd'hui sont moches. L'autre jour, une publicité montrait des poupées habillées en vampires, les fameuses Bratz, qui ont des looks " à la mode d'aujourd'hui" et donc, d'où le questionnement : Suis-je vieux jouets ? Disons que pour moi, les jouets d'une petite fille, se sont les poupées Barbies, habillées en princesse ou de manière plutôt classe, avec des petites robes à fleurs et tout et tout ...

Quand j'étais gamine, j'avais des poupées Barbies vraiment jolies: elles me plaisaient bien parce qu'elles étaient toutes différentes, elles avaient de belles robes, des couleurs de cheveux différentes... j'avais même une Barbie noire ! Et puis il y avait les Ken, les accessoires de mes Barbies comme les vêtements, sacs, bijoux mais aussi la guitare d'une Barbie à ma grande soeur. Je me souviens, c'était très 80', la guitare était rose et j'avais aussi eu une cassette audio avec des chansons " Barbies" ... çà faisait très rock fifille ! A mon avis, ce truc là, çà doit être collector ! Sans doute qu'à l'époque, je devais me trémousser dans ma petite chambre rose !

 

 

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Barbie et Keiko: une Barbie waterproof! Les jambes de Barbie changeaient de couleur une fois dans le bain ! La Barbie Waterproof !

 

Quand je ne jouais pas à la Barbie, j'étais dans mes Polly Pocket: des jouets minuscules dans toutes les formes, petits ou grands, des étoiles, des châteaux. Il y avait toujours beaucoup de couleurs, des couleurs jolies, attirantes même, de quoi se mettre dans l'ambiance ! des accessoires comme des petits bonshommes, et même des boîtes avec de la lumière... c'était drôlement joli, surtout le soir avant d'aller se coucher. J'allumais mon Polly Pocket et je pouvais rêver de princes et de princesses ...  Moi, j'avais l'étoile rose, je l'adorais. Je pouvais faire des petites mises en scènes, faire tomber mes petits bonshommes du ballon de baudruche etc. Le problème, c'est qu'au bout de quelques mois, il fallait changer les piles pour mettre de la lumière.

 

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Le Polly Pocket étoile : photo de Minireyve

 

Évidemment, avec mon petit frère, on jouait aussi aux voitures. D'ailleurs, à une époque, je jouait plus souvent aux voitures que lui ... on avait aussi un petit circuit pour un train, un garage à voitures etc ... puis il y a eu les minis: les billes et les pogs. Les billes, c'est passé rapidement, je gagnais quelques tours puis j'oubliais... tandis que les pogs, mes cousines y jouaient aussi et on se les échangeait quelques fois. Il y avait les pogs cartonnés qui étaient beaux mais pas très solides, les pogs en plastique moins fragiles mais qui détaignaient et les pogs en plastique avec des dessins en reliefs ou des striures, pour le fun ! Je suis allé voir les images de pogs sur Internet et çà m'a rappellé des souvenirs. Mon petit frère était fanna de Sonic le hérisson et il avait tout pleins de pogs avec cet animal bleu. Il y avait aussi les premiers pogs, ceux d'Avimage avec un personnage poilu dessus ... On pouvait les trouver facilement dans les paquets de céréales, les BN et autres bonnes choses sucrées.

 

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Les pogs sonic: ceux que mon petit frère préférait ! Image: Pog Collection Blogspot

 

Parfois, je collectionnais aussi les figurines Babies, des bébés miniatures qui sentaient le plastique de différentes couleurs, des beige, jaune, vert transparent, bleu, rouge etc ... il y avait aussi les mini tétines en pendentif: j'en avais trouvé chez ma boulangère, c'était très à la mode à l'école. Après les Babies, les trolls, des petits trucs aux têtes de bébé avec des grandes mèches qui changeaient de couleurs. Ils avaient des brillants sur le ventre... Très mignons aussi !

 

 

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Babies: image Insomnie Chroniques


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Les trolls: image années90.skyrock

 

 

Je pourrais vous en écrire des tas sur les jouets, avec mon petit frère, on avait chacun pleins de trucs, mais il y avait aussi les livres: les Martine qu'on lisait avec Maman, les j'aime lire tout au début quand on savait vraiment lire, les Picsou Magasine, les Bibliothèque rose puis verte ( à la différence que ceux de la verte étaient plus durs à lire et plus longs - mes préférés étaient " Le club des cinq " et " Oui Oui " ), les Chairs de poule en livre comme en série le week end ... c'était super bien çà et mon petit frère en lit encore aujourd'hui ( à presque 20 ans oui ! )

 

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La bibliothèque rose avec Jojo Lapin

 

 

Je suis retombée en enfance le temps d'écrire cet article, çà fait du bien, ce ne sont que de bons souvenirs ... j'aurais encore pleins de choses à raconter mais là, mon émission sur les voyages commence alors ...

Publié dans Les mots

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La pêche du jour: fossiles de Gryphées

Publié le par Manu

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On se promenait sur un petit chemin caillouteux quand tout à coup, Aurélien se penche pour observer une pierre puis à côté, il remarque deux grosses formes: des fossiles de Gryphées. Ce qui est dingue, c'est que ces fossiles sont presque intactes et qu'ils étaient là, comme assemblés au milieu du chemin, comme rangés avec d'autres cailloux. Etait-ce une personne qui les avait mit de côté pour venir les chercher un peu plus tard ?

Il y avait un autre fossile que je ne pensais pas en être un: un belemnite. C'est comme une forme de couteau pointu avec des striures sur le côté ... j'avais déjà vu cette forme quelque part mais j'étais loin de croire que c'était bel et bien un fossile ! On trouve de jolies choses dans les Vosges !

Les Gryphées sont des fossiles qui datent du Jurassic ou du Crétacé. C'était un mollusque bivalve. C'est fou de se dire que ces petites choses sont encore entières après plus de 170 millions d'années !

 

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Parallélement, j'ai enfin terminé la lecture du livre de Meyrink, Le Golem et ai commencé un livre de Le Clézio, Onitsha. Je dois dire que j'étais assez contente d'avoir fini le bouquin de Meyrink, j'avais eu du mal à rentrer dans l'histoire mais j'ai adoré lire les 50 dernières pages. Je trouve que l'action se recentre vraiment dans ces dernières pages.

Athanasius Pernath est un tailleur de pierres qui va un jour recevoir un livre, le livre d'Ibbour, de la part d'un inconnu et de là va se faufiler toute l'histoire du livre: des rencontres, un Golem, un chapeau, la prison quelques temps... Le Prague d'après guerre n'a jamais du être aussi fantastique que dans les livres de Meyrink et c'est ce que j'aime chez cet auteur. Malgré cela, j'ai l'impression d'avoir loupé un peu l'histoire, d'avoir voulu le lire un peu trop rapidement et du coup, de n'avoir pas tout compris. Il faudra sans doute une relecture.


 

En ce moment, je lis donc un livre de Le Clézio que je viens de retrouver dans mon bordel à livres: Il s'agit là d'un roman qui tend vers l'aventure par le fait que l'histoire nous fait voyager vers les terres africaines. Fintan et Maou vont voyager pour retrouver le père de Fintan qu'il n'a jamais vu. Pour le moment, j'en suis au début, mais je trouve que ce bouquin décrit beaucoup. Beaucoup de descriptions des actions, des choses, des moments ... mais c'est très bien écrit, la lecture est belle, les lignes sont simples et l'histoire  ...? Et bien la suite au prochain épisode !

Publié dans Entre les lignes

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Les lieux, histoires et souvenirs …

Publié le par Manu

Dernière partie

 

 

 

 

Puis nous sommes arrivés dans les Vosges. Là, j'ai découvert une grande barre bleue face à la fenêtre de ma chambre: j'allais habiter à deux mètres de mon nouveau lycée. J'y ai fais de belles rencontres, des personnes qui n'étaient pas dans ma classe, des professeurs. J'ai d'ailleurs eu un très bon professeur de Français qui croyait beaucoup en mois, au fait que je pouvais sans doute réussir dans le domaine littéraire en passant par des études certes un peu gonflantes mais intéressantes. J'ai commencé à dévorer les romans qu'il me prêtait de temps à autre, à écumer les discours philosophiques, à écrire surtout. Cette année, j'ai commencé mon premier blog et je ne pensais absolument pas qu'il allait s'éterniser de la sorte et m'apporter autant de réponses à mes questions. J'ai eu ma crise d'existentialisme pendant un cours de philosophie. J'ai alors commencé à chercher un tas de réponses aux choses de la vie, ma vie, celle des autres … J'ai commencé à devenir adulte à cet instant. La vie ne serait-elle pas morne sans questionnements ?

 

J'ai eu la chance de participer à un voyage en Grande Bretagne avec le lycée, une chance que je dois à une fille qui s'était cassée la jambe. Je rêvais de partir au pays d'Albion depuis quelques temps. Découvrir d'autres paysages, encore et toujours. Je me souviens du Ferry, très tôt le matin, il ne faisait pas encore jour. Le bateau tanguait un peu sur la Manche et nous avions hâte d'arriver. Nous nous prenions en photos, nous courrions partout … et puis les blocs de calcaire au loin, je m'en souviens comme si c'était hier. Une impression de liberté, de flotter dans l'air. C'était beau, c'était grand, immense même. Nous avons fait la connaissance de notre famille d'accueil, d'adorables personnes qui ne parlaient pas ou presque le français. Mais çà n'était pas grave, on se comprenait. Le premier soir fut merveilleux, éblouissant au soleil couchant. Il y avait une lumière sublime et de l'ambiance en front de mer: c'était la fête ! Nous avons marché pieds nus sur l'herbe, fait les indiens derrière les buissons, nous avons cherché après des trésors, parlé avec des anglais, fait des blagues à la française, découvert le charme britannique, les cabines téléphoniques rouge... Et puis au bout d'une semaine, il fallut rentrer. Je suis revenue au petit matin, avec du thé et de la confiture dans mon sac à dos. Je suis allé pleurer l'Angleterre sur mon lit … J'aurais voulu y rester.

 

Grandir, c'est se promener sur des chemins que l'on ne connaît pas. La vie, comme un roman, est un miroir que l'on promène le long d'un chemin. Une citation empruntée à Stendhal qu'un homme de lettre nous avait laissé à notre imagination. Alors, j'ai pris la route quelques temps. Je me suis posée seule dans une petite chambre étudiante, dans le Nord encore. Comme si je ne voulais pas quitter cette région. Je me suis retrouvée seule sous mon Vélux, mes bougies et mes carnets d'écriture la nuit, le bruit du silence et c'est tout. Il me fallait au moins çà pour comprendre, continuer, trouver ma voie. Il y eu quelques virées pour ne pas rester en solitaire. Le train s'arrêtait là où l'air sent la chicorée, là où la gare est belle, ancienne, là où elle est immense, dans une capitale, celle de ma grande sœur. Paris, la dévoilée. J'étais comme un oiseau, j'étais attirée par toutes ces routes, ces chemins que l'on prend sans vraiment savoir où l'on va atterrir. Je me souviens de la lumière rouge, du thé après une bonne journée de marche, des morceaux d'ananas dans la chaleur moite de Paris. J'ai rencontré le pavé, les rues hautes tout là haut, la nuit à Paris, l'obscurité profonde du métro, une ville qui ne dort pas sous nos pas, une ville certainement croissante, de jour comme de nuit. Une vie nouvelle, quelques jours seulement et puis le retour, la neige ou bien le soleil, les vacances à attendre le prochain voyage, mais où d'ailleurs … Ce qui m'attirait, c'était le côté incertain, la peur de me perdre peut être, la perspective de ne pas aller où je devrais. Douter, parce que la certitude, c'est l'ennui. Rencontrer l'étrangeté aussi, les étrangers pas si étrangers, la lumière d'ailleurs.

La Bretagne, cette inconnue sans cesse imaginée magique. Quelque part au creux des vagues, je m'imaginais trouver le trésor d'un monde perdu, tomber dans une forêt oubliée … J'y ai découvert quelques plages un peu perdues, un ailleurs si beau, lointain dans les paroles de Charles Aznavour. On prenait la route, on chantait les fenêtres ouvertes, la gueule au vent et le sourire béat. On s'en foutait, on vivait, moi et ma grande sœur. Il faisait gris, il pleuvait souvent mais c'était loin de Paris, loin d'ici aussi.

 

Il me fallut tout de même rejoindre mes parents, trouver un boulot, peut être poser les pieds sur terre. Changer de vie, c'est changer d'idées. Se conformer au règlement, pas tout le temps, mais essayer. C'est aussi se poser des questions, rencontrer d'autres personnes. Appareil photo en bandoulière, j'ai sillonné la Vendée, photographié des maisons, des paysages surtout, la mer, la mer, la mer … J'ai dansé sur la plage au levé du soleil et au coucher du soleil, je rêvais d'étoiles. Je portais des talons pour la première fois et je faisais les magasins avec ma collègue. J'écrivais toujours, un peu moins mais je pensais à un récit. Peut être reprendre mon blog, ou bien l'oublier. Je me suis inscrite sur Myspace …

 

J'ai rencontré Aurélien. Un jour de grisaille, c'était à Paris. Il faisait froid et nous étions un peu deux étrangers l'un à l'autre. C'était fou, c'était beau, c'était immense. Je me souviens m'être perdue dans mes pensées, dans ses yeux et puis la minute d'après, nous étions ailleurs … J'étais encore loin, à l'Est. C'est étrange de se retrouver dans une région que l'on a connu il y a quelques années. On y retrouve des villages et villes d'un jour ou de toujours puis on se dit que çà a bien changé, ou que çà a prit de l'âge. Comme on grandit, comme on s'étend sur la vie. Je me souviens des bras d'Aurélien, doux et réconfortant, de mes pensées à cet instant. Je me souviens lui avoir dis «  Je t'aime » et ne plus vouloir repartir. Je me dis que c'était hier. Le temps passe … les jours défilent mais il fait toujours aussi gris. Je pense à tout cela, à mon histoire. Je pense à un endroit que j'aime, à un arbre. Là où le silence dort. Je repense à la toile de mon grand-père, à ces touches de couleurs, à cette béatitude naissante et cette rivière qui coule, coule dans mes veines.

 

Publié dans Les mots

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Vide grenier du vieux Nancy

Publié le par Manu

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Il faisait beau aujourd'hui en Lorraine et avec Aurélien, nous en avons profiter pour aller faire le vide grenier du vieux Nancy qui aura lieux toutes les quinzaines environs. La brocante se déroulait dans le cadre fort sympathique de la vieille ville, entre la porte de la Craffe et la place Malval, non loin de la place Stanislas et du parc de la pépinière.

 

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La porte de la Craffe, monument du XIVème siècle

 

On a vu beaucoup de jolies choses, des antiquités pour la plupart mais çà valait le détours ... j'ai trouvé deux cartes postales anciennes de Vianden et de Dinant avec l'aide précieuse d'Aurélien. Je suis très contente d'être tombée sur ces cartes puisque nous avons visité ces deux villes l'an dernier et elles sont toutes deux ravissantes.

 

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Dinant, Belgique,  Collégiale, Citadelle et Hôtel de ville. Carte ayant voyagée le 11 juillet 1955.

 

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Vianden, le château. Carte ayant voyagée le 14 août 1936.

 

Et pour terminer cette belle journée enfin estivale, les beaux petits financiers d'Aurélien à la fleur d'oranger ...hum mais ils sont encore chauds !

 

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Publié dans C'est subjectif

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